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Etat des lieux de l’enseignement

La nullité ouvre-t-elle à l’espérance ?

Y at-t-il une place pour d’autres méthodes d’éducation ?

mardi 24 mars 2009, par Picospin

Il ressort de cette évaluation que si l’éducation française est loin d’être classée parmi les meilleures et les plus efficaces dans le monde, ce rang modeste obtenu n’est pas du à une insuffisance intellectuelle ou on ne sait quel crétinisme congénital propre aux ressortissants nationaux mais bien aux méthodes employées par le système d’enseignement utilisé en France pour éduquer et soumettre à l’apprentissage les jeunes éléments de ce pays.

Conclusions avant de commencer

Ces conclusions sont l’oeuvre de deux sociologues experts en la matière, Christian Baudelot et Roger Establet qui travaillent ensemble depuis plus de quarante ans en manifestant tout leur intérêt pour l’école en tant que facteur d’égalité et d’inégalités sociales comme de développement économique. On leur doit notamment L’École capitaliste en France (Maspero, 1971), L’École primaire divise (Maspero, 1975), Le niveau monte (Seuil, 1989), Allez les filles ! (Seuil, 1992, 2006), Quoi de neuf chez les filles ? (Nathan, 2007). A ce couple s’en ajoute un autre, Philippe Joutard, un homme de terrain, enseignant, chercheur, recteur et Claude Thélot reconnu comme pionnier et expert en matière d’évaluation. Tous deux ont l’intention de dénouer le lien passionnel qui unit les Français à leur Ecole afin qu’il n’alimente plus des polémiques dignes du café du commerce et qu’on vérifie l’état des lieux avant de parler, qu’on soit à la fois ambitieux et modeste, qu’on agisse avec les acteurs de l’Ecole, et non contre eux. A la lumière de leurs analyses, on s’aperçoit que quelques réalités se dégagent qui sont souvent masquées sans doute pour des raisons de fierté ou d’orgueil national. Comparé à d’autres méthodes d’enseignement considérées mondialement comme plus efficaces et moins traumatisantes pour les élèves et les étudiants, le mode d’enseignement en France se caractérise par un élitisme qui apparaît à chaque nouvelle porte ouverte.

Les écarts

C’est dans cet ordre d’idées que les observateurs de la société et les critiques de la méthodologie relèvent l’écart majeur constaté entre les enfants issus des milieux favorisés et ceux qui sont nés dans un environnement moins apte à pouvoir répondre aux exigences des enseignants. Or des études sociologiques et statistiques des plus sérieuses et des plus concordantes ont montré à l’évidence que plus l’écart sociologique entre les meilleurs et les moins performants des élèves s’accroit plus est faible le niveau d’ensemble des communautés d’élèves, autrement dit il existe une relation positive entre l’écart entre premiers et derniers et le niveau de connaissance de la classe. Plus cet écart se resserre et plus l’école est efficace non seulement pour la transmission des connaissances, mais aussi et surtout pour la qualité de la réflexion, la capacité d’initiative de chaque individu et son imagination. L’autre point mis en évidence et que nous avions déjà signalé précédemment à l’occasion de l’étude consacrée à l’éducation en Finlande est la nécessité absolue de ne laisser personne derrière. Dans cette perspective, on recommande dans ces exemples de toujours intervenir pour aider un élève quel que soit son niveau à rejoindre le degré d’aptitude de l’ensemble d’une classe pour que jamais il ne se sente exclu du système. A l’exemple de cette situation dramatique pour certains enfants et adolescents, on cite la fréquence d’interpellation des individus au titre de « NUL ».

Les NULS

Cette tradition se retrouve dans les nombreux ouvrages parus sous ce titre et dans tous les domaines ce qui ne laisse pas considérer les enseignés comme particulièrement mauvais, incapables, sinon inutiles à la société. Dès lors il n’y a plus aucune raison pour tous ces envoyés en enfer de perdre l’estime de soi, celui des autres pour finalement être rejetés définitivement au fond de la classe sous la protection d’un radiateur qui ne chauffe plus depuis longtemps ce qui ne fait que renforcer l’impression d’abandon. Il n’y a dès lors plus aucune raison de ne pas comprendre la réalité et les causes des suicides, de l’alcoolisme, de la drogue dans les jeunes générations, seul moyen pour eux de sortir du cercle infernal de l’échec. Peut-être dans la foulée de ces constatations et de la compétition féroce organisée par les pouvoirs publics entre candidats pour l’accès à l’élite conviendrait-il de s’interroger sur l’équilibre mental, psychique et physique des malheureux concurrents qui, faute de passerelles disponibles pour accéder à un autre éden, se noient dans la mare séparant la terre promise et inaccessible de celle d’une vie devenue un enfer permanent sinon définitif.

Messages

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