Ethique Info

Accueil > Société > Civilisation > Le miracle de l’Internet

Diversité sans confidentialité

Le miracle de l’Internet

Bavardages ou informations,

samedi 29 janvier 2011, par Picospin

On serait libre d’y écrire ce que l’on désirait contrairement à ce qu’il se passe dans la presse où d’après notre auteur les journalistes, (je pense qu’il désigne les professionnels) ne sont pas lires de « dire » ce qu’ils veulent et ce qu’ils savent.

Que sait-on ?

En réalité, ils ne disent pas mais écrivent ce qu’ils savent d’après notre journaliste dont le regard critique sur la presse a au moins le mérite de la franchise sinon de la vérité. Ce qu’ils « savent » concerne en premier lieu les petites histoires de clocher si l’on en croit les exemples cités. Il est vrai que cette matière s’enrichit chaque jour de nouvelles nominations à la tête d’organes de presse surtout célèbres dans les milieux bien ou mal pensants, les réseaux intellectuels du tout Paris qui tournent du nouvel Obs à Libé, en passant par Marianne et en oubliant le Canard dont le statut spécial ne l’autorise sans doute pas à faire partie du jeu de chaises musicales dans lequel se complaisent les directeurs de presse écrite et parlée, au-dessus desquels agissent – et on espère – pensent les véritables patrons, instigateurs des articles et des pensées ce qui est la moindre des choses quand on remplit le panier de l’organe de presse des sommes nécessaires à son accession à la propriété et par suite des fils rouges qui s’y mêlent pour créer un tissu de soie ou d’épines à l’intention des uns et au détriment des autres.

Bananes

Ici il est surtout question des peaux de bananes, écorces de divers agrumes qu’on jette aux uns et aux autres au gré des amitiés et inimités créées au fur et à mesure des rencontres professionnelles agréables ou irritantes que l’on a subies, appréciées ou détestées. Notre journaliste sévère pour les uns et accueillant pour les autres a sans doute raison d’énoncer quelques vérités « princeps » telles le nombre des lecteurs, internautes que lui-même attire par ses écrits infiniment plus libérés des contraintes que ne le sont les tendances imposées par la meute des directeurs, inspirateurs, rédacteurs auxquels on doit respect et obéissance pour des raisons commerciales évidentes car on ne peut, en ces temps difficiles – mais ont-ils jamais été faciles ? – écrire n’importe quoi et sur n’importe qui sans désobliger les organes de financement si bien cachés qu’à peine on en devine la silhouette derrière des portes closes, des guichets fermés ou des enseignes énigmatiques.

Libre

C’est pour toutes ces raisons que je me sens un homme libre à la lecture des jugements de notre rédacteur ce qui me procure un immense plaisir. Pour une fois dans ma vie, je n’ai pas à mes soucier du qu’en dira-t-on, auquel sont soumis avec une extrême vigilance les rapporteurs d’évènements, inventeurs de projets, auteurs de projets et plans succombant sous les crayons rouges acérés des correcteurs, payés pour ne laisser passer la moindre allusion, le moindre écart de langage, le moindre dévoilement sur l’avenir dont tous voudraient connaître l’issue tout simplement parce qu’il est l’inconnu, la surprise, en quelque sorte le sel de la vie si brève et fugitive qu’on ne doit lui laisser la moindre issue pour s’évader de la raison, et s’enfoncer dans le mystère et le rêve. C’est à partir de ces considérations que je suis tombé sur les épisodes heureusement déjà anciens qui ont permis d’enterrer puis de déterrer des sables égyptiens le Sphinx qui avait tant de choses à nous apprendre, lui qui sait tout sur tout mais en cache une grande partie.

Que sait le Sphinx ?

Il est normal que pour des raisons de proximité, je sois ensuite tombé sur les habituels sarcasmes, tensions, injures et invectives concernant le contentieux – euphémisme – entre les forces avancées des voix que se partagent partisans et adversaires de la dénonciation du lobby juif, du sionisme devenu injure depuis que ce pauvre Théodore Herzl qui en avait inventé le terme et l’événement se fut donné à cet idéal de « fuite en Egypte et ailleurs » pour donner ou louer une parcelle de terrain à des coreligionnaires en perdition, sans patrie, sans territoire et sans sécurité. Cela, il l’avait fait à Vienne, sur le beau Danube Bleu de Johann Strauss qui a assisté à l’événement sans connaître les tenants et aboutissants de cette ahurissante histoire. Que vient faire Céline dans cette histoire, sinon attiser un feu que beaucoup ont intérêt à laisser brûler pour conserver un bûcher toujours flambant capable de recevoir tous les damnés de la terre.