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Une virée de bons copains

Les aventures de Sarko et Bush

D’une politique hautaine et inamicale à des sorties de copains en goguette

lundi 16 juin 2008, par Picospin

Ils est grand temps que ces deux amis si proches maintenant partent ensemble pour une virée qui a toutes les chances de les mettre en joie après de longs jours pour l’un, de longues années pour l’autre de séquestration dans des bureaux où ils ne peuvent manifestement pas se livrer aux mêmes incartades que le précédent Bill Clinton qui n’avait pas de meilleur endroit pour étaler sa compagne du moment sur le plateau de son ovale de bureau.

"L’Ami américain"

Nous voici donc en train de recevoir « l’ami américain » à l’occasion de sa dernière tournée européenne comme le font les artistes qui ont décidé de se retirer de la vie professionnelle pour se consacrer à l’écriture, à la peinture ou à la musique. Avaient-ils un violon d’Ingres est-on en droit de se demander pour que nous soyons pleinement rassurés sur leur avenir de retraité même si celui-ci peut tarder à survenir pour l’un, jeune Président encore, à peine élu ce qui n’est pas le cas de l’autre qui parcourt le monde à la recherche d’un Graal qu’il n’a pas encore trouvé même si ce dernier se trouve peut-être caché quelque part dans une niche anglo-saxonne, allusion qui n’a rien à voir avec le terme plusieurs fois répété du Ministère des Finances français qui ne cesse de voire dans chaque citoyen le détenteur d’un trésor masqué derrière une œuvre d’art dans une niche qui pourrait avoir toutes les chances d’être fiscale. Des journalistes ont remarqué à bon escient que le Président des Etats-Unis pouvait avoir profité de « Air Force One » pour faire son dernier tours du monde car il se pourrait bien qu’il ne retrouve pas si tôt un engin de cette dimension et de ce confort pour voyager en toute sécurité et avec un tel confort. S’il continue de représenter l’Amérique, c’est un pays en pleine mutation dont il risque de parler maintenant, conduit par un nouveau probable Président qui, pour la première fois de son histoire a pris un visage photographié en négatif, non pour l’action, les concepts et l’imaginaire mais pour le développement photographique, celui qui passe obligatoirement par un traitement argentique. Heureusement que dans cette traversée des déserts menant d’un point vide à un autre de la même veine, deux trous noirs en l’occurrence, sans aucune nouvelle allusion à l’heureux candidat américain, il y a quelque part, au milieu des fastes elyséens une personnalité dont personne ne conteste le charme, l’intelligence, la beauté, la culture, la discrétion malgré la profession qu’elle exerce ou qu’elle a exercée.

Carla

Carla, c’est le bonheur de la France, c’est la marque d’une Europe qui s’effondre d’un côté à l’Est mais ressuscite à l’Ouest, tout près de la botte méditerranéenne. Elle se penche sur le destin des Français, couve son époux de sa protection et de celle de sa famille, comme l’avaient fait auparavant les Médicis pendant la Renaissance, eux qui descendaient d’un médecin, dont ils avaient hérité du nom professionnel et qui, comme apothicaire vendait des pilules, inscrites sur son blason devenu avec la richesse et la gloire tourteaux et besants, pièces nobles en héraldique. Avec l’arrivée de Carla en France, est-ce le retour dans ce pays de la noblesse florentine, des Reines de France, Marie de Médicis en tête qui exerce la régence, complote contre son fils Louis XIII avant de faire de même pour éliminer Richelieu. On ne compte pas moins de trois Papes en provenance de cette extraordinaire famille entre 1523 et 1605. On veut espérer que notre nouvelle régente, si besoin est s’occupera mieux des affaires de son pays d’accueil que ne le fit sa lointaine ancêtre Marie qui se souciait moins de la couronne que de ses propres affaires. A Carla de nous montrer qu’elle veut bien abandonner ses sacs, ses parfums, ses robes et continuer à charmer le pays avec ses chansons, sa musique et ses disques. On veut espérer que les tensions entre le Président de la République et son Premier Ministre, fonction inaugurée par Richelieu ne tourne à un conflit larvé entre son lointain successeur, Charles Fillon, et son supérieur hiérarchique. Si ce devait être le cas, que notre Carla intervienne au plus vite, s’interpose et rende à la France son lustre et au pays sa sérénité. Profitons de cette intervention imaginaire pour renvoyer Bush dans son Texas même si le slogan autrefois mille fois répété et scandé de « Go Home » n’est ni poli, ni reconnaissant, et rappelle une époque où beaucoup préféraient la tyrannie soviétique avec ses goulags à la démocratie américaine même au prix de son Monsanto, de ses guerres meurtrières, dispersées et maladroites et de son racisme en extinction qui dès maintenant peut faire place à une ère nouvelle de véritable égalité et de paix civile et militaire.

Questionnement éthique :

1. En matière de politique, de propagande, d’intérêts particuliers et de lobbying, qui peut dire qu’il possède la vérité ?

2. Est-ce que le côté affectif joue un rôle prédominant dans la diplomatie et les relations d’état à état ?

3. Faut-il privilégier le passage par les medias des idées politiques ou bien celui des documents historiques, des essais de philosophie politique ou d’histoire des régimes, des constitutions et des lois ?

4. Quels peuvent être les liens à travers le temps des agissements de Florence sous la domination des Médicis, celle de la France sous la 5è République et celle des Etats-Unis sous la Présidence de Lincoln, de Roosevelt et de George W. Bush ?