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S’écoule-t-il dans son lit ?

Le temps, sa vitesse, son écoulement et sa lenteur

En sort-il pour se répandre dans les champs ?

dimanche 11 septembre 2011, par Picospin

Le centralien et philosophe Etienne Klein en tente une fois de plus une approche dans un nouvel ouvrage qui vient de paraître et dans lequel les questions sont plus nombreuses que les réponses et les développements ultérieurs.

Rêves et cauchemars

Dans cette quête de la compréhension du temps, on se précipite pour lui adjoindre celle de l’espace depuis que le génial Einstein a eu l’idée saugrenue de lier les deux entités pour en faire une unité d’espace-temps qu’il modifie à sa guise pour en détailler les courbures, les inflexions d’une manière telle que nombre des lecteurs intrigués par ces cheminements inattendus abandonnent l’effort de compréhension pour s’adonner à la rêverie qui conduit tout droit à l’endormissement, précurseur de rêves sinon de cauchemars. Le temps est jalonné de découvertes quasi quotidiennes qui marquent le temps, en impriment les épisodes comme ceux mis à jour récemment quelque part en Afrique du sud, plus et mieux connue pour ses déboires politiques et raciaux que pour ses nouveautés sorties de son sol à l’instar des fossiles soumis dès leur extraction de la roche à l’imagerie fournie par le synchroton de Grenoble pour en tirer des images de l’anatomie du cerveau plus volumineux que celui de la fameuse Lucy. Ce dernier autorise le propriétaire de ces caractéristiques anatomiques de les extrapoler à la fonction désormais modernisée de la bipédie plus affirmée, d’une dextérité plus précise et plus variée et d’une capacité de cognition et d’empathie plus proche de celle de l’homme sans que nécessairement le volume du contenu de la boite crânienne en soit affecté par un changement drastique de sa taille.

Un petit pois ?

Dès lors, l’expression si souvent utilisée du pois-chiche figurant les dimensions de la partie noble contenue dans la boite crânienne perd de sa valeur puisqu’il est maintenant confirmé que le génial musicien Maurice Ravel avait un cerveau de taille raisonnable pour exprimer une musique révolutionnaire à l’époque où il l’avait composée. Est-on sur au moins d’une chose et d’une seule : c’est que si le cours du temps ou sa direction sont arbitraires lorsque le dynamique du phénomène est réversible, une fois qu’ils sont spécifiés, ils ne peuvent plus être renversés. Les chercheurs de temps sont comme tous les autres appartenant à la communauté des hommes dépendants des conventions ce qui porte l’extrême avantage d’élaborer selon un choix conventionnel, des lois physiques qui elles, ne le sont pas. La confusion s’accroit encore lorsqu’on écoute Martin Heidegger, philosophe très réputé du 20è siècle affirmer que « le temps lui-même en l’entier de son déploiement ne se meut pas et est immobile et en paix » et un autre penseur de l’époque supposer que « si dans le flux perpétuel qui emporte tout, rien ne demeurait fixe et ne gardait éternellement son être, le monde cesserait d’être connaissable et tout se perdrait dans la confusion ».

Forcer la compréhension des équations

On a l’impression que les grandes découvertes et les calculs intelligents n’entrent que par force dans un système de représentations, au moment où les inventeurs d’équations, les dessinateurs de figures sont acculés à l’obligation de la réussite, faut de quoi on aboutirait à une aporie, terreur des chercheurs et des inventeurs courant à l’échec, au recul, sinon à la défaite. Et si ces solutions imaginaires revenaient à favoriser des images plus simples, celles que tout le monde a en tête pour observer le temps se dérouler, ralentir ou accélérer son cours comme pourraient le faire les chutes du Niagara ou les cours d’eau dans les plaines du Danube ?