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Des despotes et des Rois

L’amour est-il dans le pré comme les Lois dans la République ? D

Quelles lois pour la République lorrsque celle-ci se meurt ?

mardi 13 septembre 2011, par Picospin

Ce dialogue de sourds est devenu contagieux à force de le voir reproduit dans toutes les sphères de la vie publique et privée. Ces batailles entre accusations et défense sont devenues quotidiennes.

La force des Témoignages

Elles se sont enrichies récemment de témoignages plus ou moins probants où se sont engagés des témoins oculaires des faits et gestes dénoncés par des personnages sortis de l’ombre et de la lumière dans une alternance entre écrivains, magistrats, récitants venus de milieux aussi divers que le droit, les conseillers, les financiers et autres redresseurs de torts. Ce mélange de genres impliquant tantôt la magistrature, les politiques, les élus, finit par donner un gout nauséabond à la soupe populaire servie aux plus démunis moins de moyens de vie que de défense contre l’intrusion de lois, règlements ou arrêtés décrétés à l’encontre de ceux qu’on vient d’appeler les indignés et qui se répandent en Europe sinon dans le monde à la vitesse des épidémies contre lesquelles les efforts des nations sont moins spectaculaires et efficaces. Apparemment, laisser un bébé décharné sans soins entre les mains impuissantes de sa mère en pleurs indigne moins que la circulation physique de symboles financiers qui se promènent d’un coin à l’autre du monde, de l’Afrique à l’Europe en passant par des mains bien lavées donc propres à tous les échanges, même lorsque ceux-ci se négocient en espèces sonnantes et trébuchantes pour le bien d’autrui puisque ces ressources sont affectées à la nourriture de nobles sites politiques où se négocient les échanges entre services rendus par ordre maintenu et paix civile rendue pour la paix de tous.

Commerce sans factures

Ce commerce ne laisse aucune trace si l’on en croit les dénonciateurs mêmes de ce négoce qui se fait de la main à la main sinon par balles interposées ce qui rend encore plus propres les contrats enregistrés tout en facilitant les échanges entre peuplades, cultures et nations à la construction et au maintien desquelles ont contribué les partenaires de ces transactions et tractations délicates, subtiles et souterraines. Certains hommes politiques servent la République en majesté, avec honneur et dignité, probité et honnêteté. Combien sont-ils à se mettre ainsi à la disposition des autres pour le plaisir de servir ? D’autres se servent de l’Etat pour leur confort, leur plaisir et la maturation de leur ego. Faut-il leur refuser ce bonheur sous prétexte qu’ils se servent plus qu’ils ne servent ? Faut-il même les autoriser à exiger, plus que la vertu, une obéissance extrême ? Dans cette conjoncture, il ne sert de rien d’opposer les sentiments naturels, le respect pour un père, pour ses enfants et ses femmes, les lois de l’honneur, l’état de sa santé. On a reçu l’ordre ce qui suffit. Voilà ce qu’affirme Montesquieu qui poursuit : « en Perse, lorsque le roi a condamné quelqu’un, on ne peut ni lui en parler ni demander sa grâce. S’il était ivre ou hors de sens, il faudrait que l’arrêt s’exécutât tut de même sans cela il se contredirait et la Loi ne peut se contredire.

Contradictions de lois ?

Cette manière de penser a été de tout temps à l’instar de l’ordre que donna Assuérus d’exterminer les Juifs qui ne put être révoqué ce qui incita à prendre le parti de leur donner la permission de se défendre ». Un gouvernement modéré peut relâcher ses ressorts car il a l’habitude de ses maintenir par ses lois et sa force. Si le prince cesse de lever le bras, quand il ne peut anéantir ceux qui occupent les premières places, tout est perdu car le ressort pour gouverner est la crainte qui, en cas de disparition lève en même temps toute forme de protection. Le peuple doit être jugé par les lois et les grands par la volonté du prince. Les cruautés de Domitien effrayèrent les gouverneurs au point que le peuple se rétablit sous son règne. Le torrent qui ravage la plaine d’un coté laisse de l’autre les campagnes verdoyantes où l’œil peut voir de loin quelques prairies. Est-ce ainsi que l’on peint l’amour est dans le pré ?