Ethique Info

Accueil > Société > Les cadeaux du Père Noël

Les paniers sont pleins

Les cadeaux du Père Noël

La reine électronique

samedi 31 décembre 2011, par Picospin

On les protège par un renforcement des mesures sanitaires si désintéressées, si charitables, si attentionnées qu’ils seront protégés à jamais des maladies les plus graves mais aussi des plus légères à condition qu’ils disposent de suffisamment de moyens pour couvrir les dépenses de santé destinées à montrer aux yeux du monde que désormais ils sortiront du paternalisme habituel et traditionnel pour s’engouffrer dans une vie indépendante, autonome dans laquelle personne, pas même l’Etat ne viendra contrôler ni évaluer les frais personnels occasionnés par le souci de préserver une vie si chèrement acquise et conservée.

Vacances de neige et d’avalanches

Pour cela, on leur conseille de s’engouffrer dans les autoroutes submergés par neige et touristes, plutôt vacanciers, partis au sommet des montagnes pour humer l’air raréfié en oxygène de la haute altitude où le cout de la nourriture s’élève proportionnellement aux mètres de hauteur des cimes les plus élevées. A leur retour en pleine, pour plus de sécurité, on leur imposera le contrôle technique de leur véhicule en abordant des organes qui n’avaient pas été ciblés jusqu’à maintenant car on les considérait plus innocents des blessés et des morts que le vin, la bière, le sommeil et autres facultés habituelles et dangereuses des hommes, surtout des conducteurs. Pour regarder les paysages de France à travers le pare-brise de leurs véhicules, ils pourront et devront se passer des verres correcteurs qui se placent généralement au bout de leur nez raffiné par la meilleure gastronomie du monde, unanimement reconnue.

Le luxe des lunettes

Tout simplement parce que cet ustensile est devenu trop couteux pour rester accessible à toutes les bourses. Pour envoyer leurs enfants à l’école puis à l’université et dans les grandes Écoles, ils devront choisir moins souvent les établissements de la République que les institutions autonomisées, pour le financement desquels on avait un peu oublié de prévoir un budget adéquat à l’exemple des grandes universités d’ailleurs qui ont pris l’habitude depuis longtemps de faire couvrir leurs frais de gestion par des organismes d’état, des institutions privées, des mécènes, sinon les parents les plus fortunés et les plus aisés comme on le dit ici.

Mesures populaires ?

Pour justifier ces mesures dont on craint qu’elles ne plairont pas à tout le monde, on explique par litanies interposées que tout ceci est à mettre sur le compte de la crise, une crise dont on peine à déceler l’origine mais qui de toute évidence vient d’ailleurs, des antipodes sinon des Amériques, responsables sinon coupable de tous les maux en raison d’un régime capitaliste outrancier. Ce dernier serait sur le point de faire revenir les braves gens dans le sein généreux et gonflé des régimes plus populaires à choisir entre droite et gauche à l’extrême, inconfortables comme celui de la Corée du Nord si pleurnicharde qu’il en incommode tout le monde. Si grands sont les soucis du peuple que ne sachant à quel saint se vouer, il s’en va à la montagne, patiner sur une neige immaculée qui leur rappelle les couleurs oubliées de la propreté, de la pureté et de la blancheur même si elle n’est pas toujours immaculée.

Cachez cette lumière

Pour éviter d’être ébloui par tant de clarté, il se réfugie dans les salles obscures où il reçoit les messages hauts en couleurs et en signifiant et signifié du meilleur cinéma du monde, capable d’attirer des nuées de spectateurs dans des salles pleines à craquer qui remplissent leur office de complément au pain et aux jeux comme cela se faisait aux temps glorieux de l’empire romain. A la sortie des spectacles, il ne reste plus qu’à se consacrer aux jeux électroniques qui se défendent contre les prédateurs humains par une intelligence dite artificielle propre à conquérir les meilleurs.