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Les chimpanzés naissent en Afrique

samedi 25 août 2007, par Picospin

Deux évènements, sans lien apparent, viennent d’être publiés par la presse. (Philippe Bernard. Le Monde : 24.08.07). Le premier est d’ordre politique. Il concerne l’accueil détestable de l’opinion publique africaine au discours du Président de la République française au sujet de ce continent, de son passé et de ses habitants. Ses discours sur ce thème renferment des éléments contradictoires, souvent au seuil de la rupture entre eux ce qui leur donne un aspect chaotique sur lequel il n’est pas simple de naviguer.

Un discours africain ou aux Africains ?

Tour à tour se sont succédé les termes, expressions et formules du type : « j’aime l’Afrique… », « crimes contre l’humanité… », « effets pervers de la colonisation… » et en même temps ont été prononcées des phrases comme « absolution des colonisateurs », « pillage des ressources ». Ce qui semble avoir choqué le plus les auditeurs africains de ces jugements c’étaient les sentences globalisatrices à propos de l’homme africain qui « a sa part de responsabilité dans son propre malheur ». S’y ajoutent les commentaires sur « la ponction historique de 13 millions d’esclaves et l’exploitation coloniale » qui n’ont pas pu être dépourvues de tout effet négatif sur l’exploitation actuelle de l’Afrique. Il en est de même du soutien – au besoin par la violence – de régimes dévoués aux intérêts de la France ce qui a institué des errements dans les fonctionnements des démocraties qui se sont installées sur le continent.

Qu’est-ce qu’un homme africain ?

Loin de calmer les esprits, le conseiller spécial Henri Guaino a cru devoir surenchérir en déclarant que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire », qu’il ne s’est pas assez « élancé vers l’avenir » et surtout que cet individu « a besoin de croire plutôt que de comprendre, de ressentir plutôt que de raisonner, d’être en harmonie plutôt qu’en conquête ». On peut se demander si ces idées ne tiennent pas lieu de contre sens à l’institutionnalisation d’universités qui sont par définition les lieux où se tiennent et où sont développées les réflexions critiques et la recherche consacrée au décryptage des réalités complexes. La réaction à de tels jugements ne s’est pas fait attendre de la part des enseignants compétents de l’Université de Dakar.

Dialogue africain et réponse ?

L’un d’eux n’a pas hésité à aborder sans y entrer la comparaison la mémoire de la situation de l’Afrique avec celle de l’Europe et de la France sous l’occupation nazie. De telles ébauches sont fréquentes dans les domaines des joutes politiques. Même si elles dépassent la pensée de leurs auteurs, elles n’en restent pas moins significatives d’un état d’esprit qui reflète indignation, mépris reçu sinon accepté à partir de l’émetteur européen dont le passé n’autorise guère de tels débordements verbaux. Le dernier mot revient, par sa qualité métaphorique à un universitaire camerounais de renom. En réponse à ce discours, il a évoqué la raillerie de la vision des élites dirigeantes françaises envers une Afrique « mi bucolique, mi cauchemardesque, faite d’une communauté de souffrants, prostrés dans un hors-monde ».

La fierté d’abriter des chimpanzés ?

Les Africains doivent-ils tirer de cette polémique une quelconque fierté, sinon un grand orgueil, puisque ce continent a apparemment contribué à générer des ancêtres de l’homme sinon de proches ou lointains cousins. On vient d’y découvrir des traces d’un ancêtre lointain des gorilles qui aurait vécu quelque part dans une région boisée d’Ethiopie il y a 10 millions d’années et qui se nourrissait paisiblement de végétaux fibreux. Loin d’apaiser les esprits, cette observation pacifique n‘en déclenche pas moins des polémiques sur la date exacte de la divergence entre hommes et chimpanzés que certaines écoles font remonter à 6 millions et d’autres à 9 millions d’années. Il est encore difficile de déterminer si ces deux positions contradictoires ont un effet positif ou négatif sur le développement psychique, comportementale et physique des grands singes. Il est plus probable que cette discussion reste limitée à l’enceinte des académies et que ses conclusions n’auront pas d’impact direct sur les us et coutumes de nos cousins. Une chose est certaine : leur alimentation à base de fibres végétales ne saurait qu’être bénéfique pour leur transit intestinal et partant pour leur équilibre physiologique tout entier.

De la solidarité d’une nation à celle des chimpanzés ?

Comme décidément la grande presse ici représentée par le journal « Le Monde » s’intéresse de près aux mœurs des animaux, pourquoi ne pas faire mention en même temps à la solidarité dont on vient de parler à flots pendant la campagne électorale et dont des études récentes confirment l’application dans certaines espèces animales. On veut parler ici des aides maternels dont la coopération s’exerce au profit de la parentèle, donc des individus porteurs des mêmes gênes, dont la lignée est ainsi favorisée. Ce comportement peut exprimer une réponse « collectiviste » à la sélection naturelle ce qui augmente les chances du groupe de se perpétuer. On a observé ces attitudes chez un passereau australien, le mérion superbe, dont les nichées sont approvisionnées par un système coopératif qui fournit une ration supplémentaire de lipides, de protéines. Cette supplémentarité réduit les besoins énergétiques des femelles qui peuvent ainsi économiser leurs dépenses en vue du prochain vol nuptial.

Emotion et empathie

Redescendus sur terre pour y observer les Chimpanzés, à leur grande surprise, ils verront ces derniers manifester une grande excitation lors de la naissance d’un bébé. Celle-ci sera faite d’un mélange de compassion et d’empathie. Ce même sentiment mitigé sera aussi exprimé lorsque les chimpanzés sont confrontés à la vision d’une agonie chez l’un des leurs et que cette scène interpelle leurs émotions. Le partage des sentiments conduit à celui des pratiques. Le régime carnivore favorise l’apparition de la morale car il initie l’idée de partage, donc de communauté et en évalue les avantages. Avant de savoir ce qu’est un animal et de déterminer sa relation avec l’homme, ne convient-il pas de se demander qui est l’humain et ce qu’est l’humain. Pour comprendre un Chinois, faut-il d’abord parler chinois ?

Messages

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