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Une chère réconciliation

Les bons plans de l’ex Ministre

Bons baisers du Ministère

mercredi 9 juin 2010, par Picospin

Cette fois c’est la très sobre et modeste Christine Boutin qui est exposée aux premières loges par la grace du Président qui aavait une besoin urgent de ses services d’une qualité si exceptionnelle qu’il a hésité à en parler à d’autres collaborateurs moins bien introduits dans les instances de l’état que cette ancienne Ministre, subitement jetée à la rue comme une SDF mais aussi vite récupérée pour rendre quelques menus services à l’équipe qui l’a traitée sans ménagement depuis 2 mois.

Le pactole de la Ministre

Christine Boutin perçoit 9 500 euros mensuels depuis avril pour une mission sur la mondialisation que lui a confiée l’Elysée, chiffre que l’ancienne ministre a confirmé, parlant d’une "mission très importante". Ce qui ne l’empêche pas de percvoir également des indemnités en tant que conseillère générale et au titre de la retraite parlementaire. Mme Boutin est employée en "qualité de chargée de mission" depuis le 1er avril, avec une "rémunération mensuelle" de 9 500 euros net. Le Canard enchaîné ajoute que la présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD, allié à l’UMP), démise du gouvernement en juin 2009, s’est vu mettre à disposition une "voiture avec chauffeur", des "bureaux dans le 15e arrondissement de Paris" et un "secrétariat particulier". Contactée par l’AFP, Mme Boutin a confirmé ces informations. Le ministère du travail n’a pas contesté l’authenticité du document diffusé par le Canard enchaîné."Ce n’est pas une mission bidon, c’est une mission très importante, avec des rendez-vous au plus haut niveau", a justifié Christine Boutin, précisant qu’elle avait pour objectif de faire des propositions pour la présidence française du G20.

Mission de confiance ou d’absence

L’Elysée avait confié en décembre 2009 cette mission sur "les conséquences sociales de la mondialisation" à l’ancienne ministre. Dans l’entourage de Mme Boutin, on a en outre expliqué que le salaire correspondait à un "niveau statutaire dans la grille de la fonction publique", en vertu d’un décret d’application de la loi de finances rectificative du 6 août 2002. Selon cette source, la rémunération "a été fixée par le secrétariat général du gouvernement sur la base de ces textes" et "correspond au seul traitement de base, donc à l’exclusion notamment de l’indemnité de fonction". La rémunération "s’apparente à celle d’un directeur d’administration, d’un conseiller maître à la Cour des comptes ou d’un conseiller d’EtatIl faut donc ajouter aux 9 500 euros mensuels de la mission, une indemnité de conseillère générale des Yvelines de 2 605 euros brut. Et sa retraite de parlementaire – sachant qu’elle a siégé de 1986 à 2007, celle-ci peut s’élever à près de 6 000 euros mensuels. Soit un total qui avoisine les 18 000 euros par mois. La présidente du PCD a démenti l’idée "que laisse entendre le Canard enchaîné que d’une certaine façon, je me suis fait acheter par le président Sarkozy".

Candidate ?

L’ancienne ministre du logement avait déclaré début mai, lors d’une conférence de presse au siège de l’UMP, qu’elle n’excluait pas de se présenter à la présidentielle de 2012 si ses "idées" n’étaient pas prises en compte dans la majorité.l’ancienne députée a d’autres ressources : "Quand on est retraitée parlementaire, on n’a pas besoin d’avoir une mission supplémentaire ont affirmé des voies divergentes meme si certaines collègues comme Rama Yade a exprimé son soutien à Christine Boutin, estimant que la mission justifiait le salaire. "On verra bien au moment où elle rendra son rapport, c’est à ce moment qu’on pourra porter un jugement plutôt que de faire un procès d’intention a-t-elle ajouté, repentant ainsi les commentaires qu’elle vient de faire à propose de l’équipe de France de Football qu’elle a trouvé trop choyée en Afrique du Sud par rapport aux résultats obtenus jusqu’à present. A moins a-t-elle ajouté que les performances soient à la hauteur des ambitions de luxe, de confort et des gains.

La philosophie de l’argent

Ecoutons Georg Simmel dans "la philosophie de l’argent" : Là où le salut des âmes constitue une finalité, plusieurs doctrines font de la pauvreté un moyen positif et indispensable élevé à la dignité d’une valeur significative et valable en soi-même. Cela renvoie à différents niveaux des séries dotées d’une finalité et pour différentes raisons. En premier lieu, la pure indifférence à l’égard des jouissances et des intérêts terrestres y mène. L’âme qui aspire au plus haut, comme d’elle-même, est soulagée de ce fardeau sans qu’il soit besoin que la volonté y concentre son effort. Les premiers chrétiens ont du se comporter ainsi, non hostiles ou agressifs envers les biens visibles mais sans relation à eux, comme à des choses pour lesquelles aucun organe de perception n’existe. La rigueur des moeurs ascétiques, exigence de renonciation à toutes les jouissances et à tous les plaisirs de l’existence établissent en face des classes dominantes le principe de l’égalité spartiate et constituent une étape de transition sans laquelle la couche inférieure de la société ne peut jamais se mettre en mouvement.

Argent prêt à porter

Parce que l’argent est prêt à l’emploi, il est le pire piège tendu aux instants de faiblesse. La communauté des mendiants quémandait chaque jour sa subsistance sans émettre une prière ni attendre l’aumône en silence ce qui les incita à se détacher de toute propriété. Moines bouddhistes et tribus arabes ne semaient pas de grain et ne construisaient aucune maison afin qu’aucun individu ne fut tenté de trahir la tribu en se sédentarisant. La civilisation de l’argent signifie la réclusion de la vie dans ses moyens. A tel point que pour se délivrer des fatigues elle a recours à un moyen simples et silencieux qui est "l’excitant " par excellence.