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De nobles sentiments

Exclusif, dernière nouvelles "Le discours de Versailles"

De grands projets

lundi 22 juin 2009, par Picospin

On a retrouvé le style incisif de Nicolas Sarkozy, ses talents d’orateur, sa façon particulière de s’exprimer en laissant tomber ou plutôt en coupant net les dernières syllabes des mots.

Auto satisfaction

Derrière cette expression, qu’avons-nous trouvé à travers le discours, apparemment rédigé par Henri Guéno que l’on voyait, ravi, s’applaudir lui-même puisque c’est lui qui était l’auteur des phrases tombées de la bouche officielle de la République ? Bien avant l’entrée triomphale du Maitre actuel des lieux, on a vu les gardes républicains changer de culotte puisque cette fois et officiellement, sinon historiquement, ils avaient la charge de monter la garde pendant l’arrivée et le départ de l’homme important dont ils avaient la charge. Ce dernier a immédiatement embrayé après que l’annonce eut été faite de l’accompagnement du Président par « son épouse » ce qui était une initiative un peu inattendue sinon surprenante et qui rappelait un peu les prérogatives de la monarchie. Cette dernière, aux dires du successeur lointain de ce régime s’est félicité que la démocratie se fut apaisée, inquiété que la crise avait créé souffrances, exclusions, malheurs, misère, et surtout beaucoup d’idées fausses et dangereuses que l’orateur de ce jour s’est empressé de rectifier. Cette remarque a été suivie immédiatement par un avertissement sévère pour tous ceux qui voudraient assister au retour pur et simple de la situation antérieure après une telle catastrophe dont on discerne mal les origines mais dont une partie pourrait bien être due à l’immobilisme des citoyens, peut-être à une certaine paresse des prédécesseurs de l’actuel Président et dont les détails ne sont guère précisés.

Résolutions immédiates

C’est à ce tournant que les résolutions doivent être prises, pour que la croissance soit augmentée, la consommation développée et encouragée, la productivité accrue ce dont est parfaitement capable la France qui a tant d’atouts. Ils sont malheureusement « gâchés » par quelque main invisible qui empêche les citoyens de se sentir mieux protégés, le pays mieux armé, les parachutes dorés coupés. Ainsi, ce faisant, le pacte social de « nos pères » serait continué, à partir des résolutions définies par le Conseil National de la Résistance qui a permis, par son processus initiatique de mettre au point le « modèle français » qui respecte l’homme, la nature, même si on doit dénoncer un endettement galopant et un chômage envahissant qui permettent malgré tout de faire face à une situation dramatique largement « amortie » par le régime social mis en place. Une chance « historique » est offerte au pays ce qui oblige à avancer maintenant et « absolument » sans faire appel à un égalitarisme qui tire par le bas au lieu d’accroitre les richesses par le haut. Les critères ethniques doivent disparaître au profit des critères sociaux, la rénovation urbaine s’accomplir, la laïcité positive être abandonnée au profit de la neutralité, du respect sans oublier que la séparation de l’Église et de l’État s’est accomplie dans la douleur et que l’objectivité a encore du mal à s’exprimer comme le montre la discussion sur le port de la burka qui est moins une liberté qu’un signe d’asservissement de la femme, une manifestation d’intégrisme religieux au milieu d’une jungle voulue par un capitalisme débridé qui avait encore moins de règles que de prisons dignes, honte de la nation malgré les efforts acharnés d’un gouvernement qui a tenu compte de la nécessité morale d’offrir des lieux décents et non dégradants à ceux qui y sont enfermés.

Immobilisme et burka

Intervient ensuite une longue question, interrogation sur le pourquoi de tant d’immobilisme de laisser-aller, de retard à réformer alors que des esprits brillants comme Michel Rocard avaient proposé depuis plus de 15 ans des mesures pour améliorer les situations scandaleuses, compenser les effets du vieillissement parfaitement prévisibles et dont personne n’a cru devoir tenir compte. Ces imperfections ne sont-elles pas dues aux mauvais choix, à l’absence d’économies de gestion, de dépenses d’avenir, situation qui ne sera compensée ni par une politique de rigueur ni par une augmentation d’impôts mais par de bons investissements, un emprunt bien conduit, mais dont on peine à préciser l’affectation une grande qualité de la dépense publique qui apparemment ne touchera guère le poumon de la nation c’est-à-dire l’éducation de la jeunesse - malgré la perte programmée de fonctionnaires de l’Éducation Nationale ? - Ainsi, la France deviendra ce « nouveau modèle », une vitrine mondiale par la réalisation de l’autonomie des universités, la création de logements étudiants, une plus grande autonomie des jeunes, une forte rigueur des dépenses de société pour ne pas gaspiller un seul € et partager les efforts de tous pendant que le régime des retraites sera réformé, la recherche encouragée, la santé et l’innovation redressées en évitant les délocalisations « suicidaires », prémisses au chômage de masse, à l’inactivité, à la dépression contre la joie de vivre, le mouvement Toutes ces décisions et ces projets seront discutés incessamment et en tout cas à l’horizon 2010 après un remaniement ministériel qui donnera plus de stratégie, plus de décisions rationnelles, de rigueur et de pertinence aux projets et programmes.

Questionnement :

1. Quelles sont les raisons qui justifient la présence de Mme Sarkozy à cette manifestation purement politique ?

2. Est-ce qu’il y a contradiction ou conflit d’intérêt entre certaines dépenses somptuaires de l’Elysée et le rappel d’une politique financière rigoureuse dans laquelle chaque euro sera dûment compté ?

3. Est-ce que le sujet du port de la burka est actuellement primordial dans la vie politique, économique, financière, sociale et sociétale du pays ?

4. Si la véritable laïcité est si difficile à respecter et a été obtenue dans la douleur, quelles sont les raisons qui ont conduit le gouvernement à passer par les fourches caudines du Vatican pour faire valider certains diplômes comme ce fut le cas récemment ?