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En exil ou à Buckingham ?

La Reine oubliée

A Londres ou ailleurs ?

vendredi 29 mai 2009, par Picospin

On ne sait d’où est venue la première initiative concernant l’invitation du Président des Etats-Unis à se rendre sur les plages de Normandie pour commémorer un anniversaire qui intéressait tout le monde, depuis le représentant des Etats-Unis, celui ou Celle du Royaume Uni et celui de la France avec ses alliés européens.

Tout était-il réglé ?

Tout s’était passé comme si toutes les affaires avaient été réglées entre Washington et Paris sans laisser de côté les autres membres actifs de cette immense épopée qui avait permis de libérer l’Europe avec le sang mêlé des Britanniques, des nations du Commonwealth, des Américains et de représentants d’autres nations au premier rang desquelles aussi se pressaient par exemple les Polonais qui avaient fait une guerre exemplaire en Europe, en particulier dans la botte italienne aux environs d’un monastère dont le nome a du siffler aux oreilles des défenseurs des origines chrétiennes de la culture européenne au premier rang desquels se situe justement le Président en exercice de la République française. Laisser le Royaume uni de côté dans le souvenir des survivants des conflits meurtriers qui ont saigné notre continent et ses annexes à blanc, c’est oublier les efforts qui ont été consentis par les Britanniques et leurs dominions à l’effort de guerre général, c’est passer sous silence la victoire remportée par la Royal Air Force contre la Luftwaffe, la défense acharnée mise en place contre les bombardements répétés, quotidiens, sans relâche, de Londres par les bombardiers allemands, les engins robots V1, V2 lancés à partir de rampes de lancement situées en Europe et plus particulièrement en France.

Erreurs ?

On veut croire que dans cette affaire, il n’y ait d’autre erreur que celle d’un oubli, d’autre excuse que celle d’une impolitesse, d’autre incorrection que celle du mépris, d’autre malséance que celle d’une discourtoisie voire d’une muflerie. Encore, cette dernière est-elle difficile à accepter quand on veut bien se rappeler qu’au cours de cette période difficile, nombreux étaient ceux qui étaient satisfaits de se trouver dans les Iles britanniques, sous la protection des Spitfire, rassemblés et protégés par la DCA britannique, mis à l’abri des bombes dans les caves de Londres, les tunnels du métro. Pendant ce temps là, d’autres étaient ailleurs. Ces remarques ne signifient nullement que tout le monde, d’un commun accord, doit nécessairement emprunter la voie littéraire choisie par le quotidien londonien, le Daily Mail, lorsqu’il écrit que « la réticence du président Nicolas Sarkozy à inviter la Famille Royale pour les cérémonies du débarquement peut être interprétée par certains comme étant liée au passé peu glorieux de sa propre famille et de celle de Carla Bruni pendant la guerre. »

Bonnes relations ?

Et de retracer les bonnes relations de Pál Sárközy de Nagy-Bócsa, le père de Nicolas Sarkozy, avec l’armée allemande et l’exil de la famille à partir de la Hongrie vers l’Allemagne en 1944, ou encore les liens étroits entre le beau père de Carla Bruni, Alberto Bruni Tedeschi, et le régime de Mussolini. Comme diraient les commentateurs sportifs avec leur faconde et le choix des mots si précis et pertinents : "ceci explique sans doute cela".