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De Tolstoi à Obama

Le Guerre et la Paix

Démocratisation de la bourka

vendredi 11 décembre 2009, par Picospin

Le nouveau Président des Etats-Unis, Barack Obama apporte dans son escarcelle une vision tout aussi binaire lorsqu’il veut faire la paix avec les Afghans tout en renforçant son dispositif militaire pour influencer leur conduite, leurs projets et qu’ils rejoignent un axe politique et militaire qui les obligerait à accepter des conditions de cessez le feu pour permettre aux troupes de l’occident de rentrer à la maison, chausser les pantoufles du confort moral et physique avant de s’attaquer à d’autre problèmes du même type à régler dans d’autres horizons et dans un environnement différent de celui de la cueillette du pavot même si celui-ci fournit quelque joie éphémère lorsque l’on se trouve sous son emprise.

D’aucuns reprochent à Obama d’avoir cherché un prix Nobel qu’il ne méritait pas car il se synchronisait avec le renforcement d’hostilités par un apport supplémentaire de troupes susceptibles de clore une guerre déjà trop longue et dépourvue de sens alors que ce qu’attendent les « bons » Afghans c’est de recevoir une éducation suffisante, de recouvrer leur dignité et d’éviter l’enlisement dans une politique culturelle et religieuse dont peu comprennent le sens. Que l’on fournisse de l’opium au peuple d’un côté comme de l’autre d’une ligne imaginaire qui passe quelque part du côté du Pakistan et s’accroche aux sommets du territoire écorché de montagnes afghanes ne saurait ni justifier, ni excuser les agissements des fauteurs de guerre qui tuent dans les défilés et les gorges de reliefs déchiquetés comme le deviennent les hommes soldats ayant eu la malchance de se trouver comme cibles sous les rafales des armes russes abondamment livrées ne rend guère compte d’escarmouches interminables auxquelles assistent, de l’indifférence à l’enthousiasme, les femmes invisibles vêtues de noir et méconnaissables qui provoquent l’ire de notre Président de la République qui vient à peine de prendre connaissance d’une réalité aussi difficile à digérer qu’à négocier. Affirmer que le Président des Etats-Unis n’a guère mérité son prix tient d’une opinion partisane dans laquelle l’antiaméricanisme primaire en général et celui des Français en particulier montre sa réalité, sa constance et son caractère plus passionnel que rationnel. Il n’est pas venu les mains vides, à partir de ses royaumes étrangers dont beaucoup d’autres aussi ont débarqué pour prendre des rennes, redresser la morale, apporter de l’éthique et gouverner sans lâcher les principes auxquels on croit fermement, sans se départir d’une souplesse dans les négociations qui donne toute sa valeur, sa signification et son caractère humain binaire à l’activité politique, stratégique et diplomatique. Pour l’avoir oublié, de nombreux démons irréfléchis se précipitent chaque jour sur les auteurs de ces rapports nationaux et internationaux dont les résultats les plus spectaculaires ne sont pas loin de la construction d’un régime d’assurances maladie digne d’un grand pays développé, d’un tamponnement efficace d’une dérive mondiale dans les relations financières et commerciales et de restitution à une nation de ses valeurs, de sa dignité mise à mal par l’ouverture de prisons indignes, de comportements militaires discutables et d’une perte de prestige radicale construite par des années de sacrifices humains et d’efforts de guerre sans précédent dans l’histoire dans le seul but de rétablir où cela était possible une démocratie mise à mal par des siècles d’idéologies fallacieuses aboutissant aux exterminations et aux massacres génocidaires que tout le monde connait et dont les conséquences ne sont pas prêtes à s’éteindre.