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Guignols de l’info revisités ?

L’aventure de Wikileaks

De grands moyens pour de petits profits ?

mercredi 1er décembre 2010, par Picospin

Cette déclaration, pour bruyante qu’elle fut est sans doute disproportionnée même si personne ne peut dire encore actuellement jusqu’à quel point peuvent s’étirer les conséquences de la perte de certains secrets, propres à troubler les esprits et à enflammer le monde.

Des fuites

Les rapports publiés par les grands quotidiens frappent les esprits les plus équilibrés bien que certains d’entre eux aient suffisamment d’expérience, de recul, de jugement et de distance pour ne pas se laisser impressionner par ce déluge de révélations. Au moins une chose est rassurante pour certaines personnalités politiques européennes et américaines, françaises pour ne pas les nommer, c’est l’assurance donnée à plusieurs reprises dans les documents publiés – même s’ils tiennent du recel – comme n’a pas manqué de l’affirmer un ancien premier ministre de la République lorsqu’il s’est aperçu que des écrits ayant été acquis illégalement, peut-être même par vol, ont été transmis à des journaux à titre gratuit mais plus probablement contre payement ce qui en effet tient du délit de recel, pour peu que l’on veuille définir ce terme sous son aspect juridique dans le droit commun. On apprend donc « qu’au premier rang des révélations gênantes pour la diplomatie américaine, dirigée par Hillary Clinton, se glisse une description peu tendre de Nicolas Sarkozy.

Manque de tendresse

Le président français est jugé « susceptible » et « autoritaire ». C’est un « empereur nu » dont la diplomatie américaine souligne la dureté envers ses collaborateurs. » L’Élysée a fait savoir lundi qu’elle ne « réagirait pas » sur le sujet. Si certains de ces mémos révèlent les positions défendues par Paris sur des sujets sensibles, d’autres, à l’inverse, montrent comment la France et son dirigeant sont perçus par Washington. La diplomatie française a toutefois refusé, lundi, de confirmer les propos attribués à certains de ses responsables. Les Etats-Unis ne voient pas non plus d’un très bon œil le projet de vente de navires de guerre Mistral par Paris à la Russie. Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates aurait expliqué à son homologue de l’époque Hervé Morin qu’une telle vente « enverrait un mauvais message à la Russie et à nos alliés en Europe centrale et orientale ». Ces derniers « se méfient toujours beaucoup de la Russie et ne savent pas jusqu’où ils peuvent faire confiance à l’Occident », rappelait-il, soulignant « que la démocratie russe a disparu et que le gouvernement était une oligarchie dirigée par les services de sécurité ».

Fermeté

En retour, la France se distingue par la fermeté de sa position sur l’Iran, qualifié « d’Etat fasciste » par Jean-David Lévitte, le conseiller diplomatique du président de la République. « Le régime iranien actuel est dans les faits un Etat fasciste et le temps est venu de décider des prochaines étapes », aurait-il déclaré lors d’une discussion avec le sous-secrétaire d’Etat américain Philip Gordon sur le durcissement des sanctions contre Téhéran, soupçonné de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Le conseiller de Nicolas Sarkozy a aussi affirmé que la réponse iranienne aux ouvertures du président américain Barack Obama était « une farce ». Barack Obama avait essayé de tendre la main en mars 2009 aux autorités iraniennes dans un message aux dirigeants et au peuple iraniens. « Le régime iranien doit comprendre qu’il sera davantage menacé par les difficultés économiques et les désordres sociaux qui suivront que par une négociation avec les Occidentaux », déclarait Jean-David Lévitte, selon ce mémo américain. Autre commentaire mis en exergue par les journaux, la sortie assassine de Jean-David Lévitte sur Hugo Chavez. « Lévitte a fait observer que le président vénézuélien Hugo Chavez est ‘fou’ et a dit que même le Brésil ne pouvait plus le soutenir », indique un mémo résumant une discussion entre le conseiller français et Philip Gordon le 16 septembre 2009.

Quel travail...

« Malheureusement, Chavez prend l’un des pays les plus riches d’Amérique latine et il en fait un autre Zimbabwe », aurait encore dit le diplomate français selon le document publié par le Guardian. « Nous ne confirmons aucun des propos attribués à des autorités et des diplomates français dans ces documents », a réagi le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero, au cours d’un point presse. « Nous déplorons vivement la divulgation délibérée et irresponsable par le site Wikileaks de correspondances diplomatiques américaines », a-t-il poursuivi, jugeant que la « divulgation de documents classifiés du Département d’État constitue une atteinte à la souveraineté des États et au secret de leur correspondance ». Face à la controverse provoquée par la publication de ces documents censés rester confidentiels, Paris a affiché lundi son soutien à Washington. « Nous sommes très solidaires de l’administration américaine », a déclaré François Baroin, le porte-parole du gouvernement, fustigeant « ce qui est une menace » contre « l’autorité et la souveraineté démocratique ».

D’autres sites

Selon le ministre, s’il y avait un tel site en France qui révélait des secrets d’Etat, « il faudrait être intraitable », le « poursuivre ». « La protection des Etats, c’est quelque chose de sérieux, c’est la protection des hommes, des femmes, des citoyens » qui est en jeu. Selon François Baroin, les autorités américaines avaient informé le gouvernement français de ces publications. Les jugements de certains politiques américains sur les responsables d’autres pays n’est pas sans intérêt si l’on passe en revue les dirigeants des nations les plus engagées dans la politique, les finances et les échanges économiques. C’est ainsi que Nicolas Sarkozy est jugé « susceptible et autoritaire » par l’ambassade des Etats-Unis, qui souligne les manières abruptes qu’adopte selon elle le dirigeant français avec ses collaborateurs. Silvio Berlusconi est décrit par un diplomate américain de haut rang comme « irresponsable, imbu de lui-même et inefficace en tant que dirigeant européen moderne ». Un autre câble le décrit comme « faible physiquement et politiquement » et affirme que ses habitudes de faire la fête jusqu’au bout de la nuit l’empêchent de récupérer. Angela Merkel aurait pour sa part « peur du risque » et manquerait « d’imagination ». Le président afghan Hamid Karzaï est qualifié « d’extrêmement faible » et enclin à se laisser convaincre par des théories du complot.

En Libye

Mouammar Kadhafi « dépend presque obsessivement d’un petit noyau dur d’hommes de confiance » et ne saurait voyager sans une infirmière ukrainienne à la poitrine avantageuse. Le dirigeant a aussi peur de survoler l’eau et de se rendre dans les étages d’un immeuble. Dmitri Medvedev est « le Robin du Batman joué par Poutine », selon l’ambassade des Etats-Unis à Moscou, faisant allusion au jeune comparse du héros de bande dessinée, pour souligner que c’est en fait le premier ministre, Vladimir Poutine, qui détient le pouvoir en Russie. L’Iran a acquis auprès de la Corée du Nord des missiles pouvant atteindre l’Europe de l’Ouest. En décembre 2009, Israël pousse les États-Unis à la fermeté contre le programme nucléaire de l’Iran, affirmant que la stratégie de la « main tendue » à Téhéran « ne marchera pas ». Tout aussi pugnaces sont les voisins arabes de l’Iran. Le roi Abdallah d’Arabie saoudite conseille à Washington de « couper la tête du serpent ». Un autre prince du Golfe estime que « le danger de laisser se poursuivre le programme nucléaire iranien est supérieur à celui de le stopper. » Washington a découvert que, lors d’une visite dans les Émirats, le vice-président afghan transportait 52 millions de dollars en liquide, dont « l’origine et la destination » restent inconnues. Des donateurs saoudiens restent les principaux soutiens financiers des groupes extrémistes sunnites comme al-Qaida. Un diplomate américain signifie à la Slovénie qu’elle doit accueillir un détenu de Guantanamo pour obtenir une rencontre avec Barack Obama.

Prière d’espionner

Les diplomates américains en poste aux Nations unies à New York sont priés d’espionner leurs collègues, y compris les représentants de pays alliés, afin d’obtenir « toute information biographique et biométrique », leurs « empreintes digitales, photographies faciales, ADN et scanners de l’iris », sans oublier les numéros de leurs cartes de crédit, mots de passe Internet et tout autre détail privé qu’ils pourraient obtenir. Le piratage depuis la Chine. Le politburo du Parti du peuple a ordonné une opération concertée de piratage informatique menée par ses fonctionnaires, des sociétés privées et des délinquants recrutés par ses soins. Depuis 2002, ils ont infiltré les ordinateurs du gouvernement américain et d’autres pays occidentaux, ainsi que ceux de Google en janvier dernier.

Nous sommes à Noël

Les cadeaux entre l’Italie et la Russie. En 2009, les diplomates américains en poste à Rome décrivent les relations extrêmement étroites entre le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, et le premier ministre russe, Vladimir Poutine, incluant des « cadeaux somptueux », des contrats juteux et un(e) « intermédiaire de l’ombre ». Un véritable tour du monde diplomatique est ainsi présenté aux lecteurs avides de certains journaux qui ne sont pas spécialement connus pour les petites histoires intimes qu’ils ont l’habitude de révéler. Ici, une barrière vient d’être franchie qui risque de laisser des traces dans l’histoire du journalisme, du reportage et du dévergondage. Ce mélange explosif ressemble bien aux bombes à fragmentation jetées par des avions volant à haute altitude sur de pauvres soldats ou civils désarmés. Elles tombent au hasard, blessent ou tuent selon les projectiles déterminés par un autre hasard. On disait que le vie n’a pas de sens et qu’au mieux il fallait lui en donner un. Faut-il aussi donner une sens à la petitesse des révélations qui tombent de haut mais touchent bien trop bas pour être estimables.

Messages

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