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Nouvelles de Bruxelles et de l’UE

L’heureuse surprise venue d’Irlande

mercredi 7 octobre 2009, par Picospin

Référendum/Irlande
Quinze mois après avoir rejeté le traité de Lisbonne, les Irlandais l’ont finalement massivement adopté avec 67,13% de "oui", lors d’un second référendum le 2 octobre. Le "oui" a recueilli 67,13%, contre 38,87% pour le "non". Sur les 43 circonscriptions que compte l’Irlande, seule 2 situées dans le nord-ouest ont majoritairement rejeté le traité, et encore de justesse. Parmi les autres, 31 ont basculé du "non" en 2008 au "oui" cette année, parfois dans des proportions importantes. Le Premier ministre irlandais Brian Cowen s’est réjoui de ce résultat ; "le peuple irlandais a parlé de façon claire et éclatante, c’est un grand jour pour l’Irlande et c’est un grand jour pour l’Europe".
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Crise financière :

Zone euro
Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a affirmé devant le Parlement européen, le 29 septembre, que l’économie de la zone euro montrait des signes de stabilisation, bien que la crise ne soit pas encore passée. Il a donc plaidé pour le maintien des mesures mises en place pour soutenir le système financier. Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, avait souligné, la veille, la relative stabilité de la zone euro tout en insistant néanmoins sur le fait que la situation économique restait précaire et que l’Union se dirigeait encore assurément vers plusieurs années de croissance faible.

Conseil

Les 27 ministres européennes des Finances, réunis les 1er et 2 octobre, ont évoqué les stratégies de sortie de crise et la situation des finances publiques. Ils estiment que les mesures prises restent valables jusqu’à ce que la reprise soit assurée. Ils se sont mis d’accord sur la nécessité de revenir dès que possible à la discipline budgétaire pour réduire déficits et dettes qui explosent à des niveaux records, mais n’ont toutefois pas fixé de date butoir. Ce sera peut-être en 2011. Ils ont également exhorté les Etats-Unis à ne pas laisser le dollar continuer à baisser.

FMI

Le FMI a publié le 30 septembre son Rapport su la stabilité financière du monde. Les risques systémiques ont considérablement diminué, grâce notamment à l’intervention des pouvoirs publics. Cependant, des risques d’interactions négatives entre finances et économie réelle demeurent, justement à cause de la prise en charge des risques financiers par les Pouvoirs publics. Le FMI préconise donc un désengagement progressif des autorités publiques, sans toutefois faire preuve de précipitation pour ne pas compromettre la reprise économique. Ces considérations étaient reprises le lendemain par le rapport Perspectives de l’Economie Mondiale, où le FMI a revu à la hausse ses prévisions en matière de croissance mondiale, qui devrait atteindre 3.1% en 2010 contre le 2,5% prévu en juillet. Cependant, le FMI prévoit toujours un croissance négative pour l’année 2009 (-1,1%), le plus mauvais chiffre enregistré depuis la Seconde Guerre mondiale.

Allemagne

Malgré une récession sans précédent depuis 1949, l’Allemagne semble voir s’éloigner les scénarios de crise les plus sombres. D’après les données publiées le 30 septembre par l’institut DIW, le produit intérieur brut (PIB) allemand pourrait augmenter de 0,7% au troisième trimestre, après avoir enregistré une hausse inattendue de 0,3% au deuxième. Si l’industrie se reprend, le bâtiment hésite et les investissements publics ne prennent pas encore le relais des investissements privés. La consommation des ménages, en revanche, est devenue le principal soutien de la conjoncture. Le baromètre GfK du moral des consommateurs affiche pour le mois d’octobre sa sixième hausse consécutive. La dégradation attendue du marché de l’emploi est restée limitée : le chômage atteint 3,346 millions de personnes, soit 8% de la population active, contre 7,4% il y a un an.

France

D’après les chiffres publiés le 30 septembre par l’Insee, la dette publique de la France a augmenté de 86,5 milliards € au 1er trimestre 2009, pour atteindre un total de 1428 milliards €. A l’occasion de la présentation du projet de loi de finances 2010, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a révélé que le déficit public s’élèverait à 8,2% du PIB en 2009 et 8,5% en 2010. Ces chiffres reflètent l’effet de la relance budgétaire et la faiblesse des recettes fiscales due à la crise. Elle table sur une croissance plus favorable que prévue, à hauteur de +0,75%, pour l’année 2010, après une récession de -2,25% en 2009.

Irlande

Le Premier ministre irlandais Brian Cowen a annoncé, le 1er octobre, la mise en place d’un forum annuel sur la régulation, qui aura lieu au 1er trimestre de chaque année. Il permettra aux responsables politiques de discuter avec les principaux régulateurs économiques sur les politiques publiques et les priorités régulatrices en matière d’économie, de compétitivité et de concurrence. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la déclaration gouvernementale sur la régulation économique.

Femmes

La commission des droits de la femme et de l’égalité des genres du Parlement européen a débattu, le 30 septembre, en présence de la directrice du Bureau du Fonds de développement de l’ONU pour la femme (UNIFEM), Osnat Lubrani, de la différence d’impact de la crise financière sur les hommes et sur les femmes. Mme Lubrani a souligné que les femmes avaient été plus durement touchées, principalement les immigrées et les plus pauvres. Elle a plaidé pour un partenariat solide entre le Parlement européen et l’ONU sur cette question afin d’aboutir à des mesures plus performantes, notamment afin de permettre d’améliorer les connaissances des femmes sur les questions financières.

Parlement : Vaccin/Grippe

Les députés européens membres de la commission "Environnement et santé publique" ont demandé, le 30 septembre, à la Commissaire européenne en charge de la santé, Androulla Vassiliou, que le public dispose d’une meilleure information sur les risques posés par la grippe H1N1 et la manière de les éviter. Ils ont également exprimé leurs inquiétudes quant à la sûreté des vaccins compte tenu du nombre infime de test cliniques effectués. Le directeur de l’Agence européenne pour l’évaluation des médicaments, Thomas Lönngren, a assuré que les risques d’effets secondaires étaient minimaux. La Commission européenne venait d’ailleurs, en se basant sur l’avis positif de cette même agence, d’accorder des modifications aux autorisations pour ces vaccins, afin d’en permettre une fourniture suffisante avant le début de la saison de grippe et réduire ainsi les risques de maladies et de décès pour les citoyens européens.

Commission : Cancer

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, accompagné de la commissaire en charge de la santé, Androulla Vassiliou, a lancé officiellement, le 29 septembre, le partenariat européen pour la lutte contre le cancer. L’objectif de ce partenariat est de réduire de 15% le nombre de nouveaux cancers détectés dans l’Union d’ici à 2020 grâce à une meilleure coordination des ressources et compétences au niveau européen. Le président et sa commissaire ont insisté sur les conséquences extrêmement lourdes du cancer sur la vie des malades et ont également déclaré vouloir diminuer, grâce à ce partenariat, le sentiment de honte souvent ressenti par les personnes affectées.

Internet

La commission européenne a salué le 30 septembre la décision de l’ICANN, organisme chargé de la gestion des noms de domaine internet, de s’ouvrir et de mieux rendre compte de ses décisions à l’égard des milliards d’internautes du monde entier. À partir du 30 septembre, l’ICANN ne sera plus soumis au contrôle unilatéral du ministère américain du commerce, mais à celui de commissions d’examen nommées par le Governmental Advisory Committee (GAC) de l’ICANN, avec la participation de gouvernements du monde entier. La Commission européenne avait demandé à plusieurs reprises depuis 2005 que la gouvernance des ressources essentielles et mondiales de l’internet soit réformée. Une telle réforme est nécessaire pour la liberté d’expression et la continuité des transactions en ligne. La Commission européenne soutient avec détermination la mise en oeuvre de cette réforme.

Agriculture

La Commission européenne a adopté, le 29 septembre, une décision imposant aux États membres de rembourser un montant total de 214,6 millions € ayant trait à des dépenses irrégulières réalisées dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC). Le montant recouvré, sur base du non-respect des normes communautaires ou de procédures de contrôle inadéquates en matière agricole, sera ensuite directement alloué au budget communautaire. En matière de PAC, le dispositif est réparti entre les États membres, responsables des paiements et de la vérification des dépenses, et la Commission, tenue de s’assurer que les États membres utilisent adéquatement les fonds mis à leur disposition.

Espagne : Energie

Le 28 septembre l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) a publié son rapport Energy Policies of IEA Countries - Spain 2009 Review. Le rapport met en avant les énormes progrès que l’Espagne a enregistrés ces 4 dernières années en termes de politique énergétique au travers de la promotion d’énergies renouvelables, notamment éolienne, et l’amélioration de l’efficacité énergétique. L’AIE insiste toutefois sur la nécessité d’augmenter les efforts en matière de réduction d’émissions de CO2.