Une attention rigoureuse
Est-ce que les discussions et le fonctionnement du Sénat méritent une telle attention de la part de ceux qui sont censés surveiller la moralité de cette chambre ? Y-a-t-il des raisons particulières pour qu’elle soit la première ou une des premières à mériter les faveurs d’une surveillance exceptionnelle ? On pensait jusqu’ici qu’une chambre aussi sage, composée de personnes ayant derrière eux une carrière déjà bien remplie ne méritait pas autant de sollicitude mais qu’au contraire les dossiers qui lui étaient confiés étaient traités avec grande attention, faisait l’objet d’une analyse et d’un discernement de haute qualité par des représentants de la nation experts en droit, finances, fonctionnement des rouages administratifs, voire relations commerciales et intégrité professionnelle.
Beaucoup d’avis
Le socialiste devra rendre des avis sur toute question éthique concernant les conditions d’exercice du mandat des sénateurs. Le comité de déontologie parlementaire du Sénat a élu mercredi 27 janvier à sa présidence le sénateur PS et ancien ministre Robert Badinter, a annoncé le Sénat dans un communiqué. Le président UMP du Sénat, Gérard Larcher, a indiqué lors de la réunion constitutive de ce comité que Robert Badinter serait appelé à rendre des avis sur toute question éthique concernant les conditions d’exercice du mandat des sénateurs et le fonctionnement du Sénat qui lui serait soumise par le Bureau du Sénat ou son Président", ajoute le communiqué. Ce comité, qui comprend un sénateur par groupe politique, est composé de Josselin de Rohan (UMP), Robert Badinter (socialiste), Jean-Léonce Dupont (Union centriste), Nicole Borvo Cohen-Seat (CRC-SPG) et Michel Charasse (RDSE).
Pourquoi commencer par le Sénat ?
On peut continuer à s’interroger sur les raisons d’une telle nomination. Est-elle intervenue par nécessité à un moment où l’Etat est secoué par des conflits internes qui mettent en jeu la qualité la plus intime des rouages de l’Etat ? Beaucoup ne manqueront pas de se demander pour quelle raison cette chambre, plus qu’un autre a été l’objet de la sollicitude particulière des corps de la République ou d’autres organisations étatiques ? Ou bien s’agit-il d’un nouveau projet venu d’ailleurs qui aurait pour objectif de renforcer le contrôle d’un « SURMOI » particulièrement sourcilleux en raison de dérives antérieures dûment constatées et dont on craint la multiplication, l’extension ou la diffusion au sein de corps menacés plus particulièrement de gangrène parce que fonctionnant en situation anaérobie, c’est-à-dire sans beaucoup d’aération, de renouvellement d’oxygène pour permettre au corps d’être mis en marche, en activité prolongée, sans être asphyxié par un empoisonnement chronique, à peine détectable mais susceptible à longue échéance d’endommager définitivement les structures de la machine.
Pour une meilleure situation
Peut-être quelqu’un ou plusieurs se sont-ils aperçus avec angoisse, sinon panique, qu’une situation déjà difficile, pleine d’embûches devait être redressée sous peine d’être soignée comme un patient en situation grave entrant dans un Hôpital déjà rempli à ras bord dans lequel attendent dans le service d’urgence d’autres patients transportés par SAMU dans l’attente d’un examen médical comportant comme pour l’entrée dans les avions un scanner indiscret laissant les candidats passagers dans leur nudité originelle.
Questionnement éthique :
