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La confiance absolue : la foi

La confiance : en qui, comment, pourquoi ?

Réciprocité

vendredi 21 octobre 2011, par Picospin

Même lorsqu’on attend tout de l’autre, il ne faut pas s’y fier entièrement. Il y a toujours une certaine incertitude sur le degré de confiance accordé car on ne peut jamais tout prévoir. La confiance ne doit jamais être aveugle ni dans la vie ni a fortiori au bas de la rue.

Faire confiance c’est dire oui. Notre vulnérabilité nous oblige à faire confiance même quand nous n’y sommes pas forcés. Il y a dans la confiance un degré d’incertitude, d’impondérable, de pari sur l’existence, ce que dit Schopenhauer lorsqu’il parle de l’existence de Dieu : « s’il existait on n’aurait pas besoin de croire en lui ». Justement quand on n’a pas confiance on passe par un contrat. On procède souvent par tâtonnements pour évaluer la solidité et les aléas de la confiance accordée. Même si je dis oui, il peut y avoir des incertitudes. Le oui n’offre aucune garantie sur la solidité, la pérennité de la confiance dont les opposés sont la peur et la défiance qui en sont aussi les mots clés de notre société. Il y a toujours présente la possibilité d’une trahison même si on a tendance à vouloir se protéger, on préfère rester dans le doute systématique. Au-delà de la confiance il y a la foi, le saut de la foi, dans la foi ou par dessus la foi. C’est une forme de confiance absolue en Dieu qui n’est pas trompeur et dont je sais qu’Il ne me trahira jamais. Il n’y a pas de confiance sans trahison. On entre par cette porte dans le domaine d’une dimension complexe, celle de l’éthique de la prudence d’Aristote. La confiance devient aussi un geste surnaturel qui relève du courage avec lequel on exécute un acte les yeux fermés. Faire confiance c’est sauter. Le mariage de Diana et du prince Charles représente un contrat de confiance semblable à celui que Darty propose à ses clients. N’est-ce pas contradictoire, pareil à un oxymore. Victor Hugo fait dire à Jean Valjean. qu’il se dit à lui-même qu’il est un misérable les chandeliers, une dimension de chantage , une demande aux autres, cette demande peut se faire pour le pire comme le suicide collectif de 900 suicidés en Guyane. C’est un abandon total, après l’injonction d’être confiant dans le pouvoir du gourou. Pour passer un contrat il faut un minimum de confiance.

Foi aveugle

La Foi aveugle déçue risque de faire mal. Il faut savoir marcher dans le vide, au moment d’y poser le pied. Dans les mouvements sectaires, il y a un abandon, car on demande qu’il y ait une confiance aveugle, absolue, on est dans la toute confiance, sinon l’abus de confiance, quand on croit qu’on peut tout attendre de l’autre. Dans la promesse du mariage, on dit oui, on promet de l’amour qu’on ne peut promettre, car on peut s’engager sur des actes, jamais sur des sentiments. La confiance en soi serait l’unique antidote, si l’on en croit les dires sur l’idéologie de la confiance en soi, condition de la confiance en l’autre. Geste surnaturel, dire oui relève de la confiance et de courage, les yeux fermés, c’est un saut à yeux fermés. Il faut dire oui à la vie et démarrer l’aventure, même s’il n’y a pas de certitude. Si on veut faire un bout de chemin avec l’autre, c’est bien la seule façon de s’engager jamais totalement mais parfois partiellement et pour une durée limitée. A l’opposé se situent la défiance, la peur et la méfiance. Peur et défiance, dénoncés par Montaigne représentent un moteur mais aussi un frein. Il faut rester vigilant. La beauté de la confiance réside dans sa symétrie.

Illusion de l’autonomie ?

L’autonomie est une illusion, conjurer l’altérité, sans éprouver la tentation de suivre aveuglément l’autre. Il existe deux genres de personnes, dont l’une affirme la faiblesse de croire qu’on peut s’en sortir tout seul, la véritable confiance consiste à à dire que je vais te suivre même si tu n’es pas autonome ce qui n’exclut pas la confiance et la dépendance de l’autre. J’ai aussi la possibilité de réaliser telle action car il faut se faire confiance pour faire confiance aux autres. Locke parle de la confiance en politique, lorsqu’il affirme que le peuple a la possibilité à tout moment de retirer sa confiance. Se donner corps et âme peut signifier un égoïsme absolu et relatif, comme on le voit sur la photographie qui représente l’élégance de la trapéziste, qui est un modèle de confiance par la coordination de ses gestes et mouvements, leur synchronisation. Cette belle métaphore est valable même s’il n’y a pas de filet. Il faut éviter de tomber dans le piège du du complotisme, comme celui qui exprime le doute tout le temps même si ce n’est pas le même que celui de Descartes. Il faut plutôt insister sur l’incertitude constante que sur la prise de risque. Au delà de la confiance, se situe l’ubris, du saut dans la foi. Avoir la foi c’est une confiance à 100%, car comme le dit Descartes, « les dieux ne sont pas trompeurs. » La confiance est humaine même si le risque de trahison est possible, qu’il est pétri de contradictions, et qu’on peut exhiber une photo truquée lors du saut par trapèze des acrobates. Saisir le Graal, c’est le saut de la foi, car en posant le pied dans le vide, le chemin de la foi apparait. La confiance aide à construire le monde.

Abus de confiance

La confiance donne le pouvoir d’engendrer quelque chose. Vous allez faire le bien et plus encore le mal comme le suicide collectif en 1978 lorsque 900 personnes ont absorbé du poison, par abus de confiance, ce qui est un abandon total, une instrumentalisation de la confiance devenue aveugle et dangereuse. On peut tout attendre de l‘autre. La beauté de la confiance réside dans sa symétrie. La confiance en soi est-elle une illusion, si c’est pour suivre aveuglément la parole de l’autre. Les « loosers » s’appuient sur les autres, la confiance en soi c’est la survie même si la mère n’est pas là, ce qui n’exclut pas la possibilité de la dépendance. Il s’agit de pouvoir mettre en lien la nécessaire confiance en soi et la capacité de suivre l’autre. Il n’y a pas de confiance en l’autre s’il n’y a pas la confiance en soi car on ne peut vivre sans autrui. La confiance en soi définie par Camus, c’est un individualisme altruiste, qui consiste à se donner corps et âme à l’autre.

Égoïsme absolu et relatif.

La trapéziste qui est en train de prendre la main de l’autre, implique la nécessité de croire en l’autre qui est là pour que le numéro du trapèze ait lieu. Il y faut la réciprocité de deux êtres, des deux acteurs du numéro pour que ce dernier ait lieu, puisse se produire. C’est la base du lien social. Pour Leibnitz, tout individu est une monade, une compossibilté des deux gestes, car la confiance est créatrice d’harmonie, là va se faire l’être capable - à partir de l’existence - de se lancer à l’aveugle, ce qui exige de faire confiance à l’autre. La confiance doit prendre en compte les aléas de la vie, les impondérables, si l’on se rappelle qu’il ne faut jamais sortir de sa maison, - le risque est inhérent à toute vie mais il faut regarder à droite et à gauche - avant de traverser la rue. Chez le Français on insiste sur la défiance et la peur qui les animent et qui sont des pessimistes. Faire confiance c’est sauter. Abus de confiance. La confiance est à la base du lien social. Leibniz monade, la monade des monades, l’être suprême ce que je dis constitue ce que dit l’autre, la compossibilité. La confiance survient à partir de l’existence spécifique de l’individu. La confiance doit prendre en compte les aléas de la vie. Le risque est inhérent à toute vie. Le pessimisme des Français mérite d’être pris en compte, eux qui ont peu confiance et ne peuvent de ce fait accéder à la vie sociale. La confiance repose sur l’incertitude.

Arte. Philosophie par Raphaël Enthoven et Michela Marzano.

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