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Quelles relations avec les malades graves ?

Le sacré et le profane

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mercredi 24 octobre 2012, par Picospin

Cette condition est essentielle pour l’amorce d’une relation équilibrée et dynamisante capable de rendre plus utiles et plus féconds les échanges de la dernière heure. Cela d’autant plus que nul ne sait à quel moment cette dernière sonnera les 3 coups de la suspension de séance.

Ouverture de l’espace sacré

La présence d’un espace sacré ouvert au mourant a déjà été évoquée car il fait partie des conditions indispensables à la circonscription d’un territoire réservé au malade, d’un territoire sur lequel pourra pénétrer l’accompagnant auquel une place sera réservée pour lui permettre de s’alimenter aux sources du spirituel et d’en transmettre des bribes à son interlocuteur. Face aux discutants se tient le profane devant le temple, lui qui n’a pas accès au sacré, à ce qui procure fascination et crainte, qualité qu’auraient de façon différente le prêtre ou l’initié qui, eux ont été admis à pénétrer dans le temple pour y trouver, par l’accomplissement des rituels l’exercice de la voie symbolique, au contact des choses sacrées. On ne saurait, sauf à être intolérant, dénier à quiconque le fait d’avoir un rapport sacré, penser dans la dimension du « tout autre », le fait d’avoir un rapport au sacré et de pratiquer des rites ad hoc.

Philosophes et anthropologues

Philosophes et anthropologues nous apprennent que les hommes, partout, mettent en action leur esprit avec leur environnement, en réaction et réponse aux sollicitations privées, réciproques sinon intimes. Il découle de ces types de relations des modalités d’une familiarité au sacré qui peut être parfaitement implicite comme l’est la religion par l’intermédiaire de laquelle se noue et s’accomplit le lien avec les autres êtres. Cette expérience du sacré porte la marque d’une ambivalence fondamentale qui sert d’indice et dont les accents varient selon qu’ils s’avèrent fascinants, terrifiants, attirants ou repoussants. Il s’agit d’un sentiment intense et ambivalent, vécu à la fois comme dangereux et séduisant de l’expérience du sacré. Ce dernier, qui fait irruption dans le monde profane est une hiérophanie à laquelle le profane peut rester étranger mais dont aussi il peut recueillir les effets et le parfum dans son existence.

Effroi

Il peut déclencher un sentiment d’effroi devant la terrible puissance manifestée de la colère divine provoquée aussi et parfois par la révélation de son aspect traduisant la puissance des dieux. Ce sacré ou Mana est chaud, puissant, lourd, mystérieux et dévoile une force exceptionnelle tant il est écarté de la vie vulgaire et opère dans un milieu tabou. Mana et sacré, s’attachent à des choses hors de l’usage commun qui touche à la mort, aux femmes et sont l’expérience de sentiments sociaux, catégories de la pensée collective qui fondent les jugements, et en même temps classent et séparent. Qui est à l’origine de cette construction sociale et relationnelle érigée en représentations grâce auxquelles il veut vivre et accepte de vivre en paix sinon l’homme. Ce qu’il ne peut saisir, il ne peut que l’adorer après avoir constaté l’échec des moyens dont il s’était doté pour l’approcher.

Une expérience

L’expérience du sacré concerne pour lui le domaine de la vie, notre bien le plus précieux, le culte de la déesse Mère, première expérience du sacré et l’Âme avec ses 4 visages que sont mana, double, souffle et énergie. Le pouvoir est une des marques du souverain qui participe de son caractère sacré et représente la présence d’une hiérarchie et dévoile l’exercice d’une souveraineté pourvue de vertus invisibles, inattaquables portant sur celui qui sait et fait obéir les autres, sont reçues par investiture, initiation ou sacre. Ces conditions et circonstances de réception rendent le souverain capable de bénéficier de l’appui et de l’adhésion de la société tout entière divinisée, tout roi ou équivalent étant censé descendre d’un dieu capable de reporter sur sa descendance réelle, symbolique ou inventée des filiations mythiques.

Une garantie

La complémentarité du sacré et du profane garantissent une forme d’ordre social au sein duquel il se rappelle au souvenir des profanes par la fête qui transmet un besoin exprimé périodiquement de recréer l’ordre du monde par le rajeunissement du système pour prévenir et retarder l’avènement du vieillissement et faire apparaître le rajeunissement.

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