Ethique Info

Accueil > Politique > Les autos et François Fillon font demi-tour

Soubresauts dans la politique et l’économie

Les autos et François Fillon font demi-tour

Une dignité ?

samedi 6 décembre 2008, par Picospin

Tout le monde était installé dans un confort ronronnant qui paraissait si bien établi que personne ne songeait une seule seconde qu’il pouvait s’écraser le lendemain sous les effets combinés d’une gestion bizarre et désastreuse d’une aide à la construction aux Etats-Unis.
Tout le monde était installé dans un confort ronronnant qui paraissait si bien établi que personne ne songeait une seule seconde qu’il pouvait s’écraser le lendemain sous les effets combinés d’une gestion bizarre et désastreuse d’une aide à la construction aux Etats-Unis.

Tempête dans le désert

Ensuite, la tempête qui avait abattu des pavillons en construction et les faisait tomber un à un comme un jeu de cartes qui s’avéra bientôt devenir un jeu de massacre finit par se répandre sur la planète dans une autre logique encore moins compréhensible que la première. Du jour au lendemain, le belle machinerie occidentale devenue un modèle même pour l’Asie se démantela pour amorcer une révolution dans les conceptions, les projets, les plans à long terme aptes à conduire à une réflexion en profondeur qui devrait inverser les tendances. Les voitures étaient immenses à l’instar des belles américaines fabriquées à Detroit qui est devenu en quelques jours un champ de ruine abandonné par la population, les 4X4 stationnaient de façon dérisoire sans trouver le moindre pilote et l’on se mit à bourrer son corps trop grand et trop gros dans les minuscules espaces laissés au peuple dans les mini voitures qui devenaient tout à coup à la mode. Elles correspondaient au nouvel idéal surgi brusquement, celui dérivé de l’écologie dont discutaient depuis longtemps quelques esprits considérés comme d’avant garde mais qui avaient depuis longtemps vu venir le désastre avec sa fin de l’eau courante qui ne courra plus, de l’essence sortant des puits qui seront demain asséchés, des forêts disparues sous les coups de hache, les scies électriques et les bulldozers se précipitant près de fleuves et des rivières pour y jeter les troncs d’arbre abattus destinés à glisser le long des premiers pour être transformés en meubles, en papier, en journaux en emballages destinés à devenir désuets. Les salons de l’automobile présentent désormais des insectes métamorphosés qui auront acquis en quelques heures un design arrondi qui surprend plus qu’il ne terrifie.

La quête

Les patrons des firmes automobiles battent leur coulpe parce qu’ils s’accusent de ne pas avoir vu venir les mutations et supplient les états de leur donner un peu d’argent comme font la quête les vagabonds et les pauvres dans la rue à la recherche d’un morceau de pain, d’une soupe chaude ou d’un os de poulet que s’arrachent les chiens et leurs maîtres. Pendant ce temps, le prix du pétrole joue au yoyo, tantôt incitant les ingénieurs à construire les mini autos de la disette, tantôt se réconfortant à l’écoute des nouvelles annonçant le retour des carburants à des prix compétitifs capables de faire redémarrer les vieilles machines, de remplir les gros réservoirs et de mettre au panier les beaux plans dessinés pour les moteurs de l’an 2020. Aux abois, les gouvernements promettent de l’aide. A peine le montant de celle-ci déterminé, les promesses devenues moins urgentes s’effacent pour redonner espoir à une société en manque, non de stupéfiants mais stupéfaite de toutes ces turbulences inquiétantes et folles. Pourquoi aider l’automobile pour la remplir d’un carburant fort couteux quand on vient de mettre en chantier des modèles plus légers qu’une plume qui ne sera propulsé que par de l’électricité et quelques gouttes du précieux et dernier liquide extrait de la terre ou de la mer ? Pendant ce temps, n’avons nous pas assisté à un événement majeur en France, resté pour l’instant méconnu tant il a été passé sous silence ? Celui d’une première lézarde dans le front soudé des autorités gouvernementales.

NON

Le premier NON dit à haute et intelligible voix et exprimé par un homme politique resté jusqu’à présent très ou trop discret : François Fillon, Premier Ministre qui, après avoir avalé jusqu’à l’indigestion de nombreuses couleuvres par la queue attachées, a osé dire dans un moment de courage, peut-être de révolte ou au moins d’irritation, qu’il ne laisserait, lui, membre de l’UMP, jamais un enfant de 12 ans passer une nuit en prison. Belle et héroïque attitude dont on ne connait pas encore les conséquences mais qui en aura au moins une certaine : la protection des conditions de vie des enfants dans un monde impitoyable gouverné par des adultes.