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Du respect du aux Femmes

Les amours des Bonobos

Indignation américaine

mercredi 22 juin 2011, par Picospin

Aux Etats-Unis, on trouve plutôt cocasse que la France qui avait autrefois inspiré la nation américaine dans la rédaction de sa constitution ait dépêché un de ses représentants les plus doués pour prendre la tête du FMI parce qu’il était supposé en présenter les capacités et que surtout il y était parti avec la bénédiction urbi et orbi d’un émissaire du Pape, récemment élu Président de la République française, devant lequel il avait mis un genou à terre en signe de soumission de son nouveau pays d’adoption aux règles de l’Eglise.

Nécessaire légitimité

Il fallait assurer à ce nouveau Prince, malgré sa discrète inconstance maritale, une légitimité devant les forces spirituelles qui voyaient d’un œil interrogateur à défaut de mauvaises visées, une conduite qui parfois, frisant l’amoralité. On n’avait sans doute pas tort de craindre que le pays placé sous sa nouvelle direction ne fut entrainé dans un laisser aller moral d’où il serait difficile de le faire sortir. Surtout où à une époque où les forces de la chrétienté déclinaient, le rigueur des conduites fléchissait et les conflits continuaient de se régler plus par la violence que par la négociation et davantage par les coups et la passion que par la raison et le bon sens. C’est à ce moment, pour une raison toujours inconnue, que le même plénipotentiaire dépêché à la hâte à Washington se trouva par un hasard heureux pour les uns, malheureux pour les autres, nez à nez, si l’on peut dire avec une employée de l’hôtel français où il était descendu en attendant de prendre l’avion Air France pour Paris.

Curiosité

Si on est curieux sans nécessairement vouloir s’immiscer dans la vie privée des gens, on pourrait toujours se demander ce qu’il faisait à l’hôtel alors qu’il dispose à New York comme à Washington de logements luxueux dont l’origine provient plus de la fortune de son épouse que des propres deniers du Directeur de l’institution de prêt et de régulation financière mondiale dont il avait reçu la charge par l’entremise de son amical supérieur hiérarchique. On ne sait pas davantage à partir de quels conseils généreux pour le droit des femmes, la personne présente dans la suite présidentielle, on veut parler de celle du Directeur légitime du FMI, a cru de son devoir de porter plainte contre un agresseur comparé instantanément à un Grand singe, un « Ape » en rut, sorte de chimpanzé festif qui n’a du comportement et de la morale qu’une idée de singe, à un chromosome près de l’homme. S’il avait été un bonobo, on aurait pu dire de lui qu’il s’était comporté comme le font habituellement ses cousins en appliquant toute la diplomatie des singes supérieurs de son espèce.

Des bisous

Des bisous pour régler les conflits et en cas d’arrangement, un peu plus que ce qui est autorisé par la morale américaine et d’autres aussi pour sceller un accord, une affection et en supplément une empathie profonde. Comme ce ne fut guère le cas, la chose tourna au vinaigre ce qui déclencha des deux côtés de l’Atlantique des vagues de protestation plus que de louanges. La prude Amérique en profita pour régler ses comptes avec une France impossible, dotée d’habitudes ancestrales délurées et d’une inclinaison trop marquée vers le libertinage. Tout ceci fut promptement transformé en révolte contre le sort inégal, injuste et honteux fait aux femmes, idéologies pour lesquelles se leurs représentantes se battaient depuis des années avec un conviction inébranlable et un courage exemplaire. Ce combat arrangeait aussi bien les affaires des Américains qui préfèrent tirer de leurs mœurs des exemples plus faciles à imiter que ceux qui réclament une véritable reconversion des attitudes et comportements de la nation envers les plus faibles, les plus démunis, les plus pauvres et les moins aptes à se défendre. Si ce n’est par l’intermédiaire de célèbres et habiles avocats, capables de se faire une vocation grâce la défense de la veuve et de l’orphelin.

Une nouvelle éthique

L’intérêt de cette affaire est de souligner l’importance toute récente prise par les règles de l’éthique médicale. Depuis sa naissance, cette dernière enjoint aux chercheurs en expérimentation humaine d‘exiger de leur part qu’ils informent précisément leurs « victimes » ou les patients sur lesquels ou chez lesquels ils visent à conduire leurs expériences des détails sur les protocoles de recherche projetés, de leurs conséquences sur la qualité de vie de leurs sujets d’expérience, des contraintes éventuellement subies, des risques, accidents, incidents des actes auxquels ils seront soumis, sinon de leurs lointaines conséquences sur leur santé. Cette réglementation a été approuvée à plusieurs reprises, à l’issue de conférences internationales par la grande majorité des états, indignés par le sort fait aux déportés de la deuxième guerre mondiale par les expérimentations conduites par des médecins et chirurgiens allemands sur des prisonniers et déportés des camps de concentration et des camps de la mort.

Transfert

Le « transfert » de cette charte de la vie concentrationnaire à notre ère de l’après guerre, de la paix revenue et du management « libre et éclairé » de la population n’a pas joué le moindre rôle dans les affaires qui actuellement remplissent les journaux de leurs commentaires à propos des violences faites aux femmes, de la force exercée par l’homme dans tous les domaines sur la faiblesse de la femme qu’il s’agisse de la vie professionnelle, conjugale, sociétale ou sociale.