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La Philosophie politique et la question de la Loi

mercredi 10 avril 2013, par Picospin

Des approximations dans la rédaction du texte ont pu survenir dans la transcription de la conférence prononcée par le Pr. Pierre Manent. Nous prions nos lecteurs et internautes de bien vouloir les excuser pour la maladresse de certains propos qui risquent de rendre inintelligibles certaines phrases et extraits de ce document.

L’histoire européenne et occidentale a été considérée comme un objet perfide de la philosophie politique du fait de son développement, qui nous a construit tels que nous pensons, et qui recompose la politique en dehors de la loi. Sa situation est très précaire, car elle s’efface, ressemble à une disparition, comme le dit Hannah Arendt, en même temps, que la philosophie est remplacée par l’histoire.

Instauration de l’histoire

On pensait vivre sous la loi de la cité ou la loi divine. Pourquoi ? L’occident selon André Malraux, est composé des mondes humains comme des temps modernes, faisant partie de l’histoire, comme l’empire romain, a découvert des conquis rendre intelligible une diversité intérieure et extérieure, on a en face d’eux une diversité telle qu’aucune idée n’est capable de les faire tenir ensemble. Sous l’influence des grandes découvertes, l’occident se projette sur le monde et vers le monde, sous l’afflux de la diversité qui vient le submerger. A partir d’un certain moment, nous vivons dans une histoire considérée comme ordonnée et qui a un sens, car conçue comme addition inachevée de choses particulières survenues en des lieux et des temps. On a le sentiment de vivre dans l’histoire en tant que somme de toutes les histoires de lieux et de temps, pourvus du pouvoir critique sous lequel nous sommes, avec la diversité de leurs constituants historiques, comme la critique biblique, les textes d’Homère, ce qui aboutit à une mise en cause de l’unicité de l’auteur, avec pour corollaire la recherche des interpolations. Ces éléments montrent le pouvoir critique des Écritures, où on raconte comment cela a commencé, la naissance de l’histoire, tout cela affecte la régression mais il y a aussi une naissance de la politique qui paraissait limitée à la latitude des évènements, même chez Thucydide, qui relate la constitution d’Athènes, œuvre non écrite comme au 19è s, mais histoire de la forme politique, du régime politique de la cité, de la chose politique créée par la dynamique et le mélange.

Montesquieu

L’autre classification est celle de Montesquieu, le plus important, qui intervient à ce moment décisif où l’Europe se montre comme quantité politique et spirituelle, devenue indépendante avec ses conquêtes qui lui ont ouvert le reste du monde. L’Europe doit faire face à toutes ses diversités, comme dans l’Esprit des Lois, une infinie diversité qui devient spécifique pour la pensée alors qu’il est sur le tranchant du rasoir puis s’adresse au législateur, dans un esprit de modération qui doit prévaloir et adopte un point de vue purement théorique, celui de la causalité efficiente, voire matérielle. Entre climat, lois, mœurs, une de ces causes peut agir avec plus de force, c’est l’obscurité fameuse de Montesquieu dans un esprit de modération. Pour que les lois guident les conduites humaines, comment organiser la liberté politique, car la servitude est nécessaire, ce qui est souligné par Raymond Aron, le premier des sociologues, qui signale la législation, orientée sur l’objet nouveau qui est la liberté politique, et qui consiste dans la sureté et l’indépendance de chaque citoyen, comme celles des nation les unes à côté des autres, et dont la loi est l’artifice qui assure la fluidité des mouvements. Nos régimes sont revenus à ce point car ils ont été encadrés par de vastes finalités collectives comme les nationalismes, le communisme, à l’exclusion de la liberté et de l’intervention nouvelle des sciences sociales.

Perte de confiance

Ce qui nous sépare c’est que nous avons perdu confiance dans la liberté et dans la connaissance des sciences humaines, et que nous avons voulu éviter de nous enfermer dans la réflexion. L’histoire de l’Europe et son développement intérieur ont conduit Montesquieu à une hauteur d’où il peut regarder les plus puissants, les autorités, comme les républiques anciennes, la loi du bien commun, les lois religieuses, la république et l’Eglise, le paganisme tout en restant en régime de chrétienté. Les temps modernes adviennent avec le point de vue moderne qui fait la légitimité, avec Léo Strauss qui propose le projet moderne, question à laquelle il faut répondre par une certaine clarté, car c’est la science qui fait son entrée, avec le pari que tout phénomène peut être expliqué par une cause compréhensible par l’intelligence humaine. C’est l’émergence du principe de causalité, de raison. La difficulté consiste à répondre à la question de savoir comment le point de vue théorique a pu s’imposer, comment avons-nous laissé partir le point de vue pratique, la foi dans la science, qui a précédé les miracles. Machiavel n’avait aucune idée de la science alors qu’il en a été considéré comme l’inventeur, selon la thèse de Léo Strauss, qui a accepté sa thèse avec des compléments, par lesquels il oppose la philosophie de Hobbes à celles de Platon qui cherche la norme, la mesure la plus juste, la plus sure. Par contre, Hobbes cherche le critère le plus applicable, la fiabilité pure des critères et l’applicabilité en toutes circonstances, y compris dans les cas les plus extrêmes, ou entériner la tradition, comme la paix serait la finalité.

Révolte

La Philosophie moderne se révolte sans accéder à un critère propre, abaisse et obscurcit les critères anciens, et dépend de la légitimité de la philosophie ancienne. La question n’est pas celle de l’applicabilité mais celle de son écart entre ce que disent les hommes et ce qu’ils font, d’où est tirée la conclusion que les critères seraient corrupteurs. On cite à l’opposé les critères sublimes de la religion chrétienne, avec Montaigne qui ne veut pas de projet politique, car la corruption de la vie humaine passe par des critères trop élevés pour les hommes. Après de trop longues et vaines discussions, les hommes produisent des lois par lesquels ils seront forcément en faute, tout en se demandant comment sortir de ces fautes si ce n’est par la loi. On fait allusion à une Loi super-terrestre, moins parce qu’elle est juste que parce qu’elle est loi du fait d’un contenu qui est rejeté, dans le plan de l’homme lui-même impulsé par la loi. L’humanité n’est pas touchée par la Loi, d’où l’abaissement de la loi qui est un préalable à la loi comme règle de l’action, comme cause de la bonne action qui a été privée de légitimité, sinon de sens, d’où l’abaissement de l’action, l’éloge de la vie, du fait de passer sa vie, de privilégier les états passifs, de donner l’avantage au rapport à soi sur l’humanité agissante. Il y a là un point fixe quand l’humanité est émergée, dans la découverte de ce plan de l’homme, d’un autre monde ajouté, qui « provincialise » les anciens et les chrétiens. La prise de possession de la nature n’est pas le tout du projet humain qui est de jouir comme sentiment de soi plus que le faire.

Une libération ?

La libération dépend de l’abaissement du fait de la loi religieuse, à laquelle il faut préférer le farniente, point de vue moderne qui se superpose et se situe dans un rapport à soi indifférent pour faire du sujet moderne à la fois un chrétien et un républicain, pas neutre, protecteur d’une vie politique, avec un rapport à soi qui s’exprime dans la représentation, le sentiment de soi, sentiment national tendant vers la dérive de la pathologie, comme sentiment et pourvu d’une passivité dangereuse. Le monde actuel s’efforce de vivre, en tant que moderne, dans un rapport à soi sans l’autre, comme citoyen de l’état Nation. Se détacher de la loi a un inconvénient, la passivité, et une objection : dans ce rapport à soi du sujet et à l’autre, il faut se laisser convaincre dans ce mouvement d’expansion. L’humanité ne comporte pas de règle, sauf religieuse. Le saut dans l’absence de loi est possible, comme le sentiment de soi risque de faire le saut dans une passivité sentimentale. Il faut comprendre de nouveau la loi comme règle de l’action, retrouver l’intelligence de la Loi, analyser ce que nous faisons, à travers les vertus, la justice, la tempérance, la disponibilité et en ce sens, la lecture des grands livres est insuffisante. Faut-il confronter la radicalité de ces propos nets et clairs avec des trajectoires parallèles qui ne se rapprochent pas ? Ou préférer une approche par la pluralité de données statistiques, qu’il convient de savoir traiter, comment les hiérarchiser, entre la pluralité des biens, comment faire entre nature et loi : la cité est une imitation de la nature, le régime politique est nécessaire pour la justice, la loi est une expression, dont la légitimité dépend de l’autorité de la nature.

Déontologie

Comment envisager un accord sur cette nature, l’idée de ce qu’est l’homme et de ce qu’il doit être ? L’homme aurait-il besoin de justice, dans la cité et dans le monde, est-ce la nature qui peut aider ? La finalité de l’homme est-elle donnée ou reçue par la nature ? En fin de vie, que faire ? quand il y a opposition entre mort dans la dignité, options philosophiques, notion d’ultime liberté, situation concrète, qu’on soit chrétien ou agnostique, avec les conditions à affronter, l’accord sur la façon de traiter ces cas, tel que se présente l’exemple du port du voile : à traiter sur la base d’une humanité commune, souci humain général de la religion, pourquoi ne pas entamer une conversation sur la situation des jeunes filles et parvenir à des compromis sur la base d’une conversation sur un souci commun général, une référence collective à une conversation sur la base commune, les possibilités reposant sur une philosophie simple, malgré l’incommensurabilité des philosophies morales, mais la base unique d’une expérience commune.

Échange et conversation

On sous-estime le pouvoir de la conversation ce qui incite à ne pas exclure le débat public, à privilégier la nature qui renferme l’ensemble des expériences communes à l’homme. L’empire et la nation, l’universalité humaine, critiquer les projets trop abstraits, aux dépens des relations entre les nations, bâties sur des inégalités parfois trop criantes et de ce fait capables de rompre les ponts entre partenaires de la discussion.

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