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Le gout du sucré

vendredi 26 août 2011, par Picospin

Ces derniers consistent essentiellement en armes cachées au fond des camions et des soutes de navires de commerce en provenance de l’industrie agro alimentaire anglo-saxonne dont on connaît le gout immodéré pour les produits sucrés dont la destination première pour nos pauvres enfants et vieillards serait le diabète, mal de notre siècle, de notre civilisation qui, à coups de sucreries, abat petit à petit la santé de notre jeunesse jusqu’ici heureusement épargnée par ces maladies d’une société de l’opulence comme de la pauvreté.

Assauts du sucré

Les deux catégories de populations subissent avec le même risque les assauts de la grande industrie du sucré qui s’empare du gout de chacun pour le jeter à terre à coups de bonbons, petits déjeuners, desserts préparés avec l’intention de rendre des maigres obèses et des gens sains, victimes des complications des pathologies de la nutrition pour finir leurs jours dans des services de médecine consacrés à la prévention et aux soins des maladies métaboliques qui conduisent lentement mais sûrement au diabète, aux crises d’hypoglycémie et à leurs conséquences sur les principaux organes du corps humain tels que les yeux, les vaisseaux, les artères du cœur et des jambes, dont certaines devront être amputées avant que la cécité ne ronge les infirmes porteurs de ces malédictions. Elles seraient apportées par entreprises mondialisées interposées, dans les foyers les plus modestes comme les plus riches à cause du gout immodéré des populations les plus jeunes pour cette substance de saveur douce en majorité formé de saccharose que l’on trouve de même manière dans la betterave sucrière et d’autres végétaux, porteurs de glucose ou de fructose, de plus en plus utilisés par l’industrie agroalimentaire à partir la canne à sucre, l’érable, ou les palmiers. Parmi les molécules de synthèse, on trouve, des dipeptides (aspartame) et des sulfamates (acésulfame potassium).

Substituts

Ce sont ces produits qui servent de substituts aux ingrédients « sucrés » le plus habituellement utilisés. L’excès de glucose dans le sang est la cause de plus de trois millions de décès par an dans le monde, dont près d’un million directement à cause du diabète et 2,2 millions en raison de troubles cardiovasculaires (1,5 million de décès par infarctus du myocarde (soit 21 % du total des infarctus) et près de 700 000 décès dus à un accident vasculaire cérébral (13 % du total des décès par AVC))16. « Ces chiffres sont comparables aux décès annuels dus au tabac (près de 5 millions de morts), à l’excès de cholestérol (près de 4 millions) et au surpoids et à l’obésité (2,4 millions) »16,17. Les effets délétères du sucre concernent les Caries dentaires qui est le problème le plus visible consécutif à la consommation de sucre blanc : il favorise la métabolisation d’acides par des bactéries, qui détruisent l’email de la dent. Au contraire, le sucre intégral diminue le risque de caries. L’obésité due à un excès de consommation de calories est largement favorisée par la présence de sucres ajoutés aux aliments (sodas, yaourts, biscuits).Le sucre non consommé est stocké dans les cellules adipocytes de la peau (dans l’hypoderme), qui vont former une couche de graisse dont le gonflement engendre le phénomène appelé « peau d’orange ». Un excès de sucre provoque le développement de bactéries, champignons intestinaux et cellules cancéreuses.

Excès de sucre

Il pourrait donc favoriser certaines maladies cardio-vasculaires, des pathologies oculaires (cataracte), le vieillissement prématuré, ainsi que le cancer du pancréas, le cancer de l’estomac, le cancer du côlon, le cancer de l’endomètre. La consommation de sucre favorise le cancer colo-rectal, le cancer du foie, du sein et même celui du pancréas. Le sucre jouerait le rôle de carburant du cerveau et que la civilisation occidentale lui était redevable de son essor sur le plan intellectuel, depuis que sa consommation s’est largement répandue en Europe.Cet argument est peu sérieux, car d’une part ce ne sont pas les « sucres » dans leur ensemble mais le glucose qui serait pris comme « carburant du cerveau ». Or le glucose est (et a toujours été) fabriqué par le corps humain principalement à partir des glucides contenus dans les céréales, le riz, les pommes de terre et autres féculents, mais également (ce qui est moins connu) des protéines lorsque cela est nécessaire. Le « sucre » (saccharose, fructose…) n’étant qu’une parmi de multiples sources possibles de glucose pour l’organisme, dire qu’il « est le carburant du cerveau » représente au mieux un paralogisme. L’argument, souvent cité pour justifier la consommation du sucre de table, est entièrement infondé. Un autre carburant du cerveau est constitué par les cétones28 (ou corps cétoniques), formées à partir des acides gras libres. Considérer que l’essor de la civilisation moderne soit dû à ce simple changement alimentaire, est une théorie qui ne repose sur aucune recherche sérieuse. On trouve même la théorie inverse. L’agriculture a augmenté les carences, les maladies et les problèmes dentaires dans la population humaine. Les thèses alarmistes sur les méfaits du sucre concernent l’abus de saccharose (ou sucre de table) et/ou des agents sucrants à haut index glycémique comme le fructose, sirop de glucose-fructose, miel…).

Confusion et trouble chez les consommateurs

L’amalgame entre le sirop glucose-fructose (très utilisé dans la composition des sodas mais aussi de certains biscuits) et le fructose trouble les consommateurs...et peut-être aussi des représentants des pouvoirs publics. Le sirop de glucose/fructose contient quasiment le même taux de glucose que de fructose, alors que le fructose pur cristallisé ne contient que du fructose. Cette différence dans la composition est considérable d’un point de vue chimique, et conduit à des propriétés et des réponses physiologiques spécifiques. Pourvu de ces informations, vous êtes libre de décider si vous agréez à l’idée de suivre les instructions gouvernementales et financières sur les effets des produits sucrants naturels ou synthétiques pour sauver le pays de la faillite. Une faillite aux sodas ? Il est probable que le produit incriminé serait au premier chef le Coca-Cola, plus grande réussite économique américaine, « tous produits et compétitions confondus », comme on dit dans le jargon néosportif.