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A propos des triomphes du cinéma français

Le 7è art n’est-il qu’un art ?

Quelles raisons ?

jeudi 29 décembre 2011, par Picospin

On sait que ce mot est devenu magique si l’on considère qu’il est employé très souvent sinon trop souvent pour trouver un alibi ou plusieurs à la précarité réelle ou supposée de la situation financière, économique et budgétaire d’une bonne majorité des pays peuplant notre planète en surchauffe.

Réchauffement climatique

Cette dernière dénomination ne s’applique qu’à la situation climatique, ou mieux météorologique avec ses conséquences, le réchauffement comme l’attestent les dernières statistiques qui parlent des températures les plus élevées qu’on ait constatées sur notre globe pour l’année 2011 depuis au moins une centaine d’années. On se réjouit que le handicap consécutif à situation ne se manifeste pas au niveau culturel dans un certain nombre de pays, auxquels appartient naturellement la France qui a su ménager la chèvre et le chou, entendez par là conserver une marge de manœuvre suffisante pour que les citoyens de ce pays puissent oublier dans les salles de spectacle, d’exposition, de cinéma, de musique ou de théâtre les déboires consécutifs aux embarras politiques qui s’introduisent dans les foyers sous la forme de la panique au triple A, menace que font peser sur les classements financiers les attributions des notes d’excellence pour les pays qui ont su le mieux préserver leur intégrité économique c’est à dire leurs possibilités d’emprunt au tarif le bas pour conserver ou relancer leur économie. A cet égard Les têtes de série sont la Suède, l’Allemagne et même la France contre d’autres communautés comme l’Irlande, l’Autriche, ou les Pays-Bas.

Des dieux bénéfiques

A quel dieu bénéfique pensez-vous que se soit adressé le Roi de France pour obtenir un score aussi flatteur et rassurant pour les bons sujets de la République. Au dieu cinéma qui bat tous les records d’entrée dans les salles et lance une industrie qui a depuis longtemps quitté le stade artistique ou esthétique pour enfourcher celui du commerce, de l’industrie et de la médiocrité. Lancer à une époque aussi nauséabonde sur le plan de l’éthique et sinistre sur celui de l’ambiance pessimiste ou optimiste une série de pellicules faites pour enfourner la tête de l’autruche au fond de l’obscurité des salles du même nom est une idée de génie qui permet à l’industrie de sauver son activité, aux artistes de ne pas sombrer dans la drogue ou l’alcoolisme et aux techniciens de conserver leur savoir faire hérité des enseignements des pionniers du cinéma dont ont fait partie certains metteurs en scène et créateurs de l’époque héroïque de ce qu’on cesse d’appeler le 7è art. Oublier ses soucis, sa pauvreté, son chômage dans des fauteuils acquis pour moins de 10 € dans les salles dites obscures est un refuge acceptable pour les plus démunis comme on se plait à le dire en haut lieu où on vit à l’écart de ces soucis.

Office d’équilibre

Pour la France donc, le cinéma sert d’office d’équilibre budgétaire et de renflouement de la situation dite culturelle dans laquelle le Ministre croit jouer un rôle majeur du fait de son ancienne incursion dans une mise en scène d’un opéra qui pour un début n’avait pas été trop mal réussi. Avant de crier victoire, peut-être faudrait-il aller fouiner dans d’autres domaines comme celui de la préparation des élites à une véritable vie artistique dans les vingt années à venir. Il s’agit bien entendu de la formation, de l’éducation privés d’éducateurs et de professeurs, d’artistes indépendants voués au chômage, d’enseignants découragés par le niveau des enseignés et d’autres au bord de la dépression ou du suicide par épuisement.

Un antidépresseur

Le cinéma efface toutes ces rides et ces dépressions à coups de succès inattendus de la part d’inventions tout juste capables de sortir hors de l’eau la tête des naufragés qui parviennent à trouver dans l’air assez d’oxygène et d’azote pour survivre. Quelle inspiration culturelle chercher dans des œuvres françaises actuelles qui remportent des succès exceptionnels au cinéma moins par le charme qu’elles exercent sur les spectateurs que les soucis et misères qu’elles font oublier par ces temps maussades, les comportements honteux des missionnaires et les combines des hauts responsables qui rendent suspicieux les plus naïfs, les plus confiants, les plus ingénus et les plus innocents. C’est par ces voies que se perd la démocratie et se gagne le totalitarisme.