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Négociations et bonne chère...

L’art de la table

De l’art de mettre la table et sur la table...

vendredi 20 février 2009, par Picospin

La table comporte une face supérieure et un plan inférieur. La première sert de plateau pour y installer des couverts, des assiettes, des plats ou bien des archives, des documents sinon des dossiers, il est vrai de plus en remplacés par les fichiers électroniques que contiennent, manipulent, stockent les ordinateurs. La face inférieure du plateau d’une table est cachée aux regards à moins qu’il ne s’agisse de ceux de personnes de petite taille comme peuvent l’être certains adultes à classer parmi les nains ou les enfants en bas âge.

Dessous de table

Ces deux catégories sont autorisées à regarder ce qui se passe au-dessous du plan de la table, terme qui vient du latin tabula (« planche, planchette »). Des divers usages de cette planche originelle (meuble, partie plane de certains objets, tablette pour écrire) sont issus les différents sens actuels le premier et le plus usité étant celui qui concerne un meuble composé d’un plateau posé sur un ou plusieurs pieds et qui sert à poser des couverts, des plats, des mets succulents, ou, pour de tous autres usages des dossiers, des documents, des actes officiels. Ces supports en papier ont progressivement cédé la place à des articles ou produits issus de la microinformatique qui est devenue le support préféré des responsables et dignitaires des Hautes Autorités de l’état, des affaires, des institutions ou des juridictions. Un nouveau jeu a vu le jour ces jours-ci, à l’acmé de la crise, celui de jouer à un jeu proche du poker qui consiste à aligner des sommes d’argent virtuelles, que personne ne possède mais que l’on affirme mettre sur la table des négociations pour calmer les esprits, diminuer les tensions, aplanir les difficultés, huiler les rouages et finalement détendre la situation au point d’en rendre les motifs dérisoires sinon inexistants.

Crise réelle ou simulée ?

Cette crise, qui n’en est peut-être pas une réellement pour tout le monde, constitue une occasion unique pour tous les intervenants, d’où qu’ils viennent, de faire entendre leur voix, de se prêter au jeu subtil des négociations et de faire monter en première ligne le Président de la République qui est convaincu de l’importance de son rôle de capitaine, de responsable, d’homme protée indispensable pour colmater les brèches, pour saupoudrer de garanties financières ceux qui ont besoin de réassurances et d’encourager le peuple à résister, à se battre, à travailler dur pour ne pas sombrer dans la déliquescence économique et la perte de tous les repères éthiques. Peut-être perd-il dans cette énorme dépense d’énergie pour maintenir le cap, ses propres repères quand il affirme dans un même discours que nous sommes au milieu de la crise, (ce qui serait plutôt une bonne nouvelle) mais qu’en même temps on ne sait quand elle se terminera – ce qui constitue une déclaration moins optimiste – et quelque peu contradictoire avec la première.

Contradictions

Les contradictions ne sont pas nécessairement illogiques ou irrationnelles lorsqu’elles surviennent dans un contexte aussi tendu, des attentes aussi indécises et un avenir aussi incertain que celui d’une crise financière mondiale qui aurait été imprévisible même par les économistes les plus distingués, les mathématiciens les plus savants et les philosophes les plus érudits et les plus avertis. Après tout, cet événement qu’on appelle du terme courant et facile de crise, n’est-il que le révélateur d’une situation qui devait évoluer vers la catastrophe ou une issue aussi terrifiante si l’on y ajoute le changement climatique, phénomène dont l’importance n’a échappé à personne ou tout au moins n’a fait qu’effleurer les esprits les plus optimistes qui espèrent toujours, contre toute réalité, que ses effets seront limités, de courte durée, sinon réversibles à conditions de prendre rapidement les mesures nécessaires à en endiguer les conséquences. C’est bien à ce moment qu’il convient d’évoquer le principe responsabilité décrit par un des héritiers spirituels de Heidegger, on veut parler de Hans Jonas qui avait comme frères et soeurs d’esprit et non de lait des personnages aussi doués et célèbres que Hannah Arendt, Karl Jaspers ou Günther Anders auquel incomba la destinée de devenir le compagnon de la première.

Espérance et responsabilité

Dans un entourage aussi riche, diversifié et cultivé, il devenait aisé pour Jonas d’écrire que « au principe espérance, nous opposons le principe responsabilité et non le principe crainte." Cette dernière s’articule avec la responsabilité et l’espérance mais sous le masque d’un visage moins attrayant car, bien que jouissant d’une mauvaise réputation morale et psychologique, elle est nécessaire aujourd’hui à la bonne marche des affaires humaines ce qui oblige à la défendre pour éviter qu’elle ne soit méprisée comme une faiblesse des pusillanimes et des peureux. La peur, qui fait partie intégrante de la responsabilité, invite à agir et ne déconseille pas de le faire. La responsabilité est la sollicitude, reconnue comme une assignation par être envers un autre être de transformer sa vulnérabilité en crainte. La peur devient ainsi la première obligation d’une éthique de la responsabilité historique. Crainte et espérance doivent dès lors cheminer ensemble pour élaborer une peur raisonnée qui se dirigera à grands pas non vers l’anxiété mais vers l’angoisse, non pour soi-même mais pour l’autre.

Questionnement éthique :

1. Les gouvernants actuels semblent avoir compris que le traité d’armistice ou de paix est toujours préférable à l’effusion de sang. Est-ce qu’en toute occasion, la négociation est préférable à la déclaration de guerre ?

2. Quel est le poids de la responsabilité placé sur les épaules des négociateurs quand ils savent que la survie peut être préservée, la nourriture épargnée, les revenus maintenus et l’éducation assurée au prix de quelques compromis ?

3. Est-ce que les replâtrages et les saupoudrages préconisés par le gouvernement sont de nature à assurer la paix civile en toutes circonstances et partout en attendant des solutions plus durables attendues par la résolution de la crise ?

4. Est-il vrai que la crainte ou l’appréhension autant que l’angoisse sont susceptibles d’être liés à la responsabilité et la stimulent ?

Messages

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