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Une chère réconciliation

Les bons plans de l’ex Ministre

Bons baisers du Ministère

lundi 14 juin 2010, par Picospin

Cette fois c’est la très sobre et modeste Christine Boutin qui est exposée aux premières loges par la grace du Président qui aavait une besoin urgent de ses services d’une qualité si exceptionnelle qu’il a hésité à en parler à d’autres collaborateurs moins bien introduits dans les instances de l’état que cette ancienne Ministre, subitement jetée à la rue comme une SDF mais aussi vite récupérée pour rendre quelques menus services à l’équipe qui l’a traitée sans ménagement depuis 2 mois.

Christine Boutin perçoit 9 500 euros mensuels depuis avril pour une mission sur la mondialisation que lui a confiée l’Elysée, chiffre que l’ancienne ministre a confirmé, parlant d’une "mission très importante". Ce qui ne l’empêche pas de percvoir également des indemnités en tant que conseillère générale et au titre de la retraite parlementaire. Mme Boutin est employée en "qualité de chargée de mission" depuis le 1er avril, avec une "rémunération mensuelle" de 9 500 euros net. Le Canard enchaîné ajoute que la présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD, allié à l’UMP), démise du gouvernement en juin 2009, s’est vu mettre à disposition une "voiture avec chauffeur", des "bureaux dans le 15e arrondissement de Paris" et un "secrétariat particulier". Contactée par l’AFP, Mme Boutin a confirmé ces informations. Le ministère du travail n’a pas contesté l’authenticité du document diffusé par le Canard enchaîné."Ce n’est pas une mission bidon, c’est une mission très importante, avec des rendez-vous au plus haut niveau", a justifié Christine Boutin, précisant qu’elle avait pour objectif de faire des propositions pour la présidence française du G20 (novembre 2010-novembre 2011). L’Elysée avait confié en décembre 2009 cette mission sur "les conséquences sociales de la mondialisation" à l’ancienne ministre. Dans l’entourage de Mme Boutin, on a en outre expliqué que le salaire correspondait à un "niveau statutaire dans la grille de la fonction publique", en vertu d’un décret d’application de la loi de finances rectificative du 6 août 2002. Selon cette source, la rémunération "a été fixée par le secrétariat général du gouvernement sur la base de ces textes" et "correspond au seul traitement de base, donc à l’exclusion notamment de l’indemnité de fonction". La rémunération "s’apparente à celle d’un directeur d’administration, d’un conseiller maître à la Cour des comptes ou d’un conseiller d’EtatIl faut donc ajouter aux 9 500 euros mensuels de la mission, une indemnité de conseillère générale des Yvelines de 2 605 euros brut. Et sa retraite de parlementaire – sachant qu’elle a siégé de 1986 à 2007, celle-ci peut s’élever à près de 6 000 euros mensuels. Soit un total qui avoisine les 18 000 euros par mois. La présidente du PCD a démenti l’idée "que laisse entendre le Canard enchaîné que d’une certaine façon, je me suis fait acheter par le président Sarkozy". L’ancienne ministre du logement (2007-2009) avait déclaré début mai, lors d’une conférence de presse au siège de l’UMP, qu’elle n’excluait pas de se présenter à la présidentielle de 2012 si ses "idées" n’étaient pas prises en compte dans la majorité.l’ancienne députée a d’autres ressources : "Quand on est retraitée parlementaire, on n’a pas besoin d’avoir une mission supplémentaire ont affirmé des voies divergentes meme si certaines collègues comme Rama Yade a exprimé son soutien à Christine Boutin, estimant que la mission justifiait le salaire. "On verra bien au moment où elle rendra son rapport, c’est à ce moment qu’on pourra porter un jugement plutôt que de faire un procès d’intention a-t-elle ajouté, repentant ainsi les commentaires qu’elle vient de faire à propose de l’équipe de France de Football qu’elle a trouvé trop choyée en Afrique du Sud par rapport aux résultats obtenus jusqu’à present. A moins a-t-elle ajouté que les performances soient à la hauteur des ambitions de luxe, de confort et des gains.