Ethique Info

Accueil > Sciences > Le plumage du coq

Est-il de Bresse ?

Le plumage du coq

Le loup dans la bergerie

vendredi 13 août 2010, par Picospin

On a parlé de démantèlement à propos des actions entreprises par les autorités pour détruire, démonter, mettre à bas, à l’instar de ce qui avait été réalisé par les avions des « terroristes » jetés sur le Twin Towers pour construire « ground 0 », cette architecture moderne, qui avait comme créateur et artiste le hasard plus que la nécessité d’une inspiration provenant d’un génie tapi sur une planète concurrente ou rivale de la nôtre. Il parait que cette action qui ne figure pas sur la liste des opérations à effectuer sur des demeures, des édifices, des maisons, des villas et surtout des « auberges ».

Illégalité

Elle serait tout simplement illégale en vertu du règlement qui interdirait de s’attaquer à une propriété privée et a fortiori publique où logeraient des « damnés de la terre ». Il est vrai que dans le cas des Roms, ce sont les roulottes qui seraient en cause, sinon les pauvres bourrins lourdauds chargés de trainer les tonnes de marchandises, y compris les hommes, femmes et nombreux bébés qui en représentent la partie proprement humaine, de tout ce qui a une âme même si cette dernière ne se laisse pas voir aussi facilement. Il faut bien des mois sinon de années selon nos calendriers pour bien cerner une bête humaine avant de la sonder avec assez de précision, d’’xpérience et de connaissance technique avant de décréter qu’elle a une âme, ce qui est sans doute plus rare de notre temps que par le passé si l’on en croit les convictions des conservateurs qui adorent les figures du passé plus qu’ils ne détestent celles du futur. Le retour en arrière, la cueillette du souvenir rassure car ce sont les fleurs desséchées que l’on insère dans les pages des romans du siècle passé. Pourquoi ne pas détecter parmi les pauvres hères plongés dans des pages incompréhensibles les cerveaux d’élite capables de comprendre les sources encore ruisselantes des thèmes et des récits du passé, capables de doper – quel terme impropre – au sens figuré à l’époque des sportifs de haut niveau dont certains se livrent à des absorptions interdites et condamnables- une imagination qui requiert d’être arrosée de la rareté de l’oxygène pour continuer à inspirer les récits et les rêves.

Le sens

Pour expliquer ou donner un sens à la stérilisation des fantasmes et des songes, on accuse – trop facilement – les heurts et frottements entre générations, tantôt en tenant les plus vieux responsables des carcans qui appuient avec trop d’insistance sur les épaules des plus jeunes, tantôt ces derniers pour être partis trop tôt et trop loin devant les articulations noueuses des ancêtres dont on voudrait bien se débarrasser car ils soulignent ou surlignent l’écart trop insistant avec des enfants trop turbulents pour les uns, trop passifs pour les autres. Profitant de ces circonstances trop favorables, certains gouvernants instillent la peur dans la relation sociétale en raison de la peur du loup qui à la tombée de la nuit se fraie un chemin dans le poulailler pour écrêter les coqs et s’emparer des poules perdant leurs plumes d’abondance du fait de la sueur coulant de leur chair pendant que le mâle désœuvré, sidéré et contrit agite ses ailes inutilement puisqu’il ne sait comment voler.

La provenance du coq

Encore, depuis peu de temps, pour calmer les angoisses administratives, veut-on connaître la provenance du coq qui sait si bien chanter la Marseillaise aux exploits des sportifs « coachés » de si belle manière que dans une seul élan ils emportent les médailles qui tintent au loin comme jadis les cloches à Pâques. On voudrait en savoir davantage au sujet des volatiles. D’une part, ils sont capables de voler sur de courtes distances, de l’autre, en tant qu’appartenant à une formule chimique menaçante, ils disparaissent dans la nature sans qu’on puisse leur mettre la main dessus ce qui est un aveu d’échec pour les gardiens de la légalité chargés de recenser, de classer, d’archiver avant de punir. C’est dans ces moments douloureux et angoissants pour tout le monde, qu’on est en droit de se poser la question de l’identité : sont-ils vraiment de Bresse ? Vont-ils conserver leur ipséité ou changer de plumage, autrement dit de région ?