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Quel sens ?

La politique du "care"

Quelle signification, quels objectifs ?

mardi 17 août 2010, par Picospin

Comme il ne voulait voir dans son alignement que des blonds aryens aux cheveux blonds et aux yeux bleus ce qu’aucun de ses sbires n’était, il a fini par se retrouver face à des concitoyens qui étaient loin de montrer les marques authentiques de la pureté de race imaginée dans l’optique d’un nazisme qui ne voyait que des grands blonds au lieu de la réalité présente devant eux et qui concernait des petits chétifs à l’instar de Goebbels ou des obèses dopés ou drogués comme le « héros » de la Luftwaffe, le « Feldmarschal » Goering qui faisait son marché de tableaux de maitres tous les mations comme le font les ménagères en quête de beurre, de fromage sinon de légumes ou de viande.

Une si belle collection

Ce que désirait ce dignitaire c’était enrichir sa collection entièrement dérobée et pour laquelle il n’avait pas dépensé le moindre Pfennig cette unité monétaire équivalente jadis au sou ou au centime français. Aller plus loin c’est se rapprocher du groschen autrichien encore plus ridiculement petit que le cousin du mark allemand qui peinait à rembourser ses dettes aux descendants de Bismarck étouffés par un chômage historique et qui ne comptabilisait ni compensation ni aide de la part d’un état avare, pauvre et sans ressources. Devant les exigences du guide des peuples qui venu d’Autriche s’était emparé d’une Allemagne mieux organisée et plus intelligente que la première, le peuple colonisé, absorbé, phagocyté restait sans réaction réelle, désespérant même de pouvoir tête à un dictateur vociférant, inefficace et hystérique qui exigeait de la nation vaincue réellement mais restée apparemment maitresse des lieux et des âmes, le sacrifice suprême, cette offre finit par se concrétiser après de dures années de guerre qui emportèrent au fond des tombes creusées par l’état civil et des champs labourés par les bombes des vainqueurs tout ce qui restait de vaillance, de vie, chez des habitants décimés au bord de l’écrasement et des dirigeants qui n’avaient comme choix et comme issue que le suicide par des capsules de cyanure.

Principe de précaution

Le principe de précaution qui commençait à devenir à la mode à ces moments incitait les survivants du massacre, sous les neiges de Stalingrad ou les sables de Tobrouk à préférer une « mort douce » à une reddition sans confort et sans gloire. Vouer ses chers Allemands et nouveaux compatriotes à un tel destin n’avait à l’époque suscité aucune question particulière. Elle pouvait avoir été posée en ces termes : comment se fait-il que lorsqu’on voue à ses frères ou cousins un amour aussi intense, on les mette dans une position telle que les souffrances les plus aiguës, les plus insupportables leur soient réservées et destinées. Qui aime bien châtie bien est-il plus facile d’affirmer même et surtout quand on se classe parmi les juges aptes à faire expier des fautes impardonnables dont la sanction irrémédiable appartient à la disparition, la honte, la destruction avant tout espoir de résurrection, de rédemption ou de reconstruction de soi. C’est pourtant, au milieu des lance-flammes, des bombes à fragmentation, de l’énergie nucléaire diffusée au hasard des villes que l’homme a montré qu’il était indestructible. Les Juifs, les Roms, les Tsiganes, les indignes de la vie sont sortis morts ou vifs des camps sous scellées et barbelés, les vaincus ont nettoyé les décombres, imaginé une nouvelle architecture, comblé les trous laissés par obus et bombes lancés du ciel comme aurait pu l’être une bénédiction si on ne s’était pas trompé de cible et de victime.

L’homme indestructible ?

Rien à faire contre l’empereur de la nature malgré l’armement affuté contre lui. Écartelé, déchiré, éventré, il résiste encore contre les forces liguées contre lui qui ne souhaitent qu’une chose : qu’il disparaisse de la surface de la planète pour qu’enfin on puisse faire place à la biodiversité dans l’air, sous les océans et dans les entrailles de la terre qui offre la plus raffinée des cuissons aux chefs les plus prestigieux. Non pour que les cuisiniers des dictateurs grillent des saucisses mais pour que ceux des états les plus enclins à la démocratie servent les mets les mieux appréciés par les dieux, fassent entrer dans leurs assemblées les nouveau protagonistes du "care", promoteurs du souci de l’autre à partir d’une attention constamment soutenue, du sens de la responsabilité capable de transcender les générations, des liens qui unissent les acteurs de la politique, à ceux de la justice, des formes diverses prises par la déontologie avant que n’émerge moins souvent le concept universel du devoir de Kant que celui de l’étrange ressemblance entre "car"e et éthique lorsque tous deux se croisent, s’entremêlent pour cibler l’autre avec son visage dépeint par Lévinas qui ordonne plus qu’il ne guide le respect, la non violence, la paix et la préservation de l’autonomie.

Questionnement éthique :

1. Le "care" n’a que des rapports lointains avec la bioéthique même si cette discipline s’occupe de l’intérêt pour autrui d’un point de vue global incluant la médecine somatique et psychique, la prévention, la médecine prédictive et la santé publique.

2. Pour les diverses formes d’éthique appliquée, il est nécessaire de se livrer à des choix et de prendre des responsabilités après avoir décidé.

3. comment doit-on traiter le principe de précaution dans le domaine de la médecine ?

4. Quelle est la part jouée par le souci des autres qui représente la question cruciale dans le "care" tel qu’il a été transposé récemment dans un sens politique et social et dont la signification se heurte encore à des oppositions farouches ?

5. Cette incompréhension est-elle d’ordre politique, linguistique, culturel ?

2.