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Que se passe-t-il dans les banlieues sensibles ?

Les bandes

Etat des lieux

mardi 31 mars 2009, par Picospin

Après avoir défini la typologie des bandes, les participants aux débats ont redéfini les sanctions proposées contre les membres de ces bandes en précisant que ces dernières s’organisaient sur les territoires en bandes territoriales, ou se cristallisaient de manière impromptue et multiforme dans un espace imprévisible avec pour conséquences une banalisation et un risque de bascule dans une violence violence dont le degré n’a pas subi de fortes modifications depuis un très lointain passé.

Les cibles se sont modifiées en s’étendant des symboles de l’autorité représentés par la police aux autres représentants comme les ambulances, les pompiers, les représentants de l’école. Les médias ont largement contribué à amplifier le phénomène des heurts et des violences qui se manifeste de plus en plus chez une population de plus en plus jeune. Globalement la fréquence des manifestations a largement diminué de même que la violence, le taux des homicides, tous délits qui se sont déplacés des villes vers la campagne car les premières, contrairement aux prévisions sont devenues nettement plus calmes que la seconde, alors que le nombre des délinquants mineurs a fait in bond considérable, surtout au niveau des éléments les plus jeunes de la population. La violence, en augmentation constitue maintenant l’élément fondamental de la structuration d’une organisation qui tend fortement vers la tribalisation. La tendance à atteindre les plus couches les plus jeunes de la société est sans doute liée à l’augmentation considérable des élèves de tout âge dans les établissements scolaires dont l’architecture, le mode de vie, l’organisation des espaces et des volumes ressemble trop fortement à ceux des HLM, modèle honni où vivent en majorité les familles victimes de la paupérisation. Et principalement issues de l’immigration. Un certain nombre des membres qui s’affilient aux bandes sont naturellement en échec scolaire, disqualifiés de l’école, humiliés et de ce fait à la recherche de tout signe de virilité compensatrice de ce ratage, de cette faillite, sinon de ce naufrage. En compensation, ils organisent leur business ce qui les conduit, en grande majorité à se regrouper en bandes structurées et à défaut à tuer le temps, période pendant laquelle l’imagination s’ouvre aux bêtises, aux insanités, aux stupidités qu’ils importent avec eux, leurs problèmes et leur mal de vivre à l’intérieur des établissements scolaires. L’analyse approfondie et objective de cette situation incite à penser qu’il existe de solides moyens de prévention à condition d’agir vite, immédiatement après le délit, en collaboration avec les représentants légaux de l’autorité que sont le procureur, le maire, le chef d’établissement scolaire, qui d’une seule main doivent prendre en charge les délinquants en puissance en présence des parents. Ces mesures bien conduites en temps et sur le terrain permettent de parvenir à une forte efficacité dans le cadre d’une cellule de veille dont la mise en place a réussi dans les cités les plus sensibles à réduire de trois quarts la fréquence des incidents.