Ethique Info

Accueil > Société > Civilisation > Langues étrangères en France

Langues étrangères en France

lundi 28 mai 2012, par Picospin

En quoi est-il ou se croit-il si différent des autres pays qui n’hésitent pas à recourir à toute version des évènements, de l’histoire, du roman ou de l’écriture d’essais en provenance ou à destination de linguistes qui n’auraient pas la chance de posséder une expression maternelle en provenance des dialectes hexagonaux. Les mésaventures liées à la méconnaissance ou au mépris de tout ce qui provient de l’étranger est tel que la formation et la composition des gouvernements, la nomination aux postes clés dans les grandes organisation dépend plus de la capacité du nouvel occupant à maitriser une langue universelle ou au minimum celle parlée couramment dans le pays d’accueil du représentant français qu’à sa compétence dans tel ou tel domaine de son activité ou de sa spécialité professionnelle.

C’est pour toutes ces raisons que l’on est allé chercher un professeur d’allemand à la retraite, par ailleurs doué, sympathique et compétent, pour tenter de séduire une de ses collègues allemandes à l’occasion de négociations diplomatiques et financières difficiles aussi bien pour la France que pour l’union européenne. Il s’agit de Mme Merkel - pour ne pas la nommer - que le précédent exécutif a tenté de conquérir en remplaçant l’échange verbal indispensable à la bonne conduite des négociations par des rapprochements corporels que cette dame, par ailleurs physicienne de haut niveau et humaniste de grande culture n’appréciait que médiocrement. De même avait-on cru devoir remplacer un professeur d’économie à la dérive pour comportements réprouvé habituellement par les forces bien pensantes par une spécialiste de la finance dont la plus grande qualité était moins le niveau de son expérience technique que la possession de l’anglais. Cette connaissance semble être si rare en France et si ardue à recruter que le choix a été dicté par la fluidité de la langue de Shakespeare, convertie à l’américain du fait d’un long séjour aux Etats-Unis où elle avait entamé et poursuivi une longue carrière dont peu d’expatriés avaient eu la persévérance de remplir avant de retrouver au plus vite le cocon douillet de l’hexagone avec ses doux paysages, ses clochers sonnants et ses coqs chantant au réveil. Les oiseaux qui roucoulent et chantent juste sont donc rares en pays gaulois malgré sa longue imprégnation involontaire par les armées romaines puis, bien plus tard germaniques. On se demande avec angoisse comment faire pour enseigner à la nuée des enfants des nouvelles générations ces fameuses langues de l’au-delà qui freinent les voyages, culpabilisent enseignants et enseignés et bloquent les échanges quand ils deviennent impérieux à l’époque de la mondialisation dont le refus continue de se manifester par l’hostilité des votants si l’on en croit les scores impressionnant obtenus par les fanatiques de la fermeture des frontières, de la méfiance et de la protection agressive de l’étranger. On change les programmes, on modifie les horaires, on allonge puis on raccourcit les longues périodes de vacances sans succès pour une raison qui peut devenir une hypothèse. Celle du désintérêt pour l’autre, cet autrui qui est à la base de civilisation, de la culture et de la société du fait même que l’homme est un animal social qui a impérativement besoin d’échanger avec autrui pour s’enrichir de ses biens spirituels avant de les transmettre et de les répandre. Pendant ce temps, toute l’Europe du Nord, la Scandinavie, la plupart des pays de l’Europe centrale et de l’est apprécient davantage d’avoir un accès même limité à l’anglais que de rester cloitré dans leur propre langue maternelle au risque de les isoler, de placer des canons à leurs frontières comme accueil chaleureux, alternative à une vie sans agressivité, menée avec amitié, cordialité et bienveillance. Se poser des questions est bien. Les multiplier pour en conclure l’inutilité, en répéter l’ineptie, la redondance est sans doute pire que de commencer sans retard à sortir de l’obscurantisme ambiant les richesses intellectuelles, les capacités des jeunes cerveaux avides d’informations est pire. Alors qu’un rapport remis à l’ancien ministre de l’éducation nationale préconise une sensibilisation aux langues dès la maternelle, les parents sont tentés d’inscrire leurs enfants dans des cours privés. Chez les Petits Bilingues, les bambins peuvent écouter de l’anglais avec leurs parents dès l’âge de 1 an et s’initier seuls à la langue de Shakespeare à partir de 3 ans, en faisant de petites danses, en chantant ou en coloriant. Alors qu’un rapport remis à l’ancien ministre de l’éducation nationale préconise une sensibilisation aux langues dès la maternelle, les parents sont tentés d’inscrire leurs enfants dans des cours privés. Chez les Petits Bilingues, les bambins peuvent écouter de l’anglais avec leurs parents dès l’âge de 1 an et s’initier seuls à la langue de Shakespeare à partir de 3 ans, en faisant de petites danses, en chantant ou en coloriant. Est-il judicieux de les faire démarrer si tôt ? " Pour qu’un enfant commence l’apprentissage d’une seconde langue, il faut d’abord qu’il ait conscience de ce que parler veut dire, et ce dans sa langue maternelle ", répond le linguiste Alain Bentolila. " Parler, c’est s’appliquer à laisser une trace de lui-même dans l’intelligence d’un autre. " Sinon, prévient-il, " les fondations fragiles de la langue maternelle condamneront l’apprentissage de la langue étrangère. Avant 3 ans, cela me semble en tout cas très précipité. Le directeur du département pédagogie au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, estime que l’on peut commencer à jouer d’un instrument dès l’âge de 3 ans, à condition que ce soit sous forme ludique, et sous le contrôle de professionnels formés aux méthodes actives. Ces méthodes font de l’enfant un acteur, et non un auditeur passif. Il s’imprègne de la musique avec ses sens et non son intellect, allie musique et mouvement, improvise.
Alors qu’un rapport remis à l’ancien ministre de l’éducation nationale préconise une sensibilisation aux langues dès la maternelle, les parents sont tentés d’inscrire leurs enfants dans des cours privés. Chez les Petits Bilingues, les bambins peuvent écouter de l’anglais avec leurs parents dès l’âge de 1 an et s’initier seuls à la langue de Shakespeare à partir de 3 ans, en faisant de petites danses, en chantant ou en coloriant.
Est-il judicieux de les faire démarrer si tôt ? " Pour qu’un enfant commence l’apprentissage d’une seconde langue, il faut d’abord qu’il ait conscience de ce que parler veut dire, et ce dans sa langue maternelle " Parler, c’est s’appliquer à laisser une trace de lui-même dans l’intelligence d’un autre. Les fondations fragiles de la langue maternelle condamneront l’apprentissage de la langue étrangère. Avant 3 ans, cela semble en tout cas très précipité ". L’on peut commencer à jouer d’un instrument dès l’âge de 3 ans, à condition que ce soit sous forme ludique, et sous le contrôle de professionnels formés aux méthodes actives. Ces méthodes, qui portent le nom de leur initiateur, font de l’enfant un acteur, et non un auditeur passif. Il s’imprègne de la musique avec ses sens et non son intellect, allie musique et mouvement, improvise. des bambins de 3 ans sont ravis de faire tourner des tuyaux harmoniques aussi grands qu’eux : plus ils vont vite, plus le son est aigu. Ils s’amusent à bouger en rythme sur La Marche de Radetzky, de Johann Strauss, comme des soldats, sur chaque temps, ou comme des éléphants, tous les deux temps : " Ils font ainsi des noires et des blanches sans le savoir ". Le problème, c’est que nos méthodes sont peu implantées en France ", On va ouvrir en septembre une classe pour les enfants de 4 ans pour y développer le travail d’" éveil sensoriel " théorisé dans une méthode. Nous faisons de petits jeux qui permettent de reconnaître les sensations telles que le salé et le sucré, le doux et le rugueux, le dur et le mou, ainsi que l’odeur de trois fleurs, Nous ne nous contentons pas de travailler l’audition, Ainsi, l’enfant peut être capable de s’ouvrir à d’autres arts, comme la danse ou les arts plastiques. Et si l’on lisait Stefan Zweig : « j’employai mon temps à des traductions de langues étrangères ce que je tiens encore pour le meilleur moyen dont peut disposer un poète pour saisir le génie de sa propre langue de façon plus profonde et créatrice. Le fait que chaque langue étrangère par ses tournures particulières et ses idiotismes offre d’abord des résistances au traducteur dans son travail… sollicite toutes les ressources de l’expression qui ne trouveraient pas à s’appliquer si elles n’étaient l’objet d’une recherche. La lutte pour intégrer de vive force dans sa propre langue en lui conservant la même plasticité a représenté pour moi une forme singulière de joie artistique. »