Ethique Info

Accueil > Médecine > Lendemains de révélations sur les promesses thérapeutiques des cellules (...)

Rapidité et qualité de l’information : est-ce un véritable problème ?

Lendemains de révélations sur les promesses thérapeutiques des cellules souches

Comment informer correctement ?

dimanche 25 janvier 2009, par Picospin

Nous avons fait allusion ici – même – aux avancées scientifiques obtenues grâce à ces cellules dites pluripotentes pour obtenir la réparation de lésions produites sur n’importe quel type de tissu du corps humain.

Une bonne équipe

Nous avons publié les attendus de cette recherche tels qu’ils ont été présentés à partir des investigations officielles de la FDA (Food and Drug Administration) qui a en charge l’organisation et l’autorisation de la recherche américaine dans le cadre des biotechnologies et en particulier de celles qui s’appliquent à l’homme. Nous avons été les premiers à publier les détails de ce protocole de recherche qui se déroule aux Etats-Unis, dans notre édition de « Ethique-Info » sur notre site dans la journée d’hier vendredi 23 janvier 2009, c’est à dire 24 heures avant la parution d’un article comparable publié par notre confrère « Le Monde » en date du Dimanche 25 janvier 2009. Cette rapidité de publication et les détails qui l’accompagnent soulignent la qualité de la recherche, de la rédaction et des compétences techniques de notre équipe. Le travail présenté était rédigé par un Professeur de Médecine de Paris qui l’a adapté d’un article américain paru le même jour dans le "New York Times" en date du 23 janvier 2009 et qui était un peu différent de celui publié par « Le Monde » sous la signature de Jean-Yves Nau.

Des caractéristiques

L’article de "Ethique-Info" présente une certaine originalité d’ordre technique, éthique et politique par rapport à ce dernier dans la mesure où les préoccupations relatives à ces trois thématiques sont développées par un médecin impliqué par ailleurs dans l’éthique en raison de son appartenance organique à des institutions publiques qui se consacrent à ces sujets. La référence à ces caractéristiques ne diminue en rien les qualités professionnelles du journaliste rédacteur de l’article du Monde et publié sous le titre de « Fin du tabou américain sur les cellules embryonnaires ». Cet intitulé met plus l’accent sur le débat politique et moral qui a eu lieu en Amérique à ce sujet que sur son versant biologique, médical ou technique. Dans l’interdiction de procéder à une recherche sur ce sujet et prononcée par le Président Bush, ce dernier avait trouvé un allié en la personne de l’ancien Président de la République française Jacques Chirac. La libéralisation des règles encadrant la recherche biomédicale appuyée par la nouvelle administration américaine devrait permettre de sauter les étapes d’une recherche médicale qui s’annonce particulièrement prometteuse dans un domaine aussi difficile et sévère que celui de la réparation des lésions médullaires où les solutions thérapeutiques efficaces étaient jusqu’ici exceptionnelles. C’est dans cette mesure que nous sommes heureux d’avoir pu apporter un peu d’espoir à ceux de nos lecteurs de cette chronique qui, de près ou de loin, se trouvent impliqués dans des problèmes médicaux graves du fait de leur survenue chez eux-mêmes ou chez un membre de leur famille.

Questionnement éthique :

1. Quels espoirs est-on en droit de placer dans les possibilités thérapeutiques des cellules souches ?

2. Est-ce que ce traitement est véritablement la panacée ?

3. Quelles relations est-on en droit d’établir entre les potentialités des cellules souches et la reconstitution des tissus d’organes appartenant à certains animaux comme la queue du lézard ?

4. Est-ce que les institutions de recherche nationales et internationales sont en droit d’apporter des aides budgétaires pour développer des recherches sur les cellules souches ?