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Neurosciences et animaux inutiles

La grosse tête

Qui et quoi faut-il manger ?

dimanche 19 juin 2011, par Picospin

Partie de la neurologie, voire de la neuropsychiatrie, elle s’est transformée en neurosciences, terme plus adapté à ses nouveaux contenus que sont l’adjonction à l’anatomie des circonvolutions cérébrales, les structures les plus archaïques où se nichent les fonctions de l’équilibre voire des affects, des émotions, sinon de la mémoire.

Un petit génie

Voici que dans ce tableau fascinant, un nouvel acteur fait une entrée fracassante comme celle qu’il a pris l’habitude de faire lorsque, au pied de ses ordinateurs, il a conçu la mise au point et la fabrication de logiciels, mieux, de réseaux mondiaux appelés Facebook. Il s’avère donc que notre petit génie de Harvard s’intéresse maintenant à l’écologie sous une forme particulière. C’est celle de dévorer les animaux « inutiles » on veut dire par là ceux qui s’avèrent plutôt nocifs pour l’empereur de la planète qui s’appelle l’homme, celui qui est capable d’inventer de nouveaux concepts comme celui du succès planétaire que constituent les réseaux dits sociaux et dont on se demande encore pourquoi ils répondent à cette appellation. On croyait que ce super diplômé de l’intelligence, appelée aussi intelligence artificielle, avait d’autres chats à fouetter que de s’intéresser à la sélection des aliments propres à être ingérés par l’homme, ce prédateur qui s’inscrit depuis longtemps parmi les plus intransigeants du monde.

Des cibles de choix

Ce terme se rapporte aux diverses espèces vivantes qui peuplent le nôtre et parmi lesquelles il prétend avoir choisi les meilleures cibles c’est à dire celles qui ne servent à rien ou pire sont nocives à l’espèce humaine. Vous seriez étonné de découvrir quelle est la victime désignée au « néocanibalisme ». Il s’agit tout simplement du daim, cet adorable mammifère qui paraît si doux, si convivial, si calme et innocent que la voilà devenu la cible privilégiée d’un petit génie qui, après avoir avalé la micro-infomatique, fait de même pour les espèces dites envahissantes qui méritent la mort même si, dans leur itinéraire terrestre ils n’ont tué personne. Ou, ils l’auraient fait par inadvertance en risquant leur vie autant que celle de leurs prétendues victimes, ces fous du volant qui circulent sur notre terre commune, partagée avec d’autres êtres sensibles, gambadant, sans retenue ni frein, sauf celle de leur automobile qu’ils ne réussissent guère à ralentir devant l’obstacle aperçu trop tard puis écrasé au dernier moment et réduit à l’état de bouillie.

Créationnisme ou évolutionnisme

Je vous laisse le soin et la joie de découvrir cet être si sensible, fabriqué à partir d’un créateur ou d’une évolution à partir d’un corps et d’un esprit selon la théorie dualiste auquel tous le droits ont été accordés par l’Assemblée des Sages dont on ne sait pas encore très bien si elle est composée de Gorilles, chimpanzés ou bonobos, nos cousins à un degré si proche que peu de chromosomes nous séparent. Au moins, ont-ils le plaisir de résoudre leurs dissensions et débats par des actes que la morale des hommes réprouve depuis que des régulateurs et légistes issus des mouvements religieux ont préconisé la croissance et la multiplication mais interdit les moyens de production indispensables à l’obéissance à la loi, sinon aux commandements. Pour ornementer son discours par des références philosophiques, éthiques et hygiéniques à un moment où le besoin s’en fait impérativement sentir, on s’adresse à des références historiques, venues du fond des âges et qui se réfèrent à la préhistoire lorsque l’homme chassait, la femme cueillait et Plutarque ajoutait « Si tu veux t’obstiner à soutenir que la nature t’a créé pour manger telle viande, tue-la donc toi-même le premier sans user de couperet ni de couteau, mais comme le font les loups, les ours et les lions qui, à mesure qu’ils mangent, tuent bête ».

Le sage et savant Plutarque

Pour se rassurer sur son propre sort, l’homme de bien, le blogueur comme moi, installé confortablement dans son blog, attend prudemment qu’en attendant, le débat, relancé par les confessions de Zuckerberg, se poursuive sur la Toile. Laissons la conclusion à Siley, un chat comme un autre qui sévit dans Lemonde.fr : "Vous savez quoi, moi, je pense : les hommes doivent se contenter de ne manger que des hommes, les poissons des poissons, les vaches des vaches... Au lieu d’aller agresser les autres, chacun reste dans son camp." Tu devrais relire Plutarque, Siley... »

Questionnement éthique :

1. La population du globe doit-elle être angoissée par les perspectives d’alimentation de la population mondiale qui se multiplie à un rythme effréné ?

2. A-t-on raison de craindre les effets éventuellement dévastateurs de l’addition de produits chimiques à la couche supérieure de la croute terrestre pour maintenir la situatiion alimentaire à son niveau actuel ?

3. Devons-nous craindre les "châtiments" naturels cumulatifs des techniques agraires de maximisation qui se manifestent par la contamination des eaux, la salinisation du sol, l’érosion, la modification du climat, l’appauvrissement de l’atmosphère en O2 ?

4. Comment continuer à obtenir de l’énergie à l’intérieur du système fermé de la planète ?