Ethique Info

Accueil > Société > La recherche du Bonheur selon Sarkozy

Avec l’aide de ses conseillers intimes et fidèles...

La recherche du Bonheur selon Sarkozy

Vers une nouvelle ère...

mardi 15 septembre 2009, par Picospin

A moins d’explorer l’univers et de chercher pour découvrir des paradis dépourvus de fiscalité, le seule voie est de se procurer le bonheur pour soi-même, la collectivité à laquelle on appartient et de redéfinir les conditions du bien-être qu’on assimile de plus en plus à l’état de bonheur quelles que soient les caractéristiques dont on l’affuble.

Le Président accompagné dans son raisonnement et de ses justifications pour telle attitude plutôt qu’une autre par l’un de ses conseillers intimes, disons M. Gaino, pourrait avoir quelque sympathie pour l’utilitarisme en raison de ses affinités électives pour la philosophie venue de l’autre côté de la Manche et au-delà des Etats-Unis. C’est une théorie morale initiée par Jeremy Bentham et John Stuart Mill aux environs de la fin du 18è siècle par un penseur particulièrement obsédé par la réforme du système carcéral et de l’éducation qui, comme, par hasard sont les thèmes les plus chauds de la vie sociétale en France. Il n’est pas certain que l’argument de l’hédonisme ait été le plus percutant et qu’il colle parfaitement à la conception du bonheur des Français. C’est en effet une forme de morale qui affirme que le bien final, le but suprême de la vie est le bonheur. Cette conceptions avait déjà été chaudement défendue par Epicure lorsqu’il reprend à son compte la conception matérialiste des atomistes affirmant que tout est composé d’atomes invisibles et qu’il considère que les dieux ont peu d’influence sur le monde et que l’homme doit rechercher le bonheur au sens du bien-être. La souffrance serait de plus courte durée que le plaisir et la mort n’est rien si ce n’est la dissolution des atomes qui composent le corps ce qui implique qu’il est inutile de redouter une vie dans l’au-delà. La sagesse pour l’homme est de mener une vie exempte d’anxiété et si la morale a une finalité, c’est celle de maximiser le plaisir que peut procurer la vie. Un correctif mérite d’être accolé à ces définitions c’est celui de la distinction entre plaisirs intellectuels et charnels de manière à faire pencher la balance du côté des premiers lorsque la véritable recherche du plaisir en tant que finalité suprême de la morale sort largement gagnante de cette petite (ou grande) compétition intime. La chose juste à faire en toute occasion est celle qui vise à procurer le plus grand bonheur pour le plus grand nombre. Arque bouté sur ses convictions, il s’empresse de critiquer les termes de la Déclaration des doits de l’homme pour leur reprocher de ne pas avoir fondé le droit sur le principe de maximisation du plaisir et de minimalisation de la souffrance. De ce fait, l’utilitarisme est fondé plus sur les résultats escomptés d’une action que sur le sens inhérent de ce qui est juste ou injuste. Au-delà on aborde le champ toujours fertile du religieux dont nous parlerons prochainement.