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Questions qui fachent

L’éthique revisitée : Première partie

Où s’arrêter ?

lundi 23 janvier 2012, par Picospin

Il s’agit en conséquence, d’un système explicite et argumenté de valeurs qui induisent des comportements ou des pratiques sociales. Il y a donc des éthiques universelles (droit de l’homme) ou des éthiques propres à une culture. L’éthique peut être conçue comme un code, qui tend à reproduire des rôles dans la vie sociale. Les prescriptions et les valeurs qui les informent, ont tendance à être pris pour acquis, faisant ainsi autorité, et applicables dans un large éventail de contextes ; et si l’éthique est pensée, associée à un processus pour étudier et évaluer un système de valeurs, elle implique de chercher des principes pour guider le comportement moral et les évaluer.

Il faut identifier les valeurs, parfois contestables, qui circulent au sein d’une communauté. L’organisation des valeurs entre elles, sous forme de système, correspond à une éthique ; celle-ci donne sens et cohérence aux valeurs qui s’y rattachent. Une valeur comme la démocratie ou le développement durable ne prend son sens qu’en fonction du champ éthique dans lequel elle s’inscrit. Parmi les valeurs fondamentales, on retrouve souvent celles qui correspondent à des buts à atteindre comme l’équilibre écologique et celles d’ordre instrumental destinées à l’atteinte de buts comme la responsabilité. Il y a également les valeurs abstraites comme la solidarité, celles correspondant à des objets, et encore celles qui sont intrinsèques à l’instar de la nature ou du patrimoine architectural. Une valeur est une croyance durable, un mode spécifique de conduite ou d’état final d’existence, qui est personnellement ou socialement préférable à un autre mode de comportement ou un le choix d’un but de l’existence opposé ou convergent. Un système de valeurs est une organisation durable de croyances concernant les modes souhaitables de conduite et les conceptions de l’existence. Traditionnellement, le concept de valeur est utilisé de deux manières distinctes selon qu’il est question de la valeur que possèdent les objets, ou qu’il s’agit de celles que possèdent les personnes. Les valeurs qui diffèrent des attitudes et d’autres concepts tels que les besoins, les normes, les intérêts sont moins nombreuses que ces dernières, et dépassent les conceptions spécifiques d’attitudes d’objets et de situations dynamiquement plus proches des besoins des personnes identifiées comme individus. Il est inutile de s’attacher à déterminer une liste établie et cohérente de valeurs, puisque dans toute situation, dès qu’il faut prendre une décision, l’individu est aux prises avec des valeurs contradictoires. Mais elles se définissent comme un point de vue à partir duquel l’individu évalue les actions sociales, les comportements, voire les opinions.

Étymologiquement, les mots « éthique », d’origine grecque et morale, d’origine latine, renvoient aux mœurs, à l’analyse des mœurs, aux réflexions sur la conduite humaine. Le mot déontologie (du grec : deon-deonlos) désigne lui aussi des règles, devoirs et obligations. Les trois mots renvoient au comportement, à l’action humaine, à la prise de décision. Ils concernent ce qu’il faut faire, ce qui doit être fait (le devoir, les valeurs), par opposition à ce qui se fait (les mœurs). L’éthique est un terme souvent confondu avec son synonyme supposé, « la science morale », le « lieu de vie, l’habitude ou les mœurs. Il se réfère aussi à la morale et se rattache à la discipline de la philosophie pratique de l’action et à des règles à utiliser dans un milieu naturel et humain. Elle se donne pour but d’indiquer comment les êtres humains doivent se comporter, agir et être, entre eux et envers ce qui les entoure. Les différentes formes d’éthique se distinguent par leur degré de généralité comme l’éthique appliquée qui ne possède pas le degré de généralité de l’éthique générale. Elles se distinguent aussi par leur objet comme le fait la bioéthique, l’éthique de l’environnement, celle des affaires ou de l’informatique, ou par leur fondement culturel tel que l’habitat, la religion, la tradition propre à un pays, à un groupe social ou un système idéologique). Dans tous les cas, l’éthique vise à répondre à la question « Comment agir au mieux ? Que veux-je faire, Que puis-je faire, Que dois-je faire ? ». L’éthique, prise dans son sens général se propose d’établir les critères pour agir librement dans une situation pratique donnée et aider à choisir le comportement optimal et approprié dans le respect de soi-même et d’autrui. La finalité de l’éthique serait d’acquérir les connaissances nécessaires et suffisantes pour agir en accord avec sa conscience dans la perspective et l’objectif de mener à bien une action sociétale responsable. Elle constitue une discipline qui travaille dans le cadre des bases utiles pour son application dans l’éthique appliquée, l’éthique individuelle, l’éthique sociétale et toutes celles qui s’inscrivent dans la réflexion préalable aux applications des éthiques spécialisées qui se confrontent aux problèmes normatifs de chacun des domaines envisagés. Dans un sens « ordinaire », le terme éthique est synonyme de morale et désigne une pratique ayant pour objectif de déterminer une manière conforme de vivre dans un habitat, un environnement correspondant aux fins et aux rôles de la vie de l’être humain. Dans cette direction, la recherche du bonheur ou de la vertu ont été souvent proposés pour être développés en tant qu’instruments, moyens, sinon finalités recherchés par l’homme. C’est le cas de la téléologie qui s’occupe des buts et finalités de la décision puis de l’action, car toute réflexion éthique se fonde sur les effets d’une action. Toute action ne peut être jugée bonne ou mauvaise qu’en raison de ses conséquences. Aristote développa une éthique téléologique du bonheur car pour lui « le bonheur est ce qui caractérise le bien-être parfait qui doit toujours être possédé pour soi et non pour une autre raison ». Elle donna notamment naissance à l’utilitarisme si cher aux milieux anglo-saxons. A côté de l’éthique ou placée à son antipode et souvent synonyme de morale, ce terme renferme un ensemble de règles relatives érigées en Bien et Mal. Elle se veut débarrassée des croyances superstitieuses et de ses condamnations moralisatrices « susceptibles d’être utilisées comme une arme contre les autres » comme l’affirme un héritier de la pensée de Spinoza. Une distinction courante consiste à entendre par « morale » l’ensemble des normes propres à un individu, à un groupe social ou à un peuple, à un moment précis de son histoire et à appeler éthique la recherche du bien par un raisonnement conscient. Actuellement, le terme « éthique » qualifie des réflexions théoriques sur la valeur, les conditions des pratiques et la critique de la moralité des actions. C’est ainsi qu’est apparue la notion de « Comité d’Ethique » au sein des institutions scientifiques, commerciales, hospitalières, financières et que leur création est de plus en plus souhaitée, voire exigée devant les dérives dans les actions réalisées par elles. L’éthique aurait donc ses fondements dans une décision rationnelle prise à partir d’un libre dialogue entre des individus conscients des savoirs et de cultures parfois riches de traditions et de codes idéologiques assimilés. Une autre distinction est proposée pour définir la morale comme un ensemble de devoirs définis comme impératifs catégoriques qui commandent de faire Le Bien posé comme valeur absolue, à l’instar du « tu ne tueras pas » érigée en commandement de portée universelle par Kant. L’éthique serait considérée comme la réalisation raisonnable de la tendance naturelle à chercher le bon comme valeur relative telle que la recherche de son bonheur, susceptible parfois de légitimer des actes médicaux pourtant considérés « immoraux » comme l’euthanasie, l’avortement, sinon le don d’organe. La morale descend en droite ligne d’une tradition historique et idéaliste d’origine kantienne qui distingue entre ce qui est et ce qui doit être, appelé pour cette raison la déontologie alors que l’éthique, plus moderne, fortement influencée par Spinoza, cherche seulement à améliorer la perception de la réalité par une attitude « raisonnable » dans la recherche du bonheur pour tous. Dans les actions réalisées par les hommes, on prend souvent en compte les conséquences des actes. Elles peuvent être considérées comme des critères possibles de notre comportement, ce qui attribue à ce type de morale, une forme normative. Ici, une conduite est morale si les conséquences d’un acte sont plus bénéfiques que défavorables. La moralité d’une conduite est plus évaluée sur la base de ce qui est observable, que sur l’intention qui a un caractère privé et difficile à appréhender.
Le conséquentialisme se conjugue peuvent être distingués, en fonction du critère choisi pour déterminer ce qui est bénéfique et ce qui est plus nuisible qu’utile comme l’altruisme, l’égoïsme et l’utilitarisme.

Valeurs

Le droit se distingue de la morale et de l’éthique par son renoncement à définir la valeur des actes, le bien/mal, le bon ou le mauvais mais sa mise en exergue de ce qui est permis et défendu par les pouvoirs d’une culture, dans une société humaine. Dans ce cadre s’inscrit la déontologie qui traite des obligations que les professionnels s’engagent à respecter pour garantir une pratique conforme au code d’éthique de la profession. L’éthique qui est inséparable de l’histoire et de la philosophie, au point de la confondre avec la philosophie morale, sinon la religion est devenue indissociable de la science. Elle est intimement liée à la méta-éthique quand elle cherche à analyser la nature des énoncés, des normes et de ses propres procédés ce qui lui permet d’accomplir un retour réflexif sur elle-même. Un domaine qui se rapproche actuellement au plus près de la politique est plus la philosophie politique. Il y est traditionnel de considérer la gouvernance de la cité comme un cadre naturel et comme un prolongement des commandements éthiques. Les domaines de l’environnement contribuent aussi pour leur part au développement de l’éthique dans la mesure où la théorie de l’action s’intéresse à certains problèmes fondamentaux appartenant à l’éthique comme le jugement de la responsabilité de l’agent, de l’intentionnalité d’une action ou de la définition de ce qui est nommé un agent. L’éthique est loin d’être restée figée dans son même éventail d’intérêts. Au contraire, elle a connu de nombreuses et importantes transformations au cours de son histoire qui ont été marquées par des périodes fastes comme celle de l’Antiquité dominée par le concept de « vertu » aussi bien chez Socrate que chez Platon, Aristote, les Stoïciens et Épicure. Ainsi, l’homme bon est celui qui réalise bien sa fonction, son télos. Il s’agissait de réaliser pleinement la nature et particulièrement la part de celle qui constitue la nature humaine, afin d’atteindre le bonheur. Le Moyen Âge fit fond non seulement sur l´éthique antique, celle de Platon et d’Aristote, mais aussi sur la tradition biblique. C’est Descartes qui le premier prit nettement ses distances avec l’éthique antique, qu’il jugeait trop « spéculative ». S’appuyant sur une nouvelle métaphysique, il fonde une morale dans un sens plus individuel. Le développement de l´éthique moderne se poursuit avec Kant et l’éthique déontologique qui n’est autre qu’une réflexion critique sur les conditions de possibilité d’exercer la morale lorsqu’elle met l’accent sur le devoir. Notre époque voit le développement de l´éthique appliquée lorsqu’elle se rapproche des préoccupations environnementales et sociales, des activités professionnelles et de la gouvernance, laissant une large place à la déontologie lorsqu’elle est chargée d’établir des codes de comportements. Les morales du devoir fondent le caractère moral de nos actions par le concept d’obligation qui se conçoit indépendamment de toute conséquence qui pourrait résulter de nos actions. Il s’agit d’un ensemble de règles appliquées a priori et ayant le statut d’obligations morales telles que l’éthique de réciprocité. A titre d’exemple, l’impératif catégorique kantien stipule qu’on ne doit pas mentir pour éviter un meurtre, car l’obligation de dire la vérité est absolue et ne tolère aucune condition particulière. L’éthique des droits qui provient des droits de l’homme est une invention moderne attribuée originalement à Rousseau qui établit pour la première fois pour l’homme un ordre moral indépendant du cosmos ou de la nature. Dorénavant, l’homme ne se distingue plus comme étant un animal doté de la raison comme chez Aristote, mais comme un être ayant la liberté de s’arracher à la nature et d’instaurer une autre légalité que celle ressortissant à la nature, à laquelle appartient l’homme. Ce principe d’égalité est plus un droit juridique que naturel. L’éthique procédurale qui se réfère à John Rawls est fondée sur le pluralisme et le principe de différence. Comme on ne peut plus se baser sur une seule notion commune, le bien, il convient d’établir des règles afin d’admettre une généralité de différences. L’ordre social n’est pas fait pour établir et garantir des perspectives plus favorables pour les plus avantagés à moins que ceci ne soit à l’avantage des moins favorisés. Dans la procédure idéale, la décision atteinte n’est pas un compromis, marchandage entre des partenaires opposés luttant pour leurs propres intérêts. Le débat législatif doit être conçu moins comme un combat d’intérêts que comme un effort pour aboutir à une meilleure décision conformément aux principes de la justice. Jürgen Habermas considère qu’une solution à un conflit est légitime si et seulement si ceux qui sont concernés par ce conflit sont d’accord sur cette solution dans des conditions de paroles et de communication satisfaisantes. C’est pourquoi il est question d’éthique de la discussion ou de morale communicationnelle à travers une procédure qui rend la solution légitime ou illégitime ce qui est du ressort de la procédure. L’éthique, fait appel à des valeurs qui sont de l’ordre de l’Être et du Bien, qui indiquent des idéaux à poursuivre tels que l’autonomie, la vie et la santé, la justice, des principes qui donnent les grandes orientations à l’action, qui fixent des attitudes comme l’autodétermination, le respect de la vie, rendre à chacun son dû, des normes et des règles qui déterminent l’action, encadrent la décision tels que le consentement libre et éclairé, si respectueusement recommandé dans les informations transmises aux malades qui se livrent à une recherche scientifique. Elle s’intéresse aussi au respect des engagements pris par les responsables de procédures ou de protocoles de recherche en ce qui concerne le recours aux « moyens proportionnés » et au respect des contrats. Le mot « valeur », qui est le plus général et le plus dynamique est revêtu d’une évocation philosophique avant d’avoir une retombée éthique. Le mot principe désigne une orientation fondamentale, inspiratrice d’action, la règle évoque quelque chose de plus concret, plus proche de l’action tandis que le principe est indéterminé et admet des applications diverses. Les grands principes sont relativement peu nombreux et stables ; les règles peuvent être nombreuses et variables. On insiste actuellement sur la difficulté de présenter l’éthique selon trois points qui sont :
1. Son appartenance moins à un secteur séparé de la vie, mais à une dimension permanente de tout comportement. Des valeurs, en effet, sont mises en œuvre plus ou moins explicitement dans tous les comportements et toutes les décisions. Ainsi la pratique de la médecine, des soins aux malades, du travail social, du droit, implique inévitablement des choix éthiques ou de valeurs morales ;
2. L’utilisation d’un vocabulaire qui varie selon les auteurs. Les mots comportent, d’un milieu à l’autre, des connotations et des sens variés.
3. Le recours à une réflexion philosophique qui a donné naissance à une multitude de théories éthiques contradictoires.
Vertu

Très ancienne, l’éthique des vertus est née de la rencontre entre morale antique, notamment aristotélicienne et stoïcienne, et de la sagesse biblique. C’est au cours de la « patristique », première théologie chrétienne, puis dans la philosophie médiévale, notamment scolastique, qu’elle atteint son achèvement. Au XVIIIe siècle, les vertus prennent une place considérable dans l’imaginaire révolutionnaire. Un certain nombre de philosophes qui la reprennent à leur compte, comme par exemple en France André Comte-Sponville pensent qu’il ne faut pas comprendre la « vertu » au sens d’une dame habillée de noir et vitupérant contre les excès et les défauts, au nom d’une morale bien-pensante. La « vertu », du latin virtus s’apparente plus à la « virtuosité » des artistes. Elle mobilise un entraînement et un équilibre des contraires qui s’appuie sur la sagesse. Ce qui ne veut pas dire qu’il s’agisse de mortification ou d’ascétisme.
Il s’agit des 4 vertus cardinales « cardinales » que sont la « prudence », la « force » ou le « courage », la « justice » et la « tempérance ». Cette formulation définitive se produit au XIIIe siècle, sous l’influence des ordres chrétiens franciscains et dominicains.
• La prudence est la vertu principale : c’est elle qui guide la décision et qui la pèse, en fonction de la responsabilité, de la situation contextuelle, des conséquences. Elle n’est pas contraire au risque, contrairement à l’image qu’on peut s’en faire. Il est des décisions audacieuses qui sont des décisions de prudence.
• La force ou le "courage" est la capacité de tenir bon face à l’adversité. C’est aussi elle qui donne l’énergie pour se lancer dans des entreprises.
• La tempérance est la vertu qui canalise les dérèglements. Elle n’est pas opposition aux passions, mais modération des passions.
• La justice est la prise en considération du comportement avec autrui. Elle comporte une dimension économique, le sens du partage, une dimension sociale, le respect du droit et politique, légalité de tous. Mais elle possède aussi une fonction critique, quand l’apparente justice s’oppose à l’éthique.
La tradition chrétienne y a ajouté trois vertus dites « théologales » :
• La foi, qui est participation à la connaissance que Dieu a de lui-même.
• L’espérance, qui est la confiance dans l’achèvement de l’histoire dans une transformation et recréation du monde et des personnes, par delà la mort.
• La charité, qui est l’amour du prochain, à commencer par les plus petits et les laissés pour compte.
Aujourd’hui, la vertu est considérée comme une qualité qui pousse l’homme et la femme à aller jusqu’à l’excellence, au meilleur de soi.

Méta-éthique

La méta-éthique désigne l’analyse des concepts éthiques de base, de leurs présupposés épistémologiques et de leur signification, sous l’angle de la philosophie. Elle est « au-dessus » de l’éthique (meta en grec) car elle a pour objet non pas de poser des normes éthiques mais de les analyser. Elle s’intéresse à la nature des normes éthiques en tant que normes, à leurs fondements, à la structure des arguments éthiques, ou aux caractéristiques de ses propositions éthiques. La méta-éthique est en réalité aussi ancienne que l’éthique, même s’il est vrai que ce n’est que depuis le XXe siècle qu’elle est devenue une discipline indépendante qui se consacre particulièrement à son aspect linguistique. L’éthique appliquée est un terme générique pour désigner l’ensemble des questions éthiques relatives à un domaine de l’activité humaine comme le monde du travail, l’économie, les sciences, la gouvernance ou la culture.

Commerce équitable.

Les premières questions éthiques qui se posent en ce qui concerne la consommation de biens et de services relèvent de la provenance et de la confection des produits. La division internationale du travail et la rationalisation des couts de production poussés à leur extrême dans le cadre de la mondialisation ont mené à des situations condamnables d’un point de vue éthique où l’on trouve le travail d’enfants, la production de résidus contaminants, la vente de produits nocifs pour la santé et l’environnement, les conditions de travail précaires des salariés. Or, il est incontestable que l’acte d’achat d’un bien ou d’un service correspond à un soutien plus ou moins volontaire et plus ou moins conscient à une organisation, à une société commerciale ou un secteur industriel ainsi qu’à ses méthodes de production. S’interroger sur la provenance et la confection de ses achats peut donc s’inscrire dans une démarche éthique et humaniste. Cette approche trouve écho aujourd’hui avec le développement du commerce équitable. Les questions générales d’éthique dans la consommation s’appliquent également au choix des aliments, mais la question spécifique et récurrente dans ce domaine concerne l’exploitation animale c’est-à-dire l’exploitation de créatures sensibles et intelligentes pour satisfaire les besoins justifiés ou non des humains. Ainsi, au nom de l’éthique, se sont développés des mouvements de protection, de bien-être des animaux et plus spécifiquement des mouvements prônant le végétarisme, le veganisme ou l’antispécisme. Cette réflexion qui n’est pas nouvelle n’est pas nouvelle, été soutenue par des philosophes et penseurs comme Plutarque, Pythagore, Léonard de Vinci, Lamartine, Schopenhauer, Tolstoï, Einstein, ou Gandhi. Le fait que la majeure partie des aliments d’origine animale ne soient pas nécessaire à la santé humaine et les nombreuses constatations des ravages écologiques de l’élevage apportent de nouvelles dimensions à la réflexion éthique sur l’exploitation animale en général et sur la consommation de viande en particulier. Les premières questions éthiques qui se posent en ce qui concerne la consommation de biens et de services relèvent de la provenance et de la confection des produits. La division internationale du travail et la rationalisation des couts de production poussés à leur extrême dans le cadre de la mondialisation ont mené à des situations condamnables d’un point de vue éthique (travail d’enfants, production de résidus contaminants, vente de produits nocifs pour la santé et l’environnement, conditions de travail déplorables des employés, etc.). Or, il est incontestable que l’acte d’achat d’un bien ou d’un service correspond à un soutien plus ou moins volontaire et plus ou moins conscient à une organisation, à une société commerciale ou un secteur industriel ainsi que de ses méthodes de production. S’interroger sur la provenance et la confection de ses achats peut donc s’inscrire dans une démarche éthique et humaniste. Cette approche trouve écho aujourd’hui avec le développement du commerce équitable. Les questions générales d’éthique dans la consommation (mode de sélection, de production, traitement des employés, etc.) s’appliquent également au choix des aliments, mais la question spécifique et récurrente dans ce domaine concerne l’exploitation animale, c’est-à-dire l’exploitation de créatures sensibles et intelligentes pour satisfaire les besoins, justifiés ou pas, des humains. Au nom de l’éthique, se sont développés des mouvements de protection et de bien-être animal et plus spécifiquement des mouvements prônant le végétarisme, le veganisme ou l’antispécisme (terme popularisé par Peter Singer, auteur de l’article sur l’éthique de l’Encyclopædia Universalis). Cette réflexion n’est pas nouvelle, au long de son histoire la dimension éthique et non-violente du végétarisme a été soutenu par de très nombreux philosophes et penseurs comme Plutarque, Pythagore, Léonard de Vinci, Lamartine, Schopenhauer, Léon Tolstoï, Albert Einstein, ou Gandhi. Le fait que la majeure partie des aliments d’origine animale ne soient pas nécessaire à la santé humaine et les nombreuses constatations des ravages écologiques de l’élevage apportent de nouvelles dimensions à la réflexion éthique sur l’exploitation animale en général et sur la consommation de viande en particulier.

Messages

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