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La deuxième cible : une chute programmée ?

dimanche 29 mai 2011, par Picospin

Ce que la presse a cru devoir expliquer à son propos, c’est son appétit immodéré pour les massages d’orteils ce qui en soi relève plus d’un érotisme symbolisé que d’une attaque en règle contre le féminisme.

On ne sait dans quel cadre et dans quelle catégorie faire tomber cette activité située quelque part entre pédicure, orthopédie sinon rhumatologie. La déplacer sciemment aux confins d’une sexualité pervertie exige un réel effort d’imagination qu’il n’est pas le lieu ici de développer plus avant. Toujours est-il qu’après l’affaire DSK dont on attend le développement puis le développement, cette dernière interroge la psychologie plus que la psychiatrie sinon la psychopathologie tant les relations entre hommes et femmes prennent actuellement une tournure mystificatrice derrière laquelle on entrevoit un mélange entre désir de vengeance, rétablissement intégral du droit des femmes, culpabilité déguisée ou réelle des mâles humains comparés récemment à des chimpanzés en rut pourtant si proches des hommes par leurs chromosomes enroulés et qui restent suspects même quand ils se déroulent. Est-ce une épidémie dont la porte d’entrée reste inconnue, le traitement encore difficile à codifier tellement il est différent entre Europe et Etats-Unis et le pronostic toujours aussi incertain tant que ne seront pas mieux définies les séparations socio affectives entre hommes et femmes à une période de transition où le genre féminin sent pousser dans ses aspirations un désir d’indépendance, de plénitude indépendant de celui de procréation et une passion irrépressible pour l’indépendance ce qui ne signifie nullement que tout espoir de séduction s’est éteint définitivement quand il s’agit d’engager des prémisses sans nécessairement les faire avancer dans la direction de tous les dangers à l’exemple de ceux que l’on vient de constater avec autant de crainte, sinon de terreur devant les conséquences souvent inimaginables de la moindre ébauche mal comprise et au maximum perverse. On savait que la vie était difficile, ses aléas incertains et ses vicissitudes imprévisibles. Les bouleversements observés de plus en plus souvent dans les relations au sein de la société ne laissent pas présager une vie paisible, sans troubles, calme et sereine dans une société qui, à l’instar de ses enfants veut tout et tout de suite sans pouvoir exercer la moindre retenue devant les passions qui assaillent les individus et l’absence de frein pour les retenir dans une proportion raisonnable pour ne pas dire rationnelle. J’ai écrit hier que nos philosophes modernes veulent classer certains de ces débordements dans le cadre des sentiments de toute puissance qui précèdent suivent ou accompagnent le sentiment de toute puissance prémisse du pouvoir, même si ce dernier a pris quelques plombs dans ses ailes à la suite des efforts de démocratisation observés dans certaines sociétés. Les tyrans ont été le plus souvent abattus, les dictateurs tués ou forcés à l’exil, les meurtriers en série renvoyés devant des tribunaux correctionnels internationaux, les apprentis monarques priés de quitter leur territoire national. Des forces issues du peuple ou d’ailleurs les ont remplacés plus ou moins bien, à force d’essais, de tentatives avortées, d’exercices politiques avant coureurs de la création d’assemblées élargies destinées à parlementer, à négocier, avant de songer à la prise d’un pouvoir plus musclé, propre à mettre un terme à un laxisme dangereux pour la stabilité des nations. C’est dans des virages aussi dangereux que le risque de la culbute devient le plus aigu, en attendant que se mettent en place les mécanismes régulateurs, seuls capables de garantir le plein exercice de la démocratie, d’établir la sécurité des citoyens avant d’assurer au plus grand nombre l’emploi qu’il mérite et que les gouvernements sont dans l’obligation morale de proposer. Est-ce pour autant la république de l’Utopie ? Lui a-t-on fait trop d’honneur en en multipliant les définitions, les caractéristiques, les attributs depuis que trop de rêveurs l’on qualifiée de rêve, d’illusion, de songe, de mirage ou de chimère ? On pourrait, avant de se décourager de la nommer selon notre goût lui laisser la liberté d’un nom de baptême qui pourrait se trouver entre utopies de la rareté, de l’abondance, affaire d’aube, de lève-tôt ou de rêveurs éveillés, deux versants constitutifs de l’idéologie et de l’utopie, perçues comme structures de l’imagination culturelle. Le passage de l’une à l’autre de ces notions ne semble pas possible pour un auteur qui soumet l’hypothèse qu’utopie et idéologie se rejoignent en un même point : l’autorité. Une énigme qui reste entière à défaut d’avoir été défrichée à temps et au bon endroit.