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Nouvel épîsode d’une série en réseau

Les aventures de Wikileaks en Russie

Où l’on voit que l’Internet circule partout à grande vitessse

jeudi 2 décembre 2010, par Picospin

Les réflexions peu amènes des diffuseurs de nouvelles sans scrupules qui viennent de s’emparer du marché fort juteux de l’information par l’Internet viennent de quitter l’Europe occidentale pour migrer, malgré ou à cause du temps froid qui nous recouvre, vers la Russie autrefois qualifiée de sainte pour des raisons encore mal élucidées.

Des tsars vénérés

Ni les Tsars vénérés ni les dirigeants « socialistes » de la Révolution ne méritaient ce qualificatif. Bien au contraire, ils s’étaient emparé du sol « sacré » de l’éternelle Russie pour en faire un champ de ruines avec l’aide de ses adversaires puis à le sanctifier avec le sang des Russes et nations affiliées abondamment versé sur son sol. C’est après ces conditions tragiques et mortifères que les nouveaux dirigeants répondent aux insinuations des auteurs de Wikileaks pour les prévenir bien vouloir arrêter leurs calomnies sur cet état toujours sacré même s’il est mené actuellement cheval ou du haut d’un aéronef par un couple de jeunes gens vigoureux qui, seraient bien inspirés de cesser d’alimenter des attaques permanentes inspirées par le concurrent américains sous la figure du secrétaire de la défense, Rober Gates. M. Putin s’est cru autorisé à qualifier les propos de cet éminent personnage de la politique américaine comme profondément induit en erreur. Ces propos ont été émis lors de l’émission culte de Larry King que des millions d’Américains suivent régulièrement et religieusement tous le soirs. L’apparition du véritable chef de l’état et de la diplomatie russe lui a permis d’être présent sur tous les fronts, autrement dit d’être écouté à l’étranger et dans son propre pays au moment où sa réputation était encore contestée sur des sujets aussi délicats que l’exercice de son propre pouvoir et les limites des droits de l’homme imposés en Russie de même que les restrictions sur la liberté de parole.

Alerte à l’opinion publique

Dans la foulée d’une déclaration agressive, le même locuteur n’a pas craint d’alerter l’opinion en la menaçant de développer et déployer des armes nucléaires si les États-Unis campent dans leurs postions de refus d’accepter ses propositions d’intégration des forces de défense russes et européennes. Si de telles propositions continuent de recevoir le même accueil négatif et hostile, la Russie ne saurait échapper à l’obligation d’assurer sa propre défense par les moyens les plus appropriés y compris les nouvelles technologies nucléaires. Ce que M. Poutin voudrait éviter à tout prix, selon des déclarations en provenance de Moscou. Ces déclarations ne constituent en aucun cas une menace de notre part. Ce que nous souhaitons exprimer au travers de ces déclarations, c’est ce qui risque d’arriver si nous ne parvenons pas à conclure un pacte mentionnant notre volonté commune de réaliser un effort commun. C’est à l’occasion de cette réunion que M. Medvedev a proposé de conclure un accord sur une défense par secteurs contre les missiles qui aurait l’avantage de répartir la défense en zones de responsabilité et d’impliquer formellement une coordination entre les secteurs russe et européen. Ce plan pourrait prévoir l’intervention de la Russie contre tout missile survolant son territoire en direction de l’Europe et l’inverse.

Détente

Poutin apparut très détendu au cours de cet entretien avec Larry King au cours duquel il a rendu hommage au Président Obama pour l’adoucissement de sa rhétorique envers la Russie et pour son changement d’attitude en ce qui concerne la défense contre les missiles en Europe. A propos d’une question concernant les accusations d’espionnage d’une dizaine de personnes en faveur de la Russie, il a réfuté l’argument en déclarant que ces agents n’avaient pas fait preuve d’une grande activité mais auraient pu devenir plus agressifs si s’était installée une période de crise comme celle que l’on observe en cas d’interruption des relations diplomatiques. A propos des commentaires désagréables attribués à M. Gates, qui ne s’est pas privé de commenter avec rudesse le manque de mœurs démocratiques en Russie, il a répliqué en affirmant qu’aux États-Unis quelques Présidents ont été élus malgré l’absence d’une majorité réelle reçue par le vote du peuple.

Nul n’est parfait !

Quand nous discutons avec nos amis américains sur ces points de politique et leur avançons le problème des défauts de leur système d’élections, ils répondent que nous n’avons pas à nous mêler de leurs affaires car il s’agit simplement d’une tradition qui doit se poursuivre ainsi. De même, nous conseillons à nos collègues de ne pas se mêler de nos affaires car tel a été le choix souverain du peuple russe. Il a nié toute importance aux nouvelles diffusées par WikiLeaks et suggéré que ces histoires ont pu être mises en circulation pour d’obscures raisons d’ordre politique. Certains experts n’hésitent pas à penser que quelqu’un a pu tromper ce réseau pour saper son influence et l’utiliser à son propre avantage.

December 1, 2010
Blunt and Blustery, Putin Responds to State Department Cables on Russia
By ELLEN BARRY

Questionnement éthique :

1. Peut-on dire que Socrate est le fondateur de la philosophie politique ?

2. Peut-on comprendre la nature de l’homme si l’on ne comprend pas la nature de la société humaine ?

3. Est-ce que le thème principal de la philosophie politique est celui de la cité-État ?

4. Est-il nécessaire ou utile de penser que si le sens profond d’un écrit n’est pas nécessairement explicite, il stimule la vigilance intellectuelle du lecteur, l’oblige à penser avec sérieux et une exigence renouvelée ?