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La succession des ères

jeudi 10 mai 2012, par Picospin

Dans une de ces dernières, on s’est cru obligé d’entonner le chant des partisans pour la faire remonter à la surface alors que d’autres l’avaient pendant trop longtemps maintenu entre les couches plus profondes d’une croute terrestre qui s’est contentée d’accueillir en son sein mystérieux les cadavres jetés comme dépouilles de rats dans les fosses communes des indignes de la vie, plus que des indignés dont se régale notre ami Hessel, désormais idéologiquement accouplé à l’empereur de la complexité, Edgar Morin.

Un Président bien élu

Pendant ce temps, le Président élu, avant de prendre ses fonctions utilise la totalité de son cerveau si solidement construit par les Grandes Ecoles prestigieuses de la République pour reconstruire ce qui a été déconstruit pendant 5 ans, si ce n’est plus par des fossoyeurs qui n’avaient plus à leur disposition les structures pourtant mises à leur disposition par les « hautes » institutions bâties à prix d’or intellectuel et budgétaire pour offrir à une jeunesse trépignante les pierres et autres matériaux que celle-ci réclamait à grands renforts de cris désespérés pour édifier leurs outils indispensables à leur mise en conformité auprès des institutions d’excellence nationales et internationales auprès desquelles ils pouvaient chercher la perfection, le frottement aux autres, seul capable de générer les étincelles qui allument les feux de joie, rassemblent les convictions et dispersent les cendres de la sagesse. Beaucoup de ceux qui avaient critiqué, saisis par le doute sur les capacités d’un personnage mystérieux, avançant trop masqué au milieu de la foule revenaient d’un arc dit de triomphe, rasséréné, amputé du doute qui mine les plus convaincus et assagi après les soubresauts imposés par un leader confondant trop souvent agitation avec action et réaction avec action.

Trépidations risquées

Ces trépidations avaient fini par gagner les esprits et les corps les plus solides en même temps que les plus flexibles à l’instar des roseaux décrits par Pascal à ceci près que ce sont les épaules qui se soulevaient en saccades avec le risque toujours présent d’une contamination sur les organes situés au-dessus d’elles et les multiples contusions que les neurologues craignent de constater sur les enveloppes cérébrales à le suite de traumatismes à répétition. La notion de traumatisme crânien ou traumatisme cranio-cérébral couvre les traumatismes de la partie haute du crâne et du cerveau. Les manifestations cliniques dépendent de l’importance de l’impact et des facteurs associés comme l’âge, les pathologies préexistantes et les traumatismes associés. De par la situation anatomique de la tête, le traumatisme crânien est souvent associé à des traumatismes du rachis cervical, du visage et des yeux. Les séquelles immédiates et à distance des traumatismes cranio-cérébraux sont souvent la conséquence des lésions engendrées sur le cerveau et la moelle épinière cervicale. Elles grèvent l’avenir des victimes et de leurs familles et leur coût social et financier est élevé. Les traumatismes crâniens peuvent être légers sans perte de connaissance et sans fracture de crâne, moyens avec une perte de connaissance initiale ou accompagnés de fractures de crâne et graves, associés à un coma initial, associés ou non à des fractures de crâne.

Progrès médicaux

Malgré les progrès réalisés par la prise en charge rapide des traumas crâniens, plus de 50 % des cas graves décèdent ou gardent un handicap à vie. Le pronostic est le plus souvent lié à l’importance des signes et lésions initiales survenues au moment de l’accident. La République l’a échappé belle si l’on songe aux conséquences graves du moindre traumatisme crânien, surtout si ce dernier n’a pas bénéficié de la prise en charge la plus rapide possible. La justice est-elle sauve après cette élection ayant porté au sommet de l’Etat le plus méritant sinon le plus brillant des candidats, émoulu flamboyant des Ecoles de la République, d’où il a aspiré les connaissances les plus utiles pour gouverner. Sinon, à quelle fin aurait correspondu la création des écoles comme l’ENA ou la copie conforme des Grandes Ecoles de commerce et de culture générale comme HEC qui est devenu un des instruments les mieux adaptés à l’art de la direction de l’Etat par rapport à ceux, moins conformes, de la défense des accusés, même si cette tâche reste fondamentale à l’heure où les accusations sans fondement pleuvent sur le citoyen, le délit de faciès guide les mises en examen et les contrôles d’identité se multiplient comme poissons dans l’eau du Lac de Tibériade.

Intéressant documentaire

Le reportage qui a immédiatement suivi la fin des élections constitue une réalisation proche d’une prouesse dont l’originalité et la qualité sont à louer. Les comportements des acteurs de l’élection sont disséqués à la manière d’un entomologiste en train de découper les yeux et les pattes d’une araignée sauteuse pour découvrir quels étaient les mécanismes qui avaient animé les actions mûrement réfléchies des candidats et de leurs équipiers. Leur niveau laissait parfois à désirer. Il était inégal au niveau de l’expression, de la réflexion, du savoir et de l’originalité des techniques et des tactiques à utiliser pour contrer l’adversaire. De cette collectivité émergèrent les leaders du Front National, Marine en tête et parfois aussi son vieux père. Du côté des socialistes, le directeur de campagne Michel Sapin, sans doute promu à un plus grand destin s’il remplit ses chances de nomination au Ministère des Finances, le candidat Hollande, sans doute le meilleur de tous mis à part la foudre Mélanchon. Si le peuple de France rend un hommage fervent à la réconciliation entre les parties du paysage clivé par la politique, il est moins glorieux que les échanges rapportés dans le documentaire ne mentionnent à aucun moment les objectifs « patriotiques » des élections ni des références prégnantes sur des thèmes aussi essentiels que les objectifs éthiques, les problèmes téléologiques, ou simplement la morale à respecter dans l’entreprise électorale.

Sujets étriqués

Les discussions et débats rapportés restent confinés aux domaines plus qu’étriqués de la tactique purement électoraliste aussi bien du côté des candidats que de celui des membres influents des partis et des conseillers spéciaux dont les influences sont parfois opposées ce qui ne contribue pas au succès des entreprises dont certaines sont vouées dès le départ à l’échec comme ce fut le cas pour le Président sortant qui par ses effets de bling bling s’est attiré l’hostilité de tout un peuple, déboussolé par ses trajets tortueux et zigzaguant.