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Les chants et sortilèges de l’ignorance

samedi 4 juin 2011, par Picospin

C’est ce à quoi s’appliquent les bons avocats, ceux qui accumulent des années d’expérience du prétoire et parviennent à renverser le sens des jugements précédemment émis par les juridictions concernées et responsables.

Cette tactique est d’autant plus payante que personne n’est en position de s’élever contre elle. Ce sujet vient de faire l’objet de discussions animées au sein d’un colloque consacré au thème au nom barbare « d’agnotologie » qui se situerait aux confins de la philosophie, de la sociologie et de l’épistémologie. Son objet est l’étude de l’ignorance, des moyens mis en oeuvre pour la produire, la préserver et la propager. Ouvrir une possibilité au doute, à l’ignorance et à la discussion constitue le premier pas d’un renversement d’opinion qui ouvre une large voie à l’entrée du cheval de Troie dans le rationnel et l’imaginaire des gens. La tâche incombe ensuite aux « finisseurs » de s’engouffrer dans cette brèche créée aussi bien dans le savoir que dans la fiction, le rationnel autant que le rêve, la superstition autant que l’imprécision des connaissances, elles-mêmes appelées à s’enrichir constamment d’éléments incontrôlés, de données mal décrites, d’origines inconnues ou de dictons ramassées au fond des âges à partir de provenances discutables. En ce sens cela veut dire qu’elles méritent discussion, donc palabres, conversations de cafés du commerce et amplifications de faits rapportés, dilués dans le temps et l’espace. Est-ce ainsi que se sont répandues les religions ? La question mérite réflexion, analyse et débat tant sont indispensables les expériences capables de répétition avant de pouvoir conclure, de disserter, de s’accorder, voire de s’opposer. Dans ces débats, la position envers le degré et le nombre des connaissances s’enfuit vers un paradoxe. C’est celui de l’accumulation des connaissances nécessaires à statuer sur la vérité. Dans le bouquet des données offertes, se détache au hasard une forte probabilité pour qu’au moins une, sinon plusieurs s’inscrivent dans une catégorie favorable ou défavorable à la thèse défendue par les uns et les autres. Construire une controverse, c’est déjà entamer un raisonnement permettant l’opposition des opinions, le contraste des positions sinon l’entrée en grande pompe de la controverse où les chances ou les risques de positions passionnelles sont loin d’être négligeables et de dépasser largement les limites décentes imposées à tout échange sérieux sur des divergences, des irritations, voire des attaques personnelles « ad hominen » qui disqualifient d’emblée celui qui s’en rend coupable. Ces schémas de rencontres ont une règle stricte de formatage et nécessitent une règle immuable de la procédure qui stipule que tout sujet, pour être légitime et apte à acquérir la stature d’un thème noble et digne de controverse nécessite l’opposition systématique de deux points de vue contradictoires. Encore faut-il qu’ils soient intelligemment préparés et présentés, apparemment compréhensibles pour tous et dignes de toucher un public suffisamment averti pour lui permettre de prendre position. C’est ainsi que l’on peut assez facilement parvenir à faire dire à tout défenseur du tabagisme, voire de l’alcoolisme que le tabac n’est pas si dangereux que cela pour la santé si l’on se réfère à l’exemple de tel Monsieur qui ne cessait d’allumer cigarette sur cigarette, voire cigare sur cigare à l’instar d’hommes célèbres comme Churchill qui s’était adonné à cette pratique depuis sa prime jeunesse. Tel autre est mort rapidement d’un cancer du poumon alors qu’il n‘avait jamais fumé une cigarette de sa vie. Les faits scientifiques peuvent être occultés par l’idéologie, des intérêts personnels, financiers, politiques, voire des conflits d’intérêt que maintenant certaines autorités dans les domaines de l’éthique obligent à dénoncer ouvertement. Attacher sa ceinture dans l’automobile est devenue une exigence et une loi dans la majorité des pays jusqu’à ce qu’une personne bien informée produise l’exemple d’une famille piégée dans sa voiture tombée dans un ravin puis un cours d’eau dans lequel elle a été engluée puis noyée sans pouvoir se dégager de l’attache des ceintures de sécurité. La liberté de l’homme reste le choix entre plusieurs ou au moins deux options. Sans une éducation suffisamment avancée, les idées et opinions peuvent être glanés n’importe où et n’importe quand. C’est un des privilèges des riches, de ceux et celles qui disposaient de moyens généreux pour apprendre les modes de construction d’une opinion avant de pouvoir la transformer en attitude. L’enthousiasme des humbles à pouvoir s’ériger en experts envahit les sites internet qui ouvrent ses portails à tous les thèmes contradictoires. A nous d’y établir les barrages étanches contre l’invasion des sortilèges, des cauchemars et les effluves venues du ciel comme de l’enfer.

Messages

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