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Place aux pieuvres et poulpes réunis

L’ile des pingouins revisitée

La fonte des glaces

dimanche 31 octobre 2010, par Picospin

Cette hausse des températures n’arrange personne et surtout pas les habitants habituels de ces lieux que nous appelons terre, globes, planètes.

De redoutables concurrents

A leur propos, n’est-il pas intéressant et inquiétant de savoir qu’il y en a beaucoup plus que celles autrefois répertoriées et qu’en réalité, notre planète terre avait beaucoup de concurrents capables du jour au lendemain de se transformer en maisons d’accueil le jour où nous devrons quitter notre lieu d’habitation favori pour déménager là où la pollution sera moindre, le CO2 plus rare dans l’atmosphère et au fond des eaux et la couche d’ozone, plus fournie pourra empêcher les UV de venir chatouiller la peaux de nos visages, de notre dos pour y ensemencer des mélanomes à extirper d’urgence dans les nouveaux centres anticancéreux.

Inquiétudes

On s’inquiète pour l’homme, premier habitant de notre lieu de résidence favori mais aussi pour les animaux, dont la conservation de la biodiversité inquiète, la préservation des espèces angoisse et les moyens d’alimentation et de reproduction désespèrent tant les conditions de vie et de survie deviennent ici-bas difficiles par manque de matières pour des vivants qui s’étiolent, disparaissent, ne se reproduisent plus et s’éteignent faute de trouver chez nous, on veut dire sur notre territoire, les conditions appropriées à la reproduction, à la survie et aux moyens nécessaires et suffisants pour élever des progéniture qui feront les adultes puis les vieillards retraités de demain. Ce n’est pas encore la panique mais nous n’en sommes pas loin si l’on se penche sur l’accord limité mais significatif sur la biodiversité qui vient d’être conclu à Nagoya qui vient d’aboutir in extremis à la définition d’un nouveau cadre pour la protection des espèces ce qui pour beaucoup signifie que les gouvernements représentés ont montré leur capacité à réagir à l’une des menaces qui pèsent sur la planète.

A la recherche de planètes de secours

A moins que dans peu de temps nous en trouvions une autre, moins menacée, plus équilibrée, moins polluée et plus apte à fournir les moyens de nettoyage et de ramassage des déchets qui manquent tant à Naples et à Marseille. On discute donc des conditions indispensables pour freiner le rythme de disparition des espèces comme on le constate déjà dans l’Antarctique où on marche sur les cadavres de pingouins et d’otaries, où la reproduction est ralentie, où le dioxyde de carbone ne cesse d’augmenter sa concentration sur la surface puis dans les profondeurs des eaux déjà fortement secouées dans leur équilibre par la dilacération des icebergs ce qui incite les autorités à gérer de manière durable les stocks de poissons ce qui signifie aussi la fin de la pêche sauvage et la nécessaire restriction en ingestion de vie sous-marine délivrant nos papilles du plaisir gustatif de rester longtemps en contact avec la suavité du thon, la délicatesse du turbot où la finesse du rouget.

Surfaces des eaux

Il faudra protéger des superficies marines et côtières pour que continuent de déambuler comme clercs de notaires en peine de clients sur les terres recouvertes de glaces les pingouins réfléchis, fiers et un peu nostalgiques, les pieuvres au sang si noble qu’il est bleu plutôt que rouge, qui changent de couleur comme un banquier malhonnête de chemise, mais qui comme lui est capable d’apprendre les manoeuvres des traders pour dévaliser les banques et laisser sur la paille la clientèle des autres habitants des fonds sous-marins, et qui, dotée d’une mémoire exceptionnelle stockée dans les innombrables neurones à l’intérieur des tentacules leur permet de se souvenir instantanément de l’adresse de tous les confrères situés en dedans et hors de l’hexagone, au Luxembourg, à St Marin au Lichtenstein même quand la neige y tombe drue et naturellement en Suisse, carrefour des rencontres des espèces les plus civilisées et les plus raffinées ?

Les mémoires d’un poulpe

Si l’on veut savoir ce qu’elles pensent ou ce que pense un poulpe, il faut lui arracher les tentacules ce qui risque de le laisser amnésique et incapable de se diriger dans l’environnement hostile des volcans qui crachent le feu du côté de l’Empédocle, entre Sicile et Tunisie comme ces animaux le font de leur encre ce qui leur permet au moins d’écrire leurs mémoires. Quand on a besoin d’un bricolage, nul besoin d’aller chez Castorama. On peut s’adresser à eux et à elles qui avec leurs membres de fée s’appliqueront à effectuer les réparations dans un minimum de temps et avec un maximum d’astuces. Dans toute information, on peut extraire une donnée rassurante.

Des émigrés sur la planète

Ici c’est celle de savoir au moins que si nous devons quitter notre planète en cas d’urgence, nous aurons la possibilité de nous rendre sur une autre, aussi voisine que possible, escortés en l’air par pélicans et albatros, sur mer par des dauphins pour leur parler du pays et à terre par de consciencieux fonctionnaires en col noir et au bec jaune, qui il y a déjà plus d’un siècle avaient inspiré Anatole France quand il voulait défendre Dreyfus car au moins ces employés dévoués et savants savaient le droit mieux que les autres ce qui empêchait les meilleurs juristes et requins d’attaquer inopinément et sans aucune considération les défenseurs de toutes les causes d’atteinte à la liberté, l’égalité et la fraternité.

Questionnement éthique :

1. Est-ce que les comportement culturels constituent une rupture propre à l’humain ou une émergence progressive dans l’histoire du vivant ?

2. Les éthologies ont-ils raison de penser que certains animaux doivent être considérés comme des sujets dotés d’une histoire et de représentations complexes ?

3. Est-ce que l’utilisation des outils par certains animaux est un signe constitutif de l’intelligence pratique ou d’un comportement proche de l’homo faber ?

4. Peut-on dire d’une action qu’elle est intelligente quand celui qui l’effectue choisit de la faire au milieu d’un large éventail de possibles qu’il a lui-même créé ?