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Quels nettoyages ?

Le "Kärcher" : un bon produit ?

Les indésirables ou les flaques de sang ?

jeudi 12 mars 2009, par Picospin

Kärcher est reconnu dans le monde entier comme le spécialiste du nettoyage en profondeur : nettoyeurs haute pression, mais aussi aspirateurs, nettoyeurs vapeur et pompes : découvrez sans attendre nos produits innovants et confortables pour le nettoyage de votre maison et de votre jardin ! Des débats commencent d’ores et déjà à s’installer de ci de là, à l’Assemblée, au Sénat où se font entendre les voix tonitruantes des derniers gaullistes de la première heure que le Président actuel n’a pas connu pour de simples raisons chronologiques et à un moindre degré spatiales puisque s’il y avait autrefois une charmante émission de radio qui s’appelait « du Danube à la Seine » c’était moins pour accoupler ces deux fleuves que pour en évoquer la musique faite de valses viennoises et d’accordéons musette.

Un arrosage au-delà du Rhin ?

On est prié d’appeler cet engin par son véritable nom qui se prononce KAE plutôt que KA puisque la A est surmonté d’un tréma qui transforme la prononciation du KA en KE, ce qui a son importance pour un germanophone. Cette fois, on ne s’est pas contenté d’arroser la Plaine Saint-Denis, mais grâce à la puissance du jet de l’instrument répertorié, à propulser l’eau de lavage au-delà de la frontière du Rhin pour atteindre les environs de Stuttgart où, pas plus que dans la banlieue parisienne, ce puissant instrument venu d’Allemagne n’a réussi à débarrasser la région infestée d’éléments indésirables des corps composés les moins purs et de ce fait les plus nocifs des populations que certains continuent de qualifier d’humaines. Echec donc malgré la qualité et la puissance des jets, de l’incomparable qualité de l’eau qui, au lieu de chasser les intrus, n’a réussi qu’à laver le sol des traces de sang laissés par des bandes rivales armées jusqu’au dents et décidées d’en découdre. Ces manifestations de haine se sont produites hier aussi bien dans nos banlieues pour détruire des écoles qu’en Allemagne pour y tuer des collégiens innocents et aux Etats-Unis sous le calme Obama pour se livrer à des massacres qui sont devenus monnaie courante dans ce pays. Si l’on peut parler de monnaie à un moment où elle manque le plus pour certaines catégories de la population, qu’on appelle en général « les plus démunies ». De quoi ?

Drames

Moins de moyens de subsistance que de foi, d’espérance et de confiance en l’avenir ? Devant des drames qui se présentent sous formes de massacres, le langues se délient, des questions se posent par des individus, des parents, des associations, des médecins, des pédo-psychiatres médusés devant tant de violence gratuite, d’instincts meurtriers. Que se passe-t-il dans la tête des meurtriers pour que des jeunes qui n’ont pas encore commencé leur vie, la perdent si vite, n’ont pas le temps de pousser leur premier cri qu’ils passent déjà directement au dernier soupir. Des détectives, des criminologues sont interrogés à tour de rôle pour qu’on explique aux parents angoissés par une tel déferlement de haine quelles sont les raisons de tels carnages, apparemment sans raison, sans motif valable. Les réponses arrivent, doucement, progressivement, souvent après mûre réflexion comme pour expliquer l’inexplicable, pour justifier l’injustifiable, le délire, la folie, celle sans doute qu’avait déjà évoquée en son temps un certain Michel Foucault lui aussi pris dans les mailles d’un destin inexorable qui l’a précipité dans la mort alors qu’il ne cessait de réfléchir à une société dont il comprenait les mécanismes de fonctionnement mais dont les comportements le laissaient souvent sans réponse sinon pour mettre au compte de la folie les étranges agissements, humeurs, conduites, états d’âmes des créatures volontiers confondues avec l’essence divine.

Voie sans issue

Cette voie ne menant à rien d’autre qu’à un chemin sans issue, on ressortit pour en avoir le coeur et surtout l’esprit nets, les propos et hypothèses du penseur de Vienne qui extirpait du cerveau obscur de l’être humain, toutes les cavernes secrètes, les dédales et labyrinthes qui ne menaient que rarement vers des routes ensoleillées bordées de peupliers mais plongeaient dans l’opacité, la noirceur des ténèbres, bien avant qu’on ne découvre les fameux trous noirs qui représenteraient les 97% de l’univers. Le passage dans l’adolescence passe par le souvenir des souffrances accumulées, des rancœurs esquivées, dans ces lieux de blessures, de déchirements, d’épreuves douloureuses, d’orages et de malédictions que sont les lieux de formation, d’apprentissage, d’instruction. Ils ne devraient figurer que des images de bonheur, d’espoir, de joie dans la liberté, la jouissance de humer les odeurs de la terre, des près, de arbres qui montrent les chemins vers le ciel. Cette joie de vivre n’est pas donnée à tout le monde. Certains, même les plus calmes, les moins démonstratifs, son saisis par la haine de soi, le plaisir de la mortification, le besoin impérieux de la destruction de soi-même et des autres. A ce moment, apparaît dans le tiroir, le scintillement d’une arme fabriquée n’importe où, dans un pays inconnu. Qu’il est doux à ce moment de la saisir, de nier le monde autour de soi et de déclencher les tirs qui apporteront dans les familles la disparition des enfants, dans les coeurs, la détresse et dans les nuits d’encre le remords.

Cela s’appelle le suicide.

Beaucoup y pensent, certains le réussissent parfois, toujours trop souvent.