Ethique Info

Accueil > Education > Le football, une félicité ?

Le bon choix ?

Le football, une félicité ?

Comment le saisir ?

mercredi 27 mai 2009, par Picospin

Les calculs les plus grossiers – et ils ne peuvent que l’être dans des circonstances aussi puériles et en même temps aussi dramatiques – montrent que à raison de 600 élèves par jour à contrôler pour le passage sou cet édifice, la rentrée scolaire prendrait près de 3 heures ce qui autoriserait les premiers ayant franchi le seuil à rebrousser chemin immédiatement et de rentrer à la maison sans avoir entamé la moindre heure de cours.

Contradiction

Devant cette contradiction inventée par une équipe d’excellents éducateurs et de spécialistes en pédagogie, je me suis dit que je ferais tout aussi bien de mettre fin à mes calculs, pour rêver quelques secondes au jeu vif, aéré, lumineux, intelligent, souple, aérien des joueurs de Barcelone qui venaient d’empocher en souplesse, sans la moindre tension, leur billet pour le firmament du football, laissant loin derrière eux leurs adversaires du moment, les joueurs de Manchester, équipe considérée comme la meilleure et la plus solide du monde. A ceci près qu’elle ne pratique pas le même jeu que celui de ses adversaires.

Désespoir

A partir de ce moment, on se met à désespérer et à broyer du noir quand on repense aux jeux du ballon ronde avec les pieds qu’on aura le loisir ou le plaisir de voir dans deux ou trois mois sur certains stades entre des combattants de l’impossible tant il est vrai que vouloir jouer avec les pieds comme le commun de mortels joue avec les mains est une gageure – ont dit plutôt un défi – que peu d’entre nous auraient le courage d’assumer. Le plus drôle dans cette affaire est que la transmission – celle dont devrait s’occuper en priorité un spécialiste de l’éducation – se fraie un chemin malaisé, souvent étrange et imprévu à travers des dédales surprenants que devraient essayer de découvrir ceux que ne parlent déjà plus que de sanctions, fouilles, emprisonnements, amendes pour faire sortir de ces voies sans issue les trop nombreux élèves qui se sont laissé enfermer dans l’alternative de l’exclusion et de la descente aux enfers dont peu reviennent intacts dans une société qui punit plus qu’elle ne pardonne et inflige des sanctions plus qu’elle tente d’enseigner, d’intéresser et de montrer que l’acquisition des connaissance n’est pas un châtiment, une vengeance, une rétorsion mais un plaisir qui égaie l’âme, fortifie le corps et procure à cette dualité la joie et la bonheur.

Vérité nue

Tant que cette simple réalité, -on n’ose dire vérité- ne sera pas comprise ni ressentie, toute tentative de faire participer les enseignés à la joie des enseignants sera vaine. Que cette allégresse subite, ce bonheur, cette euphorie sans drogue ni alcool, cette liesse de la victoire, cette exaltation se produise ou éclate en jubilation comme une bombe à retardement à propos d’un phénomène de physique, de la résolution d’une pensée philosophique ou mathématique, de l’évocation d’un conte de fée ou d’un coup franc transformé en but n’a aucune importance pourvu que l’action soit marquée par la réjouissance, la félicité, et une incursion dans l’entrain grâce à la réussite méritée et méritante de l’homme qui s’est préparé à cette performance.