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Précocité des saisons

L’été est chaud, l’improvisation aussi

Le monde bouge, comme les plaques tectoniques

dimanche 8 mai 2011, par Picospin

Manifestement, elles ne devaient pas avoir été assez larges pour permettre à temps de richesses et de connaissances de se jeter au sol quitte à déséquilibrer l’entendement de savants chargés d’indiquer à la plèbe à quel moment et en quels lieux elle pourra partir en vacances.

Préoccupations essentielles

Cette prévision reste la préoccupation générale et majeure en France qui se targue de mener une vie saine et équilibrée malgré la consommation effrénée de composés galéniques que doit recevoir leur tube digestif pour permettre à leur corps entamé de rester debout. La sécheresse s’abat sur des continents pendant que d’autres reçoivent des quantités excessives d’eau, plongeant dans l’humidité et les inondations des pans entiers de terres devenus impropres à la culture. Cette activité intense d’humidification n’empêche pas d’autres contrées de se disloquer à l’exemple de celle du Japon. Ce pays moderne, à peine rééquilibré par un travail intense ayant impliqué toute sa population a tellement cru en son étoile qu’il a fait fi de la prudence la plus élémentaire pour construire en bord de mer, comme pour baigneurs impénitents, des centrales nucléaires propres à alimenter en électricité des villages de papier prêts à s’effondrer sous le moindre choc et la moindre trémulation.

Fragilité

Cette fragilité apparente contraste avec l’ingéniosité avec laquelle ont été édifiées les tours spectaculaires conçues à Tokyo. Leur solidité, la technologie utilisée pour les élever dans un ciel en lequel les habitants ne croient guère font l’admiration des architectes, bâtisseurs et autres sous-traitants ébahis par la solidité des édifices, l’équilibre impeccable des fondations. Elles sont capables d’encaisser des oscillations d’une extrême ampleur. De la sorte, on se croirait en la capitale du Japon dans un quelconque cirque flottant qui vous enverrait d’un côté à l’autre de notre chère planète sans coups férir. On pourrait s’imaginer que cet équilibre devenu stable grâce à l’imagination et au travail de l’homme est à mettre au compte d’un doux empereur qui a cessé d’envoyer ses avions sur des flottes militaires désarmées pour ne plus se consacrer qu’au développement de la fabrication de voitures devenues les premières du monde plus par le travail et l’activité déchainée des salariés que par l’imagination débridée des ingénieurs.

Rivalités

Récemment rapetissé en raison de la prise de surface considérable de son nouveau rival, la Chine, ce nain politique est condamné à se battre à poings nus pour ne pas se laisser distancer par une économie en pleine ascension, capable de faire trembler le géant oncle Sam lui-même un peu érodé par les transformations d’une finance et d’enjeux gigantesques. Ils effraient les plus humbles, sollicitent les nerfs des plus modestes tenaillés par le risque quotidien de se voir « déporté » à l’autre extrémité de la terre pour y accomplir en moins de temps et pour moins d’argent ce qu’ils avaient l’habitude de faire chez eux, bien au chaud et douillettement installés dans leur habitat. Ainsi va le monde que d’aucuns veulent améliorer au nom d’une éthique du bonheur, à portée de main pour les uns, inaccessible à d’autres. La tension est ressentie par tous même si elle est vécue différemment selon les méridiens où elle s’exerce. Pendant ce temps, n’est-il pas temps et raisonnable de se demander comment il se fait qu’un candidat écologique à la Présidence de la République française n’ait pas la moindre notion des risques encourus par l’ère atomique, par les manipulations des photons et l’entrée dans la fabrication de la lumière, de centrales nucléaires dangereuses.

Faillites et catastrophes

L’illustration vient d’en être donnée par la série des failles et catastrophes survenues sur les côtes japonaises menacées par des irradiations possiblement mortelles et imprévues par les états-majors sophistiqués des ingénieurs atomiques dépassés par la violence de phénomène naturels et l’imprécision des mesures préventives. Comment peut-on autoriser les rêveries d’un promeneur solitaire en ULM à se transformer en une réalité mêlée de mythologie où se côtoient exploration de l’univers, campagne politique sans avoir la moindre notion de l’industrialisation du nucléaire, de ses déchets, de ses risques et du chemin chaotique et plein d’embûches sur lequel elle devra se placer sans sortir des rails de sécurité indispensables à la conduite d’un tel engin. Une gageure ? Pire une faute catastrophique…A l’arrivée des vols, une voiture de course attendait un voyageur venu d’un autre continent qui lui aussi visait à conquérir un certain pouvoir. Déjà, les spectateurs de cet événement s’interrogeaient sur les raisons de la présence incongrue de cet objet de luxe. Aux dernières nouvelles, on apprend que l’oracle s’est décidé à parler, à invoquer les dieux du ballon rond pour qu’ils remettent les choses en l’état et conservent l’autorité de ceux missionnés officiellement pour cette tâche. Est-ce d’un gourou dont on a besoin ou de compétences dans le maniement de la géométrie des sphères ?

Questionnement éthique :

1. Est-ce que la justice ne représente que le bon fonctionnement de chaque partie de la société ?

2. Est-elle moins une égalité qu’une harmonie où chacun se doit d’agir dans l’intérêt de tous ?

3. D’après la théorie de la justice de Rawls, est-il vrai que les moins favorisés doivent être compensés par le plus grand nombre d’avantages ?

4. Est-ce que cette théorie risque d’apporter la médiocrité à la société ?