Ethique Info

Accueil > Société > Civilisation > Lendemains de dispute

Lendemains de dispute

vendredi 4 mai 2012, par Picospin

S’ils devaient servir à quelque chose, c’était bien d’arbitrer une joute oratoire plus qu’un combat de taureaux poids légers. A ce titre ils se devaient de faire respecter les règles élémentaires de la courtoisie, du respect de l’autre et mettre fin aux injures, mensonges et calomnies qui n’avaient cessé de pimenter cette piètre exhibition de personnages politiques qui avaient été investis de la mission d’instruire le peuple de France que l’un des adversaires proclame aimer tellement qu’il lui sacrifie ce qu’il a de plus cher au monde, de plus sacré et de plus noble.

Déluge

Devant ce déluge et ce torrent d’injures et de grossièretés, que pouvait faire son adversaire pour garder une tenue digne à ce combat dont la férocité n’honore guère un personnage autrefois élu au sommet de la République et qui se devait, à ce titre de garder son sang-froid, sa retenue, sa politesse et montrer une autre éducation que celle exhibée tout au long de ce trop long spectacle le plus souvent accompagné, suivi ou précédé par les courtes scénettes des guignols. Peut-être, n’avait-il pas été éduqué, formaté, contraint à une plus grande retenue dans sa prime jeunesse, ceci pouvant expliquer cela ? Il serait inconvenant que de telles habitudes s’installent au sommet de l’état en France, autrefois distinguée pour sa culture, sa civilisation, sa politesse, ses manières délicates, qui à l’exemple de quelques-uns se perdent dans une indélicatesse croissante, le franchissement trop fréquent des frontières de la politesse, de la distinction pour aller chasser sur les terres des imprécations, de l’incorrection, de la vulgarité, sinon de l’inconvenance.

Exemples pour la jeunesse

Il est des exemples dont la jeunesse s’inspire et qui viennent en droite ligne de l’imitation des plus dotés, des plus puissants et des plus prestigieux. N’appartient-il pas à la société dans son ensemble de leur rappeler les règles élémentaires de la politesse, de la civilité moins pour l’image qu’ils se donnent d’eux-mêmes que de celle qu’ils livrent à la jeunesse dont on connaît l’ardeur à vouloir copier, s’inspirer des modèles des uns et des autres. En effet, ceux qui pensent qu’on est en droit de réduire les effectifs des éducateurs et des enseignants n’ont pas tort de vouloir faire suivre leurs décisions par des actes susceptibles de priver la jeunesse de son appui éthique, moral et comportemental si toutes les mesures positives en faveur des enfants et des adolescents sont battues en brèche par les comportements irresponsables des ainés.

Intentions

Ces derniers devraient penser plus souvent et avec plus d’attention à leur propre comportement et attitude morale s’ils désirent sincèrement que la population les suive sur des terrains aussi mouvants et fragiles que le respect d’autrui, l’empathie, sinon la fraternité. Ne sommes-nous pas à ce stade très proches des devises de la République prétendu si chère au cœur de ses dirigeants les plus ardents.