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L’heure des retraités

L’heure du choix

Prime à l’ancienneté ?

lundi 15 août 2011, par Picospin

A l’heure actuelle, ils ne sont plus en activité dans les domaines privilégiés qui étaient les leurs avant de prendre une retraite dorée. Cette dernière leur avait été facilitée par les revenus exceptionnels qu’ils avaient engrangés dans deux activités sportives qui comptent parmi les plus fructueuses.

Il s’agit, comme vous le savez du football et du tennis, l’un sport populaire qui attire un public tellement large que cet avantage permet aux gestionnaires des équipes les plus en vue de recruter des joueurs connus et reconnus à prix d’or. Ils ne deviennent « rentables » que dans la mesure où le placement effectué pour leur acquisition attire les foules, donc les recettes par la billetterie et les agences publicitaires. Le jeu classique de la gestion financière des clubs les plus riches vient d’être faussée par l’introduction dans ce marché de financiers venus de pays lointains qui n’hésitent pas à offrir des sommes disproportionnées pour s’attacher les services de telle ou telle vedette achetée à prix d’or dans le perspective que leur valeur marchande ne saurait qu’augmenter pour peu que leurs exploits acquièrent une renommée telle qu’en cas de revente, leur capital personnel vaudra bien plus qu’avant leur enrôlement précédent ce qui fait réaliser aux propriétaires du « sportif » une plus value comparable avec celle engrangée par une marchandise. On voit par cet exemple que l’être humaine impliqué derrière la façade d’un sportifs de haut niveau est traité de la même manière qu’un objet. De telles manœuvres ressemblent à la traite des banches ou des noirs au temps où des bateaux entiers d’esclaves circulaient sur la traite triangulaire entre Europe, Amérique et Afrique. Il se trouve que deux de exemples cités par la presse pour ce classement sont originaires des continents cités ci-dessus ce qui renforce la significativité de ces propos et des personnes impliquées dans ces échanges commerciaux. Tous deux bénéficient d’avantages financiers considérables pour leur retraite en raison d’un changement de statut professionnel qui a fait de l’un un consultant chèrement rétribué en raison de ses connaissances supposées dans le domaine du football. L’autre a quitté la raquette et la petite balle de tennis pour transiter et s’établir dans le show bizz où sa réussite le place en tête des personnalités sans le difficile métier du music hall, de la chanson et de la présence sur scène. Ce que l’on peut remarquer c’est que ni l’un ni l’autre ne sont pas restés dans la profession qui a fait leur gloire et qu’ils sont installés en rentiers, à l’abri de tout besoin dans une retraite dorée sans remettre en jeu les qualités qui avaient contribué à en faire des stars célèbres dans le monde entier. Pour l’un des protagonistes, la génétique a même joué un rôle d’appoint en présentant le descendant comme un des meilleurs espoirs du basket bal franco américain. L’important en tout cas est que ces deux célébrités sont des hommes du passé et plus du tout de l’avenir, à moins de considérer que le fils géant tient lieu de garantie donnée par le père dont la stature et les qualités athlétiques se seraient déployées entièrement chez le fils. A l’issue de cette courte enquête, il est permis de se demander pour quelles raisons ces vedettes (anciennes) citées ont reçu le label France de la part d’une population admirative pour leur exploits passés. On comprendrait mieux cet enthousiasme pour des personnalités bien vivantes, encore actives dans le domaine qui a fait leur gloire et qui continue de la faire malgré le passage du temps. Dans cette énumération reste une autre personnalité aux caractéristiques bien différentes qui eut son heure de gloire politique, juridique et humaniste au moment où elle eut le courage d’affronter une majorité de Français qui ne partageaient pas son appui à la pratique médicalisée de l’avortement. Ce geste était considéré comme honteux, caché aux yeux des hommes et femmes de bien ce qui obligeait les parents fortunés à envoyer leur rejeton indocile et coupable hors de frontières hexagonales pour y subir le geste interdit, coupable, illégal. Il est vrai qu’elle reçut dans sa tâche l’appui d’associations féminines qui facilita sa mission. On n’osait toucher à sa personnalité et à la figure qu’elle représentait sous peine d’accusation d’antisémitisme ce qui à l’époque des faits aurait été plus maladroit que coupable aux yeux du grand public puisque sa mère est décédée dans les camps de concentration nazis et qu’elle même en est sortie traumatisée physiquement et psychiquement. Elle devenait de ce fait « intouchable » ce dont elle a profité pour imposer ses idées, les concrétiser dans la législation et accomplir ainsi une œuvre de salut public dont la pérennisation n’est pas acquise tant on constate dans la population des tendance dures à revenir sur son application. On voit par la situation des personnages qu’ils ne se confondent nullement et que les choix de la majorité de la population se portent sur des figures hiératiques, parfois héroïques mais rejetées dans le passé et qui ne sont plus des forces d’avenir. Un leçon à méditer au moment où se profilent à l’horizon de nouveaux choix à décider en faveur d’une jeunesse dans le désarroi et qui se pense sans avenir si l’on veut bien accepter le message porté récemment par les banlieues anglaises après les exemples donnés par celles de la France.