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Des JO à sensation

Le phénomène de la Jamaïque

Une gazelle ?

jeudi 21 août 2008, par Picospin

Ces derniers sont de plus en plus nombreux à s’intéresser aux situations découlant des faits politiques, économiques et – pour ce mois d’Août finissant – sportifs qui avaient fait beaucoup jaser les journalistes et écrivains en raison de l’attitude ambivalente attendue de la Chine, pays d’accueil de ces rencontres ludiques. Si elles le sont pour certains qui considèrent les scènes offertes aux regards et aux oreilles du haut des stades pékinois elles prennent un tour plus dramatiques quand on les analyse de plus près, à hauteur d’homme ou de femme, d’athlète ou de commissaire, de juge ou d’arbitre, d’entraîneur ou de DNT comme on le dit en France, ce sigle signifiant seulement « Directeur Technique National ». Je ne suis pas sûr que tout le monde saisisse instantanément la signification, ni surtout la tâche dévolue à cette noble personnalité.

Dignitaires

Ce qui est plus certain c’est qu’elle devrait endosser les responsabilités propres à tout dignitaire placé au sommet, en l’occurrence, il s’agit ici d’une personne choisie pour ses compétences, sa science, son expérience capable de donner une impulsion à sa discipline sportive et choisir les hommes et les femmes avec lesquelles il souhaite travailler pour obtenir les meilleurs résultats avec sa sélection. En tout cas, lorsqu’il s’agit d’un site aussi éloigné des bases nationales que l’est la Chine par rapport à la France, les déplacements d’une cohorte administrative, technique et athlétiques pourraient s’avérer coûteux d’autant plus qu’on ne connaît guère les détails des moyens de déplacement choisis en ces temps de disette, d’inflation, de pouvoir d’achat délabré. En ce cas, le meilleur moyen d’y échapper est bien de se réfugier dans la masse des personnes déplacées pour la bonne cause, c’est-à-dire, celle de la France pour soutenir ses compétiteurs et les encourager à réaliser les meilleures performances possibles. A ce propos, il était intéressant d’écouter cet après midi à l’issue d’une course de rêve remportée par la merveille jamaïcaine Bolt, les commentaires de l’un des journalistes à ce propos.

Religion et polythéisme

Mêlant la spiritualité, la philosophie et la religion dans un cocktail si explosif qu’il en a même fait simultanément imploser la chronologie, les millisecondes, la vitesse, cet homme de sagesse n’a pas hésite à dire au micro que chaque sportif remerciait son dieu de l’avoir aidé à gagner ou à surmonter sa déception quand les éléments lui étaient défavorables. L’un regardait le ciel en vue d’une apparition comme on en a décelé aux siècles derniers, d’autres se prosternaient au sol volontairement ou involontairement quand, dans un dernier sursaut d’orgueil, tout près de la ligne d’arrivée, ils n’eurent plus la force de la franchir mais s’écroulaient sur elle à bout de forces, ce qui, évidemment portait l’émotion des spectateurs à l’extase. On assiste ainsi à une véritable compétition entre dieux pour décider quel est celui qui apportera le plus d’énergie, de puissance, de vélocité à son « protégé ». On pensait que le monothéisme, dernière invention des civilisations allait résoudre ce problème dramatique, bien plus tragique que celui de soldats tués ou blessés lors d’une escarmouche et d’un piège tendu par des adversaires d’une certaine conception de la civilisation.

Gladiateurs ou jeux

On sait depuis longtemps, depuis la civilisation romaine des combats de gladiateurs, que les jeux du cirque dans les arènes avaient plus d’impact sur le peuple assistant à ces ébats que la mort fauchant brutalement des soldats qui ne savent pas toujours très bien pour qui, pour quel objectif, pour quelle situation ils se battent et surtout meurent. Ce manque de connaissances apporte-t-il une aide à celui qui doit donner sa vie, - comme il est dit – pour sa collectivité, sa communauté, sa religion, sa société et en définitive son pays ? A un moment où l’on affirme haut et fort que dieu a disparu, qu’on vient d’assister à la mort de dieu, la question est d’importance et mérite surtout d’être posée à ceux qui vont mourir plutôt qu’à ceux qui sont déjà morts et qui ne savent pas toujours pourquoi ?

Sources :

International Herald Tribune
Gall C, Rahimi S. Taliban attacks fiercest since 2001. August 20, 2008-08-20