Ethique Info

Accueil > Société > Le suicide, une peine de mort ?

L’abolition de la peine de mort était-elle nécessaire et utile ?

Le suicide, une peine de mort ?

Quelle prévention du suicide en prison ?

lundi 22 février 2010, par Picospin

Cette fois, nous sommes confrontés au problème du meurtre de soi-même, comme si les candidats à cette issue avaient eu l’intention de devancer les sanctions possibles de la société au sujet d’une culpabilité prononcée et d’un crime condamné par l’individu lui-même.

La société semblait avoir été réconfortée par la suppression de la peine de mort, considérée comme une victoire probante de l’humanisme sur la barbarie et les relations ambiguës des hommes avec leurs juges. La plupart des suicidés en prison se pendent ce qui correspond à un retour des exécutions en place publique des grands coupables dont les sentences des représentants de la loi font appel successivement à la guillotine, à l’électricité, à la pendaison sinon au bûcher. A quels objectifs correspond l’épidémie actuelle d’attentat à la vie peu de temps à peine après la suppression de cette sentence et de son exécution par un bourreau anonyme dont les relations avec le condamné ont excité la curiosité et l’imagination des penseurs, des écrivains et des philosophes ? Albert Camus commence son livre sur le Mythe de Sisyphe par cette courte phrase devenue célèbre « Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide ». Elle fut ensuite commentée par les réflexions sur l’absurde qui serait né de la confrontation de l’appel humain avec le silence déraisonnable du monde. Et de poursuivre « Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue, c’est répondre à la question fondamentale de la philosophie… Et s’il est vrai, comme le veut Nietzsche qu’un philosophe, pour être estimable, doive prêcher d’exemple, on saisit l’importance de cette réponse puisqu’elle va précéder le geste définitif. Je vois que beaucoup de gens meurent parce qu’ils estiment que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue. » En revanche, écrit Camus, il en voit d’autres qui se font tuer pour des idées ou des illusions qui leur donnent une raison de vivre, ce qu’on appelle en même temps une excellente raison de mourir. Il juge que le sens de la vie est la plus pressante des questions. La dialectique savante doit céder la place à une attitude d’esprit modeste qui procède du bon sens et de la sympathie. Qu’au plan symbolique, la suppression de la peine de mort ait rassuré les Français sur le sens de leur éthique est devenu un fait incontestable dont l’issue n’avait pas nécessairement été du gout de toute la population. Elle a cependant été assurée grâce à l’acharnement d’un avocat de talent et de renom qui a su plaider la justice, le bien fondé et l’humanisme de son action, encouragés dans son action par le Président de la République qui tenait particulièrement à se débarrasser des derniers stigmates d’un passé révolu et de l’entrée décisive dans la modernité. Il y allait aussi de la compétition chronique avec les Etats-Unis, nation il convenait de montrer que la civilisation européenne était plus avancée que celle de l’Amérique où, récemment encore régnait une forme atténuée d’apartheid et l’exercice régulier de la peine capitale qui venait de disparaître successivement de tous les pays d’Europe. Une belle victoire donc qui n’emportait pourtant pas la conviction de la totalité de ses habitants, encore en train de digérer les horreurs de la 2è guerre mondiale au cours de laquelle les morts se comptaient encore par millions ce qui atténuait nettement et relativement les quelques derniers condamnés à mort qui n’avaient pas encore été graciés. On espérait donc beaucoup de l’abolition de la peine suprême lorsque les statistiques arrivèrent à la connaissance de la population. Elles divulguèrent une augmentation constante du taux des suicides en milieu carcéral. C’est cette évolution spectaculaire qui a incité à proposer des titres comme celui-ci : « Le suicides en prison, un mal français en constante augmentation ». Le système carcéral français comptait au 1er janvier 2010 60.978 détenus pour seulement 54.988 places disponibles dans les quelque 200 prisons françaises. Un pic historique avait été atteint le 1er juillet 2008 avec 64.250 détenus. Le taux de densité carcérale, actuellement de 120,5% (102% en moyenne dans les 47 Etats du Conseil de l’Europe), révèle une surpopulation récurrente. La France détient le taux de suicides en prison le plus élevé de l’Europe des Quinze (20 suicides pour 10.000 détenus, moyenne annuelle entre 2002 et 2006). Les prisonniers placés en détention provisoire dans l’attente d’un procès constituent eux aussi une population carcérale particulièrement exposée au risque de suicide. Qualifiant cette situation de "dramatique", le garde des Sceaux avait annoncé en août 2009 une série de mesures destinées à lutter contre le suicide en prison, centrées principalement sur la prévention et la protection des détenus fragiles. Parmi ces dispositions figurait notamment la généralisation de "kits de protection" destinés aux détenus susceptibles d’attenter à leurs jours, contenant des draps et couvertures indéchirables et des pyjamas en papier à usage unique pour éviter les pendaisons, ainsi que des matelas anti-feu. La Chancellerie n’était pas en mesure samedi matin de préciser si Treiber, qui faisait l’objet d’une "surveillance renforcée" avec une ronde toutes les heures, bénéficiait de ces mesures préventives. Malgré la multiplicité des causes de suicides, ceux qui sont réalisés en milieu carcéral relèvent probablement des conditions précaires de l’incarcération. Associées à l’état psychique particulier des suicidants, l’emprisonnement, la culpabilité qui ne cesse de peser sur le prisonnier, la solitude, les rencontres dans ce milieu particulier rendent au moins partiellement compte des intentions de suicide de la plupart des candidats à leur propre fin de vie. Comme on suppose que le suicide est la conséquence d’un « raptus » amenant le passage à l’acte si l’occasion s’en présente, toutes les occasions de suicide susceptible d’être accompli avec « succès » doivent être évitées pour assurer une prévention efficace. C’est ainsi que le perte de l’estime de soi, la solitude, le chômage, l’environnement constituent des facteurs favorables à l’intentionnalité et à l’accomplissement de l’acte. C’est en toute connaissance de cause qu’il est légitime de surveiller de près les prétendants à ce type de fin de vie au titre du principe de précaution si galvaudé actuellement. Que penser dans ces conditions des relations complexes et risquées relevées entre la mémoire de la condamnation à mort et la mort qu’on se donne dont les exemples sont infiniment plus fréquents que ceux des exécutions réellement appliquées au siècle dernier ? Est-ce un progrès ?

Messages

  • "Vel, lærte meg hvordan Nike Free Run ferdigheter det !" Uansett, denne gangen også uten problemer, Nike Free Run også ønsker å prøve det. Men når praktisere etter, vet hvor vanskelig styrken på trening, den moderne hodet helt ulikt de gamle som bare satt der, er en halv dag fortsatt mindre enn hjertet, vanskelig å Nike Free roe ned litt, er utsiden kom de ulike støy, så han sa også at de ikke kunne gå inn Shuanger slags riket inne, endelig hadde ikke noe annet valg enn å gi opp. Kapittel 37 Lolita opplæringsplan Shuanger er virkelig en smart liten jente, under veiledning av Nike Sko, og snart er hun i utgangspunktet mestret bruken av noen datamaskin. Shuanger til nike free sa en kompetanse tilnærming til denne metoden er ikke vanskelig. men atmosfæren er å mobilisere kroppens sirkulasjon i kroppen, nfl jerseys også raskt husket. Ferdigheter selvfølgelig å stille, men nå datamaskinen er ekstremt Shuanger nysgjerrig, er nike free run lært Shuanger noen enkel bruk, du gikk til stuen for å gå dit for å meditere. rett og slett fordi når Shuanger deres lesing er rett og slett ikke lært pinyin, så ikke si at å bruke Wubi, er heller ikke med skrivemåten, Nike Free Run 2 måtte hjelpe til å ønske å se noe de ønsker å vite. " Nike Free Run Dame Brother, jeg husker da du først så meg, jeg vil snakke om ting hjemme, hvor det nå er å se det ?" Shuanger sitter foran datamaskinen, og snudde for å spørre Nike Free Run ineffektivt.