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La perspicacité de Barak Obama

Le respect pour la Science

Un heureux changement d’attitude

lundi 22 décembre 2008, par Picospin

Cette large publicité n’empêche pas de s’attarder plus longuement sur les choix ayant concerné des fonctions moins prestigieuses mais tout aussi importantes.

Intelligents hommes et femmes de science

Tous deux concernent des scientifiques engagés plus dans l’utilisation de la science que dans son abus pour étudier et essayer des résoudre des problèmes tels que les changements climatiques et d’un autre côté de prendre connaissance définitivement du détail des cérémonies susceptible d’accompagner le départ d’idéologues et d’officiels impliqués dans le lobbying comme Dick Cheney et d’autres rassemblés pour conseiller le Président Bush sur les sujets délicats concernant l’environnement. Le premier de ces choix concerne Jane Lubchenco, biologiste marine travaillant à l’Université de l’état de l’Oregon, pour diriger l’Administration chargée des études océanographiques et atmosphériques qui est une division du Département du Commerce responsable de la santé de l’atmosphère et des océans. Cette dame est une experte dans les menaces graves qui touchent les océans du fait du réchauffement climatique. L’une de ces menaces consiste en l’acidification qui détruit les coraux, l’autre touche l’hypoxie, cette raréfaction en oxygène qui vole littéralement l’oxygène dont les poissons ont besoin pour survivre. Elle a aussi joué un rôle majeur dans la défense des efforts accomplis ou à accomplir au niveau fédéral et international pour protéger les espèces de poissons en voie de disparition. C’est le même accueil que le journal s’apprête à réserver à John Holdren, physicien à Harvard qui est destiné à assurer le poste de conseiller scientifique. Ce dernier a été le Président de l’Association Américaine pour l’avancement des Sciences, comme l’a été autrefois Mme Lubchenco.

Une juste cause

Tous deux ont plaidé sans cesse et avec véhémence la cause d’une limitation sévère de l’émission des gaz à effet de serre pour éviter des changements de climat susceptibles de s’avérer catastrophiques à terme. De même que ses premières sélections, en particulier celles de Steven Chu, un prix Nobel de Physique, pour diriger le Département de l’Energie, ces dernières confirment avec force la volonté du Président élu de s’attaquer aux problèmes et aux défis posés par l’indépendance de l’énergie et le réchauffement global de l’atmosphère. Le point qui reste à éclaircir est leur propre opinion au sujet de l’importance des sciences dans la vie civile, militaire ou politique. Tout ceci n’était guère évident sous l’administration Bush dont certains collaborateurs n’ont jamais hésité à éditer ou supprimer des documents susceptibles de servir les intérêts et avantages de leur secteur d’activité. Comme l’a fait remarquer intelligemment Mme Lubchenco, soulever et identifier un problème ne signifie nullement le résoudre. Ce qui n’a pas empêché M. Obama de s’entourer des meilleurs spécialistes dans les domaines les plus chauds et les plus controversés de notre temps.

Questionnement éthique :

1. Quelles peuvent être les conséquences de la nomination à des postes importants au gouvernement de personnalités incompétentes, inadaptées à l’exécution de leur mission ou éthiquement discutables ?

2. Est-il nécessaire que les postes spécialisés comme les finances, les sciences, l’économie, la santé soient occupés par des spécialistes de haut niveau dans ces domaines ?

3. Est-ce qu’à l’inverse, ces attributions n’exigent qu’une connaissance et une expérience solides dans le domaine de l’administration, telles que l’assure l’ENA ?

4. Est-il plus efficace de faire entrer au gouvernement des personnes de la société civile ou des spécialistes reconneus dans leur domaine d’expertise ?