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Suicides en masse

La prison : une assistance au suicide ?

Que se passe-t-il en prison ?

dimanche 15 mars 2009, par Picospin

L’état des lieux de détention en France doit être plus que critiquable si l’on tient compte des multiples rappels à l’ordre parvenus dans l’administration au sujet de l’état catastrophique des lieux d’enfermement.

Destruction

Pour susciter une réaction d’autodestruction aussi immédiate après le début de l’enfermement, il faut que le choc de l’entrée en prison soit dur, instantané, brutal et insupportable. Comment expliquer cette réaction rapide, presque automatique à la mise en établissement pénitentiaire qui continue de poser les vieilles questions à propos de ce sujet délicat, controversé auquel des réponses diverse son apportées entre des groupes d’opinions opposées parmi lesquelles on compte ceux qui pensent « punition » et d’autres qui ne font allusion qu’à la mise à l’écart, la disponibilité d’une réflexion voire d’une rédemption comme le passé en a montré certaines. C’est ainsi qu’un jeune homme de 17 ans s’est suicidé à la maison d’arrêt de Moulins, dans l’Allier, ont indiqué, samedi 14 mars, des sources judiciaire et policière. "Le corps a été découvert à 3 h 30" dans la nuit de vendredi à samedi, a précisé la source judiciaire interrogée par l’AFP, ajoutant qu’il s’était "vraisemblablement donné la mort par pendaison" dans sa cellule individuelle. Le jeune détenu était incarcéré dans le quartier des mineurs depuis quelques jours seulement, en raison d’une révocation de sa peine avec sursis, a précisé la source judiciaire. "Il a déjà connu l’incarcération plusieurs fois", a ajouté cette source, sans préciser les raisons pour lesquelles le mineur avait été condamné. La direction régionale des services pénitentiaires Rhône-Alpes-Auvergne a quant elle répondu ne "pas communiquer" concernant les affaires de suicide.

Suicides en série

En février 2008, un mineur s’était suicidé dans l’établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de Meyzieu (Rhône), suscitant une polémique et une mise en cause de la direction pénitentiaire, alors qu’est dénoncée l’augmentation des suicides de détenus dans les prisons françaises. En février dernier, deux condamnés à de longues peines de la centrale de Moulins-Yzeure, toute proche de la maison d’arrêt, se sont évadés de manière spectaculaire à l’aide d’explosifs et mené une course-poursuite à travers le nord de la France avant d’être rattrapés. Faut-il que les larmes coulent du visage du Christ, comme l’imagine le prêtre signataire de l’article du Monde dans lequel il fait allusion à la mère excommuniée qui a du autoriser un avortement pour sa fille, violée et engendrée par son père. A ce propos, les mots tombent du stylo de notre homme d’église en ces termes : « Des mains qui ne voulaient rien posséder mais qui savaient donner pour vivre le Magnificat : "Il renvoie les riches les mains vides." Des mains qui ont su relever, caresser au lieu de frapper. Dom Helder Camara comprit que toute exclusion, maladie du cœur et de l’âme, est l’exclusion même du Christ. » Des mains qui ne voulaient rien posséder mais qui savaient donner pour vivre le Magnificat : "Il renvoie les riches les mains vides." Des mains qui ont su relever, caresser au lieu de frapper. Dom Helder Camara comprit que toute exclusion, maladie du cœur et de l’âme, est l’exclusion même du Christ.

Positions de l’Eglise

L’Eglise de Vatican II a mal de tous ces jugements, car elle sait qu’elle n’a pas d’autre mission que celle de l’amour. L’Homme de Nazareth nous offre la parabole du Samaritain : le prêtre et le lévite, enfermés dans leurs rites, sont incapables de porter secours à l’homme roué de coups. Ils ont gardé les mains propres, mais ils n’avaient pas de mains ou encore ils avaient une âme d’habitués qui ne mouille pas à la grâce, suivant les justes expressions de Charles Péguy. Le Christ dans son regard de miséricorde a préservé ces religieux en leur offrant l’intelligence du silence. Si nous ne pouvons pas supporter les blessures, ayons au moins à coeur de ne pas les aggraver par des mots qui déchirent. L’excommunication de cette maman et des soignants est celle de tout un peuple. Que d’enfants sont victimes du tourisme sexuel ou encore d’une charge de travail qui n’est pas de leur âge ! Il n’y aura donc personne pour dire assez de ces violences. Il n’y aura donc personne non pour excommunier mais pour offrir cette alternative qui fit dire au bon larron sur la croix : "Sur un regard, j’ai tout compris." Aime et tu comprendras. A cette mission pleinement humaine, l’Eglise est appelée. Il n’y a pas d’autres chemins pour nous approcher du plus divin.

Espérance détruite

Au diable, les fossoyeurs de l’Incarnation qui "in fine" détruisent l’espérance ! Cette approche n’est pas nécessairement celles de hommes d’Eglise qui ont eu à connaître de la question. Rien ne justifie que des garçons de 17 ans se suicident alors qu’on veut leur donner une nouvelle chance de vie. La prison n’est pas un mouroir, pas pour des adolescents, mais un lieu de rédemption, de résurrection d’une vie malheureuse, ratée mais toujours rattrapable. Qu’on ne fasse pas de la prison le lieu de programmation des suicides assistés pour une autre catégorie de personnes que celles qui le réclament parce que la qualité de vie telle qu’elles la ressentent ne leur permet plus de la supporter ou de l’endosser en conservant l’intégrité de leur jugement, de leurs raisonnements et de leurs réactions face aux problèmes posés par la vie.

Est-ce cela aussi l’éthique ?

Interrogations :

1. Quelles sont les causes réelles de la surpopulation dans les prisons ?

A : problème budgétaire

B : Trop de prisonniers c’est à dire de délinquants

C : Organisation défectueuse

D : Pas ou pas assez de sites de "reconversion" comme les services de médecine de
"post-soins"

2. Est-ce qu’on ne fait pas miroiter trop de leurres à ceux qui errent à la recherche du sens de leur vie, d’une activité qui leur permette de retrouver une dignité perdue à leurs propres yeux et à celle de la société ? par :

A : l’attrait du jeu

B : le commerce illicite : drogue, vols, recels,

C : en général l’argent trop facilement gagné : jeux ?

D : bourse (quand elle monte !!!)

3. Qu’est-ce qui pourrait motiver une population découragée, désespérée, à la recherche d’une motivation et d’un sens à la vie ?

A. sonder leurs rêves

B. présenter plusieurs propositions d’activités

C. montrer des cadres de vie plus facilement réalisables que d’autres

D. présenter un cadre professionnel moins compétitif, moins lourd, moins fermé que
celui qui leur est habituellement montré

4. Comment le lieux de formation comme l’école pourraient-elles mieux orienter ses élèves à la recherche d’une activité, d’une inventivité, d’un cadre de vie qui les satisfasse, corresponde à leurs aspirations ?

Répondez à ces questions et proposez les vôtres pour qu’elles puissent bénéficier à ceux qui sont à la recherche d’un mode d’existence qui les rende heureux, aptes à s’insérer dans la société et non à prendre la posture de l’exclus.

Sources :

"Les cahiers de la prévention du suicide" Comité éthique et scientifique de l’Union Nationale pour la Prévention du Suicide, janvier 2009 N°3
www.infosuicide.org - unps@wanadoo.fr

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