Un autre regard sur les questions éthiques
 

Lettre d'information
Votre adresse email
Format de réception :

Les 5 derniers articles de cette rubrique :
- Bien se nourrir : de l’homme à l’animal ou l’inverse ?
- Les chimpanzés naissent en Afrique
- Un avis fondé par une institution prestigieuse
- La forme déguisée du racisme ?
- Les autopsies ont-elles encore un avenir ?

Sur le même sujet : histoire
- Enchanter le monde ?
- Coût d’une démocratie
- En Afghanistan, on marche en avant ou en arrière ?
- Démocratie ou "Contre-démocratie" quel avenir ?
- Le Pape et la Science

Sur le même sujet : France
- Pourquoi tant de victimes ?
- Lectures ou jeux vidéo ?
- Le succès français des séries télévisées américaines
- De Paul Klee à Benjamin et à son ange...
- Le 7è art n’est-il qu’un art ?

Sur le même sujet : éducation
- Les démangeaisons d’Allègre
- La nullité ouvre-t-elle à l’espérance ?
- L’efficacité du préservatif
- Jeux de mains, jeux de vilains ?
- Interdiction du vin en France... ?!!!

Sur le même sujet : Etats Unis
- Vingt hommes dans un bateau
- Un prodige sur les bords du Rhin
- Economies (de bouts de chandelles) ?
- La sagesse des banquiers
- Revisiter les écoles de commerce

Sur le même sujet : New York Times
- PSA et cancer de la prostate
- Un Congrès enlisé et menacé
- Où coucher ce soir ?
- Nouveau prêcheurs et pécheurs de la paix
- De la famille Kennedy à l’autisme

Sur le même sujet : Royaume-Uni
- Fin du patriotisme économique ?
- La Reine oubliée
- Vivre dans la prairie ou dans une tour ?
- Inventions au Royaume Uni
- Quels diables et quels sorciers ?

Sur le même sujet : Newton
- Les énigmes de la naissance de l’univers seront-elles résolues par des collisions ?


Sciences

Chamboulements au Vatican ?
Le calendrier grégorien : un grand saut à travers les siècles ?
Les difficultés techniques d’installer un calendrier qui corresponde aux lois de l’attraction universelle

Article rédigé par Picospin le vendredi 29 février 2008

Sur ce problème ont buté de nombreux organisateurs de calendriers qui ont été incités à multiplier des corrections bien plus maladroites que le simple rajout d’un jour supplémentaire en Février. La plupart des premiers calendriers ont été fondés sur les phases de la lune.



Des mois raccourcis

Chaque cycle de 29,5 jour équivalait à un mois ce qui n’attribuait que 10 mois à chaque année. Il en résultait qu’il y avait trop peu de mois, donnée qui ne pouvait être corrigée, même si on ajoutait deux mois supplémentaires. Cette correction ne suffisait pas à faire coïncider le calendrier avec les saisons. C’est alors qu’un groupe de prêtres romains fut chargé d’ajouter des jours dans l’année. Cette tâche ne fut pas accomplie correctement car il était assez facile de les corrompre. Ils ajoutèrent et retranchèrent les jours supplémentaires soit pour des raisons personnelles ou des bénéfices financiers ou encore la prolongation des mandats de leurs amis candidats à un poste où le pouvoir s’exerçait aussi longtemps que possible. A l’époque de Jules César, le calendrier avait 90 jours de trop. Sur les conseils d’un astronome, a créa un calendrier basé sur le temps que prend la terre pour faire le tour du soleil. Pendant l’an dit de confusion, en 46 av. JC, César a allongé la durée de quelques-uns des mois en y ajoutant deux mois de façon provisoire pour corriger les erreurs commises par ces mesures.

Une vie plus longue ?

Les Romains heureux de ces initiatives crurent que par ces manipulations leur vie en avait été prolongée. Il serait maintenant impossible d’acheter des emplacements publicitaires de cette manière. De ce fait, en 45 av JC le calendrier redevint synchrone avec les saisons. Ces corrections incessantes n’ont rien fait pour que le tour de la terre autour du soleil sot accompli en exactement 365 jours. En réalité il continua de durer 5 heures et 49 jours de plus. C’est en ajoutant un jour tous les 4 ans que César put venir à bout de cette congruence. Même après cette ultime correction, la nouvelle disposition aboutit organiser une année trop longue de 11 minutes. Vue de loin, cette modification ne paraît pas très importante et vous n’auriez aucune raison de saisir la différence au cours de la vie. Ces ajustements successifs finirent par allonger la durée du calendrier de 10 jours au milieu du 16è siècle. Le glissement progressif a eu des conséquences considérées comme sérieuses sur le moment de célébrer Pâques. Devant ce constat, une commission nommée par le Pape Grégoire XIII a proposé d’ôter 10 jours du mois d’octobre pour cette année. Pour être sur que le calendrier pourra être corrigé, les années bissextiles furent soustraites à partir de la dernière année de la plupart des siècles. Ce ne sont que ceux divisibles par 400 qui seraient susceptibles d’être affectés d’un jour supplémentaire. Ce qui signifie que 1600 était une année bissextile ce qui ne pouvait être le cas ni de 1700, ni 1800, ni de 1900.

De nombreux détours

De cette façon, le calendrier n’aurait gagné qu’une demi-minute par an. Il faudra 2.880 ans avant de devoir ajouter un autre jour. C’est par ces détours qu’arriva le calendrier grégorien. Ce n’était pas assurément le moment idéal pour établir un nouveau calendrier. Comme la Réforme avait inondé l’Europe, les Protestants avaient eu beaucoup de mal à accepter les initiatives du Pape. Les nations utilisèrent leurs propres voies pour entreprendre les corrections nécessaires au rétablissement d’un calendrier approprié. En Belgique, par exemple, le calendrier s’étendit du 21 décembre 1582 jusqu’au 1er janvier 1583 ce qui eut pour conséquences de priver des fêtes de Noël toutes les populations de ce pays. C’est au même moment que la Grande Bretagne adopta le calendrier en 1752 ce qui obligea ses habitants à supprimer 11 jours de leur calendrier et partant de leur vie. Des émeutiers descendirent dans les rues pour protester contre cette législation en chantant « rendez-nous nos 11 jours ». C’est sur ces manifestation que se termina cette étape de remise à jours du calendrier.

Questionnement :

1. Peut-on ou doit-on entreprendre une réflexion éthique sur cette narration historique ?

2. Peut-on considérer que les conduites discutables des commissions chargées de corriger le calendrier sous les instigations de Grégoire XIII peuvent constituer un objet de débat ?

3. Est-il nécessaire ou souhaitable de mettre l’éthique à toutes les sauces ?

4. Est-il par contre intéressant de raconter les circonstances de la constitution du calendrier grégorien pour l’enseignement, la recherche de la vérité et la prise en compte de l’obligation d’adapter la vie de la cité à aux phénomènes de la gravitation universelle ?

Des mois raccourcis

Chaque cycle de 29,5 jour équivalait à un mois ce qui n’attribuait que 10 mois à chaque année. Il en résultait qu’il y avait trop peu de mois, donnée qui ne pouvait être corrigée, même si on ajoutait deux mois supplémentaires. Cette correction ne suffisait pas à faire coïncider le calendrier avec les saisons. C’est alors qu’un groupe de prêtres romains fut chargé d’ajouter des jours dans l’année. Cette tâche ne fut pas accomplie correctement car il était assez facile de les corrompre. Ils ajoutèrent et retranchèrent les jours supplémentaires soit pour des raisons personnelles ou des bénéfices financiers ou encore la prolongation des mandats de leurs amis candidats à un poste où le pouvoir s’exerçait aussi longtemps que possible. A l’époque de Jules César, le calendrier avait 90 jours de trop. Sur les conseils d’un astronome, a créa un calendrier basé sur le temps que prend la terre pour faire le tour du soleil. Pendant l’an dit de confusion, en 46 av. JC, César a allongé la durée de quelques-uns des mois en y ajoutant deux mois de façon provisoire pour corriger les erreurs commises par ces mesures.

Une vie plus longue ?

Les Romains heureux de ces initiatives crurent que par ces manipulations leur vie en avait été prolongée. Il serait maintenant impossible d’acheter des emplacements publicitaires de cette manière. De ce fait, en 45 av JC le calendrier redevint synchrone avec les saisons. Ces corrections incessantes n’ont rien fait pour que le tour de la terre autour du soleil sot accompli en exactement 365 jours. En réalité il continua de durer 5 heures et 49 jours de plus. C’est en ajoutant un jour tous les 4 ans que César put venir à bout de cette congruence. Même après cette ultime correction, la nouvelle disposition aboutit organiser une année trop longue de 11 minutes. Vue de loin, cette modification ne paraît pas très importante et vous n’auriez aucune raison de saisir la différence au cours de la vie. Ces ajustements successifs finirent par allonger la durée du calendrier de 10 jours au milieu du 16è siècle. Le glissement progressif a eu des conséquences considérées comme sérieuses sur le moment de célébrer Pâques. Devant ce constat, une commission nommée par le Pape Grégoire XIII a proposé d’ôter 10 jours du mois d’octobre pour cette année. Pour être sur que le calendrier pourra être corrigé, les années bissextiles furent soustraites à partir de la dernière année de la plupart des siècles. Ce ne sont que ceux divisibles par 400 qui seraient susceptibles d’être affectés d’un jour supplémentaire. Ce qui signifie que 1600 était une année bissextile ce qui ne pouvait être le cas ni de 1700, ni 1800, ni de 1900.

De nombreux détours

De cette façon, le calendrier n’aurait gagné qu’une demi-minute par an. Il faudra 2.880 ans avant de devoir ajouter un autre jour. C’est par ces détours qu’arriva le calendrier grégorien. Ce n’était pas assurément le moment idéal pour établir un nouveau calendrier. Comme la Réforme avait inondé l’Europe, les Protestants avaient eu beaucoup de mal à accepter les initiatives du Pape. Les nations utilisèrent leurs propres voies pour entreprendre les corrections nécessaires au rétablissement d’un calendrier approprié. En Belgique, par exemple, le calendrier s’étendit du 21 décembre 1582 jusqu’au 1er janvier 1583 ce qui eut pour conséquences de priver des fêtes de Noël toutes les populations de ce pays. C’est au même moment que la Grande Bretagne adopta le calendrier en 1752 ce qui obligea ses habitants à supprimer 11 jours de leur calendrier et partant de leur vie. Des émeutiers descendirent dans les rues pour protester contre cette législation en chantant « rendez-nous nos 11 jours ». C’est sur ces manifestation que se termina cette étape de remise à jours du calendrier.

Questionnement :

1. Peut-on ou doit-on entreprendre une réflexion éthique sur cette narration historique ?

2. Peut-on considérer que les conduites discutables des commissions chargées de corriger le calendrier sous les instigations de Grégoire XIII peuvent constituer un objet de débat ?

3. Est-il nécessaire ou souhaitable de mettre l’éthique à toutes les sauces ?

4. Est-il par contre intéressant de raconter les circonstances de la constitution du calendrier grégorien pour l’enseignement, la recherche de la vérité et la prise en compte de l’obligation d’adapter la vie de la cité à aux phénomènes de la gravitation universelle ?

Des mois raccourcis



Sources : A Great Leap Forward By CHRIS TURNEY Exeter, England February 29, 2008 New York Times


Répondre à cet article



Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d'indiquer ci-dessous l'identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n'êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

[Connexion] [s'inscrire] [mot de passe oublié ?]