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Qui est-ce ?

Les conseils de Gene Sharp ?

Un sage ou un provocateur ?

samedi 26 février 2011, par Picospin

Interviewé récemment par le New York Times, il analyse et écrit, mais n’est pas à l’origine des mouvements qui pourraient s’inspirer de ses méthodes. La version française du plus célèbre, intitulé "De la dictature à la démocratie" se trouve ici.

de dures réalités sont à considérer avant de s’en remettre à une intervention étrangère :
• Fréquemment, les puissances étrangères tolèrent et même soutiennent une dictature afin de faire avancer leur propre intérêt économique et politique.
• Certains iront jusqu’à trahir le peuple opprimé plutôt que de tenir leur promesse d’aider à sa libération, cela afin de poursuivre un autre objectif.
• D’autres agiront contre la dictature pour mieux maîtriser le pays aux plans économiques, politiques ou militaires.
• Les puissances étrangères s’investissent parfois de manière positive pour le peuple opprimé, mais seulement si le mouvement intérieur de résistance a déjà ébranlé la dictature au point d’attirer l’attention internationale sur la nature brutale du régime."
Pour renverser une dictature efficacement et au moindre coût, il est impératif de travailler à quatre tâches :
• Renforcer la détermination de la population opprimée et sa confiance en elle-même, et améliorer ses compétences pour résister ;
• Fortifier les groupes sociaux indépendants et les institutions qui structurent la population opprimée ;
• Créer une puissante force de résistance interne ;
• Développer un plan stratégique global de libération judicieux et le mettre en oeuvre avec compétence.
Quand la dictature doit faire face à une force solide, sûre d’elle-même, dotée d’une stratégie intelligente, avec des actions disciplinées, courageuses et vraiment puissantes, elle finira par s’écrouler. Mais, au minimum, les quatre conditions énumérées ci-dessus devront être remplies.
Machiavel disait [déjà] que le prince « … qui a l’ensemble de sa population pour ennemi ne sera jamais en sécurité ; plus grande est sa cruauté, plus faible devient son régime."

Oui, on conçoit que certaines personnes trouvent ça dangereux...
Le dernier chapitre est intitulé "Les fondations d’une démocratie durable". Allez le lire, et ensuite dites-nous ce que vous en pensez...

Voici ma réponse, mes réflexions et commentaires : "Merci de ces informations astucieuses et humoristiques tout en faisant appel à des maitres de la pensée politique comme Machiavel. Il n’est pas certain que son époque ait connu une situation aussi complexe et embrouillée que celle que nous vivons actuellement. Elle est remplie de contradictions, de volte faces en fonction de la variabilité d’une pensée politique, fortement indexée sur la situation commerciale. L’homme politique se doit de sélectionner la seconde en fonction des données de la première la première. A quel prix doit-on vendre des Rafales à Kadhafi ou plus exactement quelle taxe ou quelle plus value appliquer à chaque avion de chasse en fonction du comportement du dictateur et des ses fils lors de sa visite en France et de l’effet déplorable qu’elle a produit sur l’opinion ? A ce propos il était intéressant et plein d’enseignement de lire l’avis "autorisé" de Monsieur Ollié, compagnon de l’actuelle ministre des Affaires Etrangères sur les changements bénéfiques survenus chez notre Colonel Libyen qui maintenant lit Montesquieu avec grand bénéfice. Il n’a pas osé écrire qu’il le lisait dans le texte mais s’est félicité du retour à la légalité et à la démocratie d’un tyran étrange dont les habitudes et les marques de fabrique, d’agissements et de rituels suscitaient l’étonnement plus que la frayeur, pour parvenir actuellement à la terreur dont bénéficient les habitants de la Libye qu’il a l’intention de massacrer un à un jusqu’à extinction totale de la population. Hitler n’avait pas fait autrement lorsque réfugié dans son bunker de Berlin, il avait laissé massacrer son peuple, le peuple allemand, que sans doute il détestait plus qu’il ne l’aimait car ce n’était pas le sien. Lui était resté autrichien ce qui le dispensait de s’apitoyer sur des Prussiens ou des Berlinois qu’il détestait pour leur comportement parfois noble et leur culture étendue, à cent coudées de celle d’un peintre qui n’avait hérité d’aucune des qualités et d’aucun des dons d’un Holbein ou d’un Dürer."