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Armstrong ou Legstrong quel patronyme ?

Les bras, les jambes ou la tête ?

Adulé ou détesté ?

lundi 27 juillet 2009, par Picospin

C’est dans les Pays baltes, durement touchés par la crise, que les Européens s’affichent les plus pessimistes : ils sont 82 % en Lettonie, 76 % en Estonie et 74 % en Lituanie à attendre des mois encore plus difficiles.

Récession ?

La Berd, banque européenne spécialisée dans les pays de l’ancien bloc de l’Est, leur a donné raison récemment : elle s’apprête à réviser en baisse ses prévisions et table désormais sur une récession supérieure à 5 % dans la région. Aussi inquiétant pour l’humeur des consommateurs est le pessimisme qui s’installe dans les grandes économies, celles qui devraient jouer un rôle moteur dans toute reprise européenne. Toutes voient l’avenir plus noir que la moyenne des Européens (61 %). C’est le cas de l’Allemagne (69 %), de la France (67 %) ou encore de la Grande-Bretagne (63 %). Dans l’Hexagone, 32 % des sondés se disent personnellement inquiets pour leur emploi et 33 % connaissent un proche ou un ami qui a perdu son travail. La Commission européenne y décèle le signe d’une attente accrue pour une politique commune de l’emploi ce qui pourrait être l’un des enjeux politiques en Europe sauf pour le nord de l’Europe, plus riche, mieux protégé contre les licenciements et qui bénéficie d’un consensus social élevé ce qui le rend plus apte à résister à l’inquiétude.

Scandinavie la bienheureuse

Les Danois, les Suédois, les Néerlandais ou encore les Finlandais sont moins moroses sur les sujets de l’emploi et leur avenir personnel. L’opinion européenne marque un temps de retard sur les espoirs des économistes, des experts ou des milieux d’affaires. Une enquête censée préfigurer l’activité des mois à venir, signalait récemment un redressement sensible des attentes dans les seize pays de l’euro tant pour l’industrie que dans les services. Est-ce pour cette raison de déprime généralisée que les gens se réfugient dans les fééries comme celle du Tour de France qui a attiré cette année un nombre nettement plus élevé de spectateurs que les années précédents pace que ce spectacle est gratuit, qu’il flatte les nationalismes, qu’il permet de s’incarner personnellement dans les performances et exploits des autres et qu’il offre l’occasion d’applaudir les exploits sportifs des jeunes pleins d’avenir mais aussi de plusieurs autres comme Lance Armstrong qui, à 38 ans, rassure les plus âgés, les candidats à la retraite et au chômage.

Gagnant, placé ou perdant ?

Mieux, il n’a pas gagné la course par étapes cette année ce qui rassure les esprits nationalistes et cocardiers mais a terminé « sur le podium » ce qui évite d’avoir à porter trop de louanges sur un coureur américain qui a été honni pendant les 7 années à l’issue desquelles il s’est inscrit comme vainqueur de l’épreuve et qu’il a été soupçonné d’avoir triché pour réaliser ces exploits parce qu’il n’a pas hésité à enfreindre règlement, justice, camaraderie ce qui en faisait un mauvais garçon, malhonnête, même si par ailleurs il avait créé une fondation de lutte contre le cancer et que cette année il a décidé de verser tous les fonds recueillis par l’association au pays qui lui avait offert un accueil aussi chaleureux.

L’adoration des bergers

Depuis qu’il ne gagne plus, il est adulé par les spectateurs qui s’écrasent au bord des routes pour l’admirer et l’idolâtrer. Cette volte face est digne d’une pirouette comme celle qu’on vient de constater à propos de la loi Hadopi qui continue de parcourir le circuit législatif à la vitesse réduite d’un train de marchandises sur une ligne secondaire en France profonde, allure plus lente que celle des voies royales des TGV pour voyageurs de luxe sur le parcours de Paris Nice.