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Comment réagit-on aux canicules ?

Les canicules : une habitude ou un désastre ?

Les dégâts de 2003

mardi 18 août 2009, par Picospin

Ce ne fut pas le cas lors du dernier épisode de grande chaleur survenu il y a déjà près de 6 ans lorsque l’arrivée subite de hautes températures au début du mois d’août a provoqué des dégâts considérables dans la population des plus vulnérables c’est-à-dire les personnes âgées et les bébés.

Pour les seconds, la situation s’avérait moins dramatique que pour les premiers car les parents n’avaient pas pris la responsabilité de rompre le lien affectif et corporel qu’ils voulaient conserver avec leur progéniture considérée comme trop fragile pour être abandonnée à des mains moins expertes et moins aimantes que les leurs. Au contraire, les vieillards étaient laissés dans l’isolement, la déshydratation, une chaleur excessive, l’absence de toute séquence de refroidissement, l’impossibilité de trouver des lits d’hospitalisation dans des centres débordés, désorganisés par un afflux de patients inattendu. Le résultat de cette expérience malheureuse fut une catastrophe sanitaire dans laquelle plus de 15.000 personnes perdirent la vie seulement dans la région parisienne en raison de se désertification par des proches cherchant à s’évader vers des activités ludiques, de détente sinon de fuite. Cet épisode est relaté dans un ouvrage par Herbert Geschwind, Docteur en Médecine et en sciences sociales intitulé « Le rôle des soins palliatifs », Paris, 2004, L’Harmattan, disponible chez Amazon.fr.