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De la déchetterie de Naples...

L’exemple d’un Condottiere

aux palais de Tiepolo

samedi 2 avril 2011, par Picospin

Voilà exactement la réponse que l’on attendait d’un homme de qualité, habitué à occuper de multiples fonctions et à donner son avis sur tout et sur rien même si sa spécialité – si l’on peut dire – est le commerce et l’artisanat.

Facebook ou la politique ?

Il a de nombreux amis au sein des équipes politiques actuellement au pouvoir, ne serait-ce que le vainqueur inattendu de la joute locale des Hauts de Seine, qui vient de battre l’épouse d’une personnalité fort influente de la région, au demeurant grand ami personnel du Président de la République et de son fils qu’il a couvé de sa protection, de son regard et de son affection depuis sa naissance. Donc, la réponse faite à la question posée sur l’importance d’une recherche de qualité dans « notre pays » n’est pas, contrairement à ce que l’on pouvait croire le bien du peuple, l’élévation de l’esprit, la réflexion sur les problèmes scientifiques, politiques, moraux éthiques posés à une société en difficulté parce que victime d’un « burn out » prolongé et intense comme le titre « Le Monde » mais la capacité à réagir à la concurrence en gagnant sur tous les terrains et en convoitant la première place parmi les nations les mieux armées pour mener ce combat difficile, parsemé d’obstacles mais si fructueux et porteur de récompenses. On ne sait pas lesquelles puisque cette énumération a été cachée dans la déclaration.

Compétition sportive : développer le biceps ou l’âme et le cerveau ?

On veut espérer qu’il ne s’agit pas d’une compétition sportive d’où certaines élites sortiraient épuisées, à bout de forces, exténuées pour avoir donné le meilleur d’elles-mêmes et auraient été tentées de se détourner d’un combat loyal au profit d’on ne sait quelle voie obscure et au détriment de la vertu. Ne s’éloigne-t-on pas du véritable objectif de ce que devrait être la recherche constante de l’amélioration des rapports humains, de l’entraide, du travail d’équipe, fut-il de dimension internationale, de la participation joyeuse à un objectif commun qui pourrait être au choix et ensemble celui d’un peu plus de bonheur, d’amitié, d’empathie, d’une réflexion commune visant à accéder au succès de projets élaborés en commun, au service de la communauté, de la nation sinon de l’ensemble des peuples vivant sur une planète décharnée, ébranlée, salie par les particules, les déchets, les immondices que plus personne ne veut ni n’ose ramasser de crainte d’en devenir malade à vie et jusqu’à la mort.

"Naples au baiser de feu"

Comme on l’a vu récemment à Naples sous les « bonnes actions » d’une mafia qui met son grain de sel dans l’entretien des déchetteries sur lesquelles sautent et dansent les enfants de l’immigration à renvoyer immédiatement en bateau vers leur site de naissance où ils seront livrés à la misère, à la famine, à la saleté laissant derrière eux une éducation qui ne viendra jamais et une chance de survie et d’ascension sociale à jamais perdue pendant que leur inspirateurs montre l’exemple d’une « belle vie » confortable, passée le plus souvent la nuit plus que le jour entre les draps brodés pour y caresser les mineures à peine sorties du bateau pour caresser en palais dorés la chair fraiche des nouvelles esclaves.